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Qui sommes nous ?

"Pour la République sociale" est une association qui regroupe des militants issus de divers horizons de la gauche.

Elle se fixe comme objectif l’élaboration d’un projet politique capable de refonder une alternative de gauche à la domination matérielle et culturelle du capitalisme de notre époque.

Ouverte à celles et ceux qui se reconnaissent dans sa déclaration de présentation elle entend contribuer ainsi à une nouvelle union des gauches.

Ses modes d’action sont l’élaboration collective, la formation, l’action militante et l’éducation populaire.

PRS édite une revue.

PRS a été fondée le 31 mai 2004 à l’initiative de Jean-Luc Mélenchon.

Dimanche 1 mars 2009
Cher(e) internaute,

Ce blog ne bougera plus.
Je vous invite à vous rendre sur ces sites :

1- Celui du Parti de Gauche national



2- Celui du Parti de Gauche du Rhône



3- Celui du Front de Gauche pour changer d'Europe.




Nous ne fermons pas complètement ce blog pour vous permettre de retrouver un article qui vous aurait intéressé.

Bon surf

Daniel Baiguini
Samedi 27 décembre 2008

http://www.teletoc.net/
Samedi 27 décembre 2008

Il n’y a pas de plan de relance

N. Sarkozy, avait annoncé un « plan de soutien massif à l’activité économique ». Discours massif, mais plan chétif, pire même : inexistant (voir le détail plus bas). Les 26 milliards annoncés (1,3% du PIB) seraient déjà insuffisants et quatre fois inférieurs à ce qu’entreprennent les chinois et les américains pour soutenir leur économique (5% du PIB). Le plus gros poste du plan de relance (11,5 Md) consiste seulement à rembourser les dettes de l’État quelques mois plutôt que prévu, ce qui ne changera strictement rien à la situation nette des entreprises.

 

Le second poste de ce plan (10,5 Md) prévoit l’avancement de projets d’investissements dont au moins la moitié ne peuvent raisonnablement être mis en chantier dès 2009. Les mesures en faveur du logement (1,6 Md) n’auront pas d’effets sensibles avant deux ans et restent dérisoires par rapport aux besoins (70 000 nouveaux logements au lieu des 300 000 par an aujourd’hui nécessaires, sans parler du déficit en crèches, en centres d’hébergement d’urgence, en infrastructures sportives, culturelles et de service public dans les banlieues, etc.).

Reste quelques centaines de millions de cadeaux pour les ménages qui ont encore les moyens de s’endetter pour acheter une voiture, ou aux entreprises qui ont encore assez de clients pour embaucher. Et enfin, la portion congrue pour les chômeurs et les bénéficiaires des minimas sociaux.

Au total et au mieux, l’économie française bénéficiera en 2009 d’un soutien public limité à 5 ou 7 Md (0,25% à 0,35% du PIB), une goutte d’eau dans l’océan de la crise économique ; 15 à 20 fois moins que la relance engagée aux États-Unis ou en Chine ! 

 Scandale social et erreur économique : Sarkozy oublie le pouvoir d’achat et la consommation

 En 2007, N. Sarkozy se présentait aux Français comme le « Président du pouvoir d’achat ». Aujourd’hui, on sait qu’il est le « Président du pouvoir de la tchatche ». Plus son discours se fait républicain et keynésien et plus il redistribue le pouvoir d’achat des salariés aux détenteurs du patrimoine et des plus hauts revenus. Plus il défend la « valeur travail » et plus il soutient les revenus du capital.

Le gouvernement sait trouver tous les milliards d’euros nécessaires pour sauver les banques et les marchés financiers responsables de la crise, mais il ne consent aucun effort significatif pour défendre le pouvoir d’achat et l’emploi des salariés victimes de la crise. Il ne consacre qu’un vingtième de son soi-disant plan de relance à distribuer une maigre obole aux travailleurs privés d’emploi. Rien pour les salaires ! Rien pour la modération des loyers prohibitifs dans le secteur privé ! Rien contre les taux d’intérêts usuraires imposés par les banques aux ménages surendettés.

