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Qui sommes nous ?

"Pour la République sociale" est une association qui regroupe des militants issus de divers horizons de la gauche.

Elle se fixe comme objectif l’élaboration d’un projet politique capable de refonder une alternative de gauche à la