Au scandale social, s’ajoute l’erreur économique la plus grossière. Déjà, avec le paquet fiscal de 2007, la droite gaspille 15 Md par an, à gonfler les revenus des plus riches (bouclier fiscal, exonération des successions, etc.) et à rendre les heures supplémentaires moins onéreuses que les heures ordinaires. Ce dernier mécanisme est particulièrement pervers en période de récession : il incite les entreprises à licencier et à réduire l’emploi, quitte, en cas de besoin, à reporter une surcharge de travail sur les salariés. Le seul moyen de soutenir rapidement l’activité économique consiste à soutenir le pouvoir d’achat, l’emploi, et la consommation des salariés aux revenus modestes ou moyens. Non content de ne rien faire en ce sens, le gouvernement maintien un mécanisme d’incitation au licenciement, et supprime par dizaines de milliers les emplois dans les services publics.

L’analyse du soi-disant « plan de relance »

- 11,5 Md€ de trésorerie avancée en 2009 aux entreprises : hormis quelques centaines de millions d’intérêts éventuellement économisés par les entreprises, aucun effet net sur leurs moyens financiers.
- 10,5 Md€ d’investissement dans les infrastructures (4 Md€ Etat, 4 Md€ entreprises publiques, 2,5 Md€ collectivités territoriales) : simple avancement de projets déjà décidés et dont les délais de mise en œuvre renvoient leurs effets réels sur la fin 2009 ou sur 2010.
- 1,6 Md€ pour le logement (doublement du prêt à taux zéro, 70.000 logements supplémentaires) : les professionnels de l’immobilier n’en attendent aucun effet avant 2010-2011.
- 220 millions d’euros pour une « Sarkozette » (prime à la casse de 1000 € pour les véhicules de plus de 10 ans) : comme la « balladurette » et la « jupette » en leur temps, n’aura qu’un effet d’aubaine limité à court terme, et un effet de recul du marché automobile au moment de sa suppression.
- 700 millions d’euros pour l’exonération des cotisations sociales sur les embauches au niveau du SMIC, soit 180 € par mois, dans les entreprises de moins de 10 salariés : effet d’aubaine pour les employeurs qui auraient embauché de toute façon, les autres ne recommenceront à embaucher qu’avec le retour de la croissance.  
- 500 millions d’euros pour améliorer la prise en charge du chômage partiel : la portion congrue pour les premières vraies victimes de la crise, les salariés !
- 760 millions d’euros pour une prime de 200 euros aux allocataires de minimas sociaux en mars prochain : la charité au lieu de l’emploi, l’aumône plutôt que la hausse des salaires et, comble de la provocation, même pas tout de suite mais dans 4 mois !
- 0 euros pour la simplification de l’accès aux marchés publics. On baisse la garde en matière de contrôle des conditions d’attribution des marchés publics, ce qui ouvre la voie au favoritisme clientéliste ou crapuleux mais ne change strictement rien au volume des commandes aux entreprises.
- Au total : à peine plus de 2 Md€ (0,1% du PIB !) sûrs pour 2009 (4 dernières mesures) et peut-être 5 à 7 Md€ en tout selon la rapidité de mise en chantier des investissements publics. Soit au mieux de 0,25% à 0,35% du PIB, c'est-à-dire rien ! 


Pour un vrai plan de relance écologique et social

Le Parti de gauche entend construire et proposer un projet alternatif de développement axé sur le progrès de l’égalité sociale, le rééquilibrage du partage des revenus au profit du travail, une fiscalité plus progressive et plus juste, la planification écologique du financement et du développement de l’économie, la priorité donnée à la qualité des liens sociaux et des services publics plutôt qu’à l’accumulation privée de marchandises et de capital, la substitution de la coopération internationale à la guerre économique. Les mesures proposées pour la relance sont commandées par l’urgence et ne saurait suffire à entamer la mise en œuvre de cet alter-développement. Mais la relance, nécessaire tout de suite pour sortir le pays de la crise provoquée par les politiques néolibérales, doit s’inscrire dans cette conception républicaine, écologique et sociale du progrès. La sortie de crise pourrait être cette occasion d’ores et déjà manqué par la droite d’engager la France sur la voie d’un nouveau progrès humain.


Mesures d’urgence pour soutenir le pouvoir d’achat

- Abrogation du paquet fiscal et redistribution fiscale des 15 Md d’euros libérés au profit des 60 % des ménages les moins riches, avec un taux de redistribution d’autant plus élevé que le revenu est faible.
- Indexation de la hausse des loyers sur la hausse des salaires.
- Droit automatique de transformation des crédits « revolving » en prêt personnel à taux plafonné (prélude à une réforme structurelle du crédit à la consommation).
- Conditionnement de toutes les aides publiques aux entreprises (y.c. exonération de charges) à la conclusion d’un accord salarial en 2009.
- Augmentation du SMIC, compensé par l’Etat en 2009 et 2010, dans les PME qui maintiennent l’emploi.

Mesures d’urgence pour soutenir l’activité des entreprises

- Plan de garantie des crédits aux PME
- Un plan de l’ordre de 100 Md d’investissements publics sur deux ans, qui combine soutien de l’activité, politique sociale (logement) et écologie :

* Rénovation écologique du parc de logements sociaux
* Mise en chantier de 300 000 logements par an
* Remplacement progressif du parc automobile des collectivités publiques par des véhicules propres (électrique ou hybrides)
* Rénovation des établissements publics d’enseignement
* Construction de crèches, de maisons des jeunes, de centres d’hébergement d’urgence
* Comblement du déficit en crèches publiques
* Rénovation du réseau ferroviaire et développement d’infrastructures pour le ferro-routage
* Extension règlementaire des exigences en matière de recyclage et aide à l’investissement privé dans ce secteur
* Recherche et développement des énergies nouvelles

Mesures d’urgences pour éviter la montée du chômage

- Arrêt des plans de suppression d’emplois publics
- Création d’emplois pour combler les déficits patents dans les services publics (hôpitaux, éducateurs spécialisés, police de proximité, tribunaux, inspection du travail, etc.)
- Autorisation administrative préalable des licenciements économiques pour éviter les plans sociaux purement préventifs destinés à maintenir la rentabilité financière.
- Surtaxation des bénéfices distribués dans les entreprises qui réduisent le nombre de salariés employés.


 Jacques Généreux. Secrétaire national à l'économie au Parti de gauche

http://www.lepartidegauche.fr/

Mardi 23 décembre 2008
discrète augmentation de fin d'année : +9,2 millions d'euros - LMOUS

+9,2 millions d'euros. L'Elysée s'offre une petite gâterie pour les fêtes de fin d'année. Ce montant sera retranché du budget de la Défense et de la Sécurité. Au final, le budget prévisionnel de l'Elysée pour 2008 est ainsi majoré de 9,1%, selon le député René Dosière.

Sarkozy - augmentation du budget de l'Elysée de 9.2 millions €

Hyper-étrennes pour hyper-présidence

Par décret (2008-1317) du 12 décembre 2008, "des crédits d'un montant de 9 200 000 € en autorisations d'engagement et en crédits de paiement" sont annulés sur les budgets de la Défense (5 300 000 €) et de la Sécurité (3 900 000 €). Au moment où la menace terroriste ressurgit... ces budgets sont donc transférés vers la Présidence de la République. Pour l'anecdote, la bafouille à entête est signée par Eric Woerth et François Fillon.

Dans un communiqué publié mardi, le député René Dosière déclare que "l'Elysée n'a pas utilisé la procédure transparente de la loi de finances rectificative". Facétieux, il ajoute que si cette décision n'a pas non plus été reprise dans l'édition papier du Journal Officiel, c'est certainement "par respect du Grenelle de l'environnement et de la lutte contre la déforestation". Ironie, quand tu nous tiens...

Petits tours de passe-passe

En fait, et pour être complet, il faut signaler que cette décision était attendue. René Dosière avait déjà levé le lièvre à la mi-octobre, dans son rapport "À l'Elysée, on ne connait pas la crise". Cette ligne de crédit était "prévue" mais non comptabilisée, ce qui permettait aux services du Château de faire coup double : réduire le budget prévisionnel 2008, et minimiser son évolution pour 2009 en réincorporant la ligne 2008 juste à cette occasion.

Rappelons aussi que l'Elysée n'en est pas à sa première incartade budgétaire. Et Eric Woerth a dû ressentir un léger pincement au coeur en signant ce décret. Car fin octobre déjà, Nicolas Sarkozy décidait de faire main basse sur la très discrète cagnotte dont disposaient traditionnellement les ministres du Budget et de l'Intérieur pour "arrondir les angles" avec les parlementaires et les élus locaux. Montant de ces "crédits spéciaux" : une vingtaine de millions d'euros.

Joyeux Noël...

(Article publié sur le site "Les mots ont un sens")

Dimanche 7 décembre 2008
Dimanche 7 décembre 2008
Lundi 24 novembre 2008

La ligne politique que je crois la plus adaptée aux défis du XXIe siècle, et la plus susceptible de s’opposer à la grande régression engagée par la droite, reste irréductiblement minoritaire au sein du PS. Ce constat, trop de fois confirmé, me conduit à quitter ce parti pour m’engager dans la construction d’un nouveau parti de gauche, socialiste, républicain, démocratique et résolument décidé à refonder l’union des partis de gauche autour d’un programme de gouvernement.

 

Tout au long des années 2000, au côté d’autres socialistes, je me suis engagé contre la dérive du PS et de ses homologues européens vers les politiques et les valeurs néolibérales : privatisation et mise en concurrence des services publics, baisse des impôts sur les revenus du capital et les hauts salaires, dérégulation des marchés financiers, généralisation du libre-échange, philosophie de la responsabilité individuelle, culte de la compétitivité, abdication devant la mutation de l’Union européenne en espace de guerre économique. Face à cette dérive, bien des militants découragés ont déjà quitté le PS, tandis que d’autres, dont je fus, n’ont jusqu’ici pu se résoudre à abandonner le parti de Jaurès sans combattre pour sa renaissance. Le courage politique commandait de ne pas se résigner, car les seules batailles perdues d’avance sont celles que l’on renonce à mener. Mais voici venu le temps où la lucidité politique commande de reconnaître la défaite.

 

Les résultats du congrès de Reims sont à cet égard peu équivoques : la ligne résolument socialiste que j’ai défendue aux côtés d’Henri Emmanuelli et de Benoît Hamon est soutenue par moins d’un militant sur 5 ; en votant pour Ségolène Royal malgré l’opposition de tous les autres leaders du PS, 50% des militants estiment que le clivage gauche-droite est dépassé, et que l’avenir de la transformation sociale passe par la mutation du PS en un parti démocrate allié au centre-droit ; enfin, si la courte victoire de Martine Aubry est confirmée, c’est celle d’une coalition ambiguë intégrant les plus ardents défenseurs des options libérales, celle d’un front construit sur le rejet de Ségolène Royal, et non sur une ligne commune concernant des questions aussi essentielles que le libre-échange ou le traité de Lisbonne. La vieille direction du PS, celle qui a conduit à la catastrophe du 21 avril 2002, celle qui a creusé le divorce entre le PS et son électorat lors du référendum européen du 29 mai 2005, aura peut-être « sauvé les meubles » en se liguant contre une personne. Mais le PS sort de cette manœuvre tout aussi illisible qu’avant et laisse ses électeurs tout aussi orphelins d’une représentation politique claire et efficace.

 

Je garde intactes mon amitié et mon estime pour les camarades qui, face à ce constat d’échec, pensent que la bataille interne au PS demeure l’engagement le plus utile au pays. Pour ma part, devant l’urgence qu’il y a à proposer une alternative politique à la régression sociale en cours, devant l’exigence immédiate d’une représentation politique du « non » socialiste aux prochaines élections européennes, je ne crois pas utile de dépenser mon énergie à convaincre 50 % des militants du PS de redevenir « socialistes », et j’entends l’exaspération des électeurs qui attendent d’un responsable politique qu’il s’occupe enfin davantage du pays que de son parti.

 

Je n’ai plus d’illusion sur la capacité de la « gauche du PS » à constituer rapidement l’axe central de ce parti sur les questions économiques, sociales ou européennes. Qui plus est, même quand elle parvient à inscrire ses propositions dans le programme du PS, ce peut être en pure perte. Ainsi, en 2004, pour les élections européennes, au nom de l’unité et sous l’impulsion de François Hollande, le conseil national, unanime, a accepté en bloc la ligne défendue par Henri Emmanuelli et Jean-Luc Mélenchon, ligne selon laquelle la Constitution européenne était en l’état inacceptable et n’aurait le soutien du PS qu’à un certain nombre de conditions. Mais cette ligne, qui valut au PS une grande victoire en juin 2004, était, dès le mois de juillet, piétinée par le Premier secrétaire. Ce dernier entrait en campagne pour le « oui », engageant à sa suite une majorité de militants, quand bien même aucune des prétendues « conditions » proclamées devant le peuple français n’avait été seulement discutée.

 

Non contente de cette première trahison du suffrage universel, la direction du PS ne s’est pas dressée d’un seul bloc contre Nicolas Sarkozy quand celui-ci imposait la ratification parlementaire du traité de Lisbonne (traité strictement identique à celui que 55% des Français et les deux tiers des électeurs de gauche avaient rejeté). Le président de la République commettait un crime contre la démocratie, doublé d’un crime de haute trahison puisqu’il s’entendait avec des puissances étrangères pour imposer un traité contre la volonté clairement exprimée par le peuple français. Face à pareille forfaiture, pouvait-on imaginer, que nous, les socialistes, les héritiers de Jaurès et de la promesse d’une « démocratie jusqu’au bout », nous ne serions pas, cette fois au moins, unis du premier au dernier, pour mobiliser le peuple contre la droite antidémocratique ?  Eh bien, pire qu’une simple réticence à mener ce combat, nous eûmes quelques leaders visiblement satisfaits que, grâce à Sarkozy, on ait sauvé leur cher traité, contre le peuple ! Quelques leaders qui participeront peut-être à une direction du PS, d’ores et déjà décidée à construire un programme européen commun avec le PSE, c’est-à-dire avec tous les plus ardents défenseurs du traité de Lisbonne, qui ont désormais en tête une seule obsession : convaincre les Irlandais que leur « non » à ce traité n’est pas recevable, qu’ils doivent dire « oui » à ce qu’ils refusent, car désormais, dans l’Union européenne, il n’est de place que pour les peuples qui renoncent à leur souveraineté.

 

Un tel entêtement à bafouer la démocratie, une telle application à mépriser le choix des peuples, ne peuvent que nourrir un ressentiment antisocialiste et antieuropéen, dont le principal débouché politique sera la montée d’un populisme gauchiste ou nationaliste, au détriment d’une gauche de gouvernement proeuropéenne. C’est pour combattre cette funeste perspective que, en 2005, j’ai mené une campagne nationale pour un « non » de gauche et proeuropéen, un tour de France du « non » socialiste aux côtés de Marc Dolez et Gérard Filoche, une campagne unitaire avec les communistes, avec Attac, avec toutes les forces de gauche engagées pour une Europe du progrès social. Je ne vois pas avec qui d’autre que ceux-là je pourrais, en 2009, mener à nouveau une campagne pour cette Europe-là. 

 

Le PS, en quête de renouveau et de reconquête de l’électorat populaire, pouvait prendre une autre voie. À la faveur du « non » français en 2005, il aurait pu entendre que ceux qui, dans ses rangs, étaient restés aux côtés de la gauche (c’est-à-dire du côté de ses électeurs) avaient fait le bon choix politique. À la faveur de la nouvelle crise financière enclenchée dès l’été 2007, il pouvait reconnaître que tous les socialistes qui, inlassablement depuis les années 1990, avaient fait le bon diagnostic sur la mutation du capitalisme, n’étaient pas d’archaïques gauchistes mais, au contraire, des socialistes vraiment au fait du monde présent. Or, ces socialistes qui avaient « un monde d’avance », aucun autre courant au PS n’a voulu entrer dans le congrès avec eux, dans une motion commune à laquelle ils étaient disposés sans autres conditions que celles relatives à la ligne politique, concernant notamment la réorientation de la construction européenne et la remise en question du dogme du libre-échange. Je prends acte de ce refus. Je prends acte de ce que la seule motion qui, selon moi, aurait dû arriver en tête dans un Congrès « socialiste », et dans ce moment de l’histoire qui lui donne raison, est arrivée en queue avec 18,5% des votes.

 

En conséquence, à la suite de Marc Dolez et de Jean-Luc Mélenchon, je m’engage dans la construction du « Parti de Gauche ». J’appelle tous ceux qui m’ont fait jusqu’ici l’honneur de manifester leur soutien à mes engagements à nous rejoindre dans cette entreprise.


http://jacquesgenereux.fr/

Samedi 22 novembre 2008

« Nous allons porter publiquement notre conception du combat républicain et socialiste, sans concession face à la droite, au capitalisme et leur irresponsabilité destructrice contre la société humaine et l'écosystème » et «nous décidons d'engager avec tous ceux qui partagent ces orientations la constitution d'un front de forces de gauche pour les élections européennes »
(Extrait de la déclaration de Marc Dolez et de Jean-Luc Mélenchon, novembre 2008).

Ce projet, présenté par les initiateurs du Parti de gauche (PG), doit être salué. Il peut permettre d’engager en France une dynamique politique unitaire de rupture avec le néolibéralisme qui, malgré sa banqueroute, vient d’être remis en selle par les dirigeants du G 20 à Washington. A l’issue du Sommet du 15 novembre, ces gouvernants viennent en effet de déclarer que leurs « réformes ne porteront leurs fruits que si elles s’appuient sur des économies fondées sur les principes du libre marché (…), l’ouverture des échanges et des investissements, la concurrence entre les marchés ».

S’appuyant sur une analyse dynamique des relations entre les mouvements sociaux et les partis politiques, et attentif aux évolutions en cours - notamment aux innovations politiques en Europe (comme en Allemagne avec la montée de Die Linke) et aux processus de transformation en Amérique latine -, le Parti de gauche peut constituer une "offre" crédible pour qui veut voir naître en France une gauche de gauche, mais aspirant à gouverner.

C’est, au fond, cette perspective qui confère à l’initiative son principal intérêt. Quel est le paysage de la gauche politique et sociale aujourd’hui ? Le Parti socialiste, largement converti au social-libéralisme et à l’eurolibéralisme, paraît bien incapable de renouer un contact sociologique et politique avec les classes populaires et de porter leurs aspirations. De son côté, « l’autre gauche », dispersée, est soit prisonnière de contraintes électorales soit cantonnée dans une stratégie protestataire. Enfin, les mouvements sociaux et citoyens, notamment ceux issus de 10 années d’altermondialisme, commencent seulement à se poser la question des prolongements politiques de leurs mobilisations. Ce que certains d’entre nous avons désigné comme le post-altermondialisme. C’est parce que le projet du PG se fixe cet objectif de bâtir une gauche radicale de gouvernement, et qu’il en tire comme conséquence l’obligation de construire une union stratégique entre les différents acteurs de la gauche politique et sociale non social-libérale, qu’il se révèle pertinent. On peut aussi penser qu’il permettra de renouveler les formes et les contenus des politiques publiques et de l’action politique, notamment sur la question environnementale qui ne doit plus être un supplément d’âme.

Sans préjuger ses futurs scores électoraux, c’est par sa capacité à se constituer en un espace politique pluraliste et collégial, avec une pratique militante renouvelée, que le Parti de gauche pourra être un instrument utile pour mener le combat d’idées et contribuer à construire une nouvelle hégémonie politique. De ce point de vue, son engagement en faveur des valeurs républicaines, socialistes, écologiques et internationalistes, et la réhabilitation des clivages fondamentaux que sont le rapport capital/travail et la nature de la construction européenne, est une très bonne nouvelle.


par Christophe Ventura
militant associatif, co-auteur de "En finir avec l'eurolibéralisme" (Editions des 1001 Nuits, Paris, 2008).
Samedi 22 novembre 2008
La décision prise par Jean-Luc Mélenchon et Marc Dolez le 7 novembre  peut faire date dans la  reconstruction d’une gauche de gauche si nécessaire à notre pays. En effet, tant le sénateur Jean-Luc Mélenchon que le député Marc Dolez représentent, avec leurs amis,  des courants importants du Parti Socialiste . Leur décision est révélatrice de l’impossibilité d’inverser désormais de l’intérieur la dérive social-libérale de cette formation.
 
En dépit de la puissance du non au Traité Constitutionnel Européen en son sein, les courants de gauche du Parti Socialiste n’ont pu infléchir la ligne du renoncement incarnée, après le congrès du Mans, par sa candidate Ségolène Royal et sanctionnée par un troisième échec consécutif de la gauche à une élection nationale.  Or le résultat du courant de gauche bien inférieur à ce qu'il fut justement avant le congrès du mans,  démontre que globalement le rapport de force s’est encore dégradé  au sein du PS.  Pire, l'issue du congrès de Reims confirme que ce Parti n'est non seulement plus une force de transformation mais que son adaptation au régime présidentiel avec les ambitions démesurées qui vont avec le conduisent à des luttes et divergences fratricides qui réduiront encore ses capacités à s'opposer efficacement à la droite. Alors que les trois courants arrivés en tête ne divergent guère sur le fond, aucune synthèse n'a pu se réaliser de ce fait et laisse ouvert une période d’instabilité et de division.       
 
 Alors que la crise du capitalisme appelle à une véritable alternative, ce parti, à l’image des autres partis socio-libéraux européens, confirme plus que jamais qu’il ne peut être à l’origine d’une alternative véritable, seule condition à même de battre la droite.

Comme nous l’affirmons depuis longtemps, c’est un nouveau ferment qu’il faut à la gauche, une formation capable à la fois de proposer une refondation de la gauche sur une base réellement transformatrice et d’offrir un débouché politique électoral. Une force capable de mobiliser ET de gouverner. Une force capable d’appliquer un programme de rupture avec le libéralisme sans s’exonérer pour autant des impératifs du suffrage universel.
 
 Les tentatives de rassemblement de la gauche de transformation ont révélé depuis deux ans qu’il manquait pour cela un parti en mesure de renouer avec le meilleur du mouvement  socialiste et des traditions républicaines et sociales. La rupture de Jean-Luc Mélenchon et de Marc Dolez avec le PS, leur disponibilité pour lancer une telle force, rendent, cette fois, pareil projet crédible.
 
 Un nouvel élan est possible à gauche. Il peut, en  s’appuyant sur un ancrage militant et électoral qui devrait s’affermir rapidement, interpeller les autres forces de transformation pour que la gauche antilibérale, unie dans un Front, soit en mesure de créer la bonne surprise des prochaines élections européennes. Nous pensons en premier lieu ici au PCF qui, dans une résolution récente, a exprimé sa disponibilité pour un tel rassemblement.  D'autres forces et sensibilités se montrent aussi ouverts à cette possibilité.

Oui, cette décision peut changer bien des choses à gauche et dans notre pays. Il appartient à tous ceux qui se sentent proches du mouvement qui s’amorce de ne pas en rester spectateurs mais d’en devenir des acteurs résolus. C’est pourquoi non seulement nous saluons la bonne nouvelle mais nous  avons annoncer dès le 7 novembre que  le MARS-Gauche Républicaine (dont la vocation a toujours été de permettre l’émergence d’une telle force)  allait engager un débat démocratique en son sein pour discuter de cette offre politique nouvelle .  
                   
Les premiers éléments du débat interne font apparaître d’emblée la  forte volonté de nos militants de s’associer de manière pleine et entière au processus de fondation du nouveau parti de la gauche. On ne s'en étonnera pas puisque, non seulement nous partageons beaucoup des convictions républicaines de ces deux responsables politiques, mais qu'il y a longtemps que nous conditionnons les chances de créer en France un nouveau parti de la gauche de transformation à vocation majoritaire à la sortie de courants significatifs du PS.   Comme prévue le  MARS-Gauche Républicaine réunira donc ses adhérents le 29 novembre prochain  au matin  et leur soumettra de manière formelle la question de la participation à la création du nouveau parti de la  gauche  ce qui  devrait nous permettre  d’annoncer publiquement notre décision lors du meeting de lancement prévu l'après-midi.
    
Cependant, compte tenu des urgences de la situation, nous estimons qu'il est   de la responsabilité de ceux qui comme nous aspirent à  la réussite de ce processus à en  renforcer dès maintenant la dynamique. Devant  la  tonalité unanime des premières réactions des membres du MARS-Gauche Républicaine,  nous avons   donc décidé de s'associer  dès à présent,   nationalement et localement, au  processus de fondation d'un nouveau parti engagé  et que des  camarades comme Claude Debons,  avec qui nous partageons nombre de combats et  de convictions , ont déjà rejoint.  Cette association nous permettra également de joindre nos efforts pour constituer un front de la gauche de transformation aux Européennes pour lequel nous militons depuis longtemps.  Nous appelons tous ceux, adhérents ou pas de notre mouvement mais qui partagent les mêmes convictions républicaines et sociales, à ne pas rater cette chance historique et à faire de même.

 
Eric Coquerel
Président du Mars-Gauche Républicaine
Samedi 22 novembre 2008

Dans quelques jours, j’aurais pu fêter 18 ans d’adhésion au Parti Socialiste…18 ans de militantisme acharné, 18 ans de construction d’un projet politique, 18 ans de luttes et de combats, 18 ans de travail au niveau local, 18 ans d’amitiés et d’aventures humaines, des années de construction d’un courant politique dans toutes les fédérations PS de France…

Alors, quelles raisons m’ont poussé à quitter, à titre personnel, le Parti Socialiste ?

C’est la réponse à une question, une et une seule ; la plus importante :
Oui ou non le Parti Socialiste est-il le bon outil pour changer radicalement le monde?
(Avec ou sans Ségolène Royal, avec ou sans Martine Aubry, avec ou sans Bertrand Delanoë).
Pour moi, la réponse est claire et sans appel : à l’évidence non !

Quel est donc l’espoir qui pourra à nouveau nous convaincre que tout est encore possible?
Quel est le cadre qui pourra enfin permettre à deux formes de radicalité, celle de la 1ère et celle de la 2e gauche, de s’exprimer ensemble avec force pour battre la droite et changer le réel?
Cet espoir, ce cadre, cet univers de combat et de reconquête, il est devant nous, il est à construire.
Il s’agit du Parti de Gauche.
Ce grand parti fédérateur devra revendiquer un idéal, construire et imaginer un grand projet de société.

En posant la question du sens, il ouvrira des mondes et imposera la perspective d’un dépassement du capitaliste. En dénonçant la religion de la croissance et de la consommation, en relativisant la centralité de la valeur travail à travers un accès universel aux droits,  il se positionnera comme un parti résolument écologiste et altermondialiste. Il ouvrira la voie à un autre développement, à un alterdéveloppement.

Nous avons l’opportunité d’écrire ensemble une nouvelle page de l’Histoire de la Gauche.
Arrêtons de réfléchir et d’hésiter, le moment est venu.
Il est grand temps d’avancer.


Franck Pupunat, premier signataire de la motion Utopia

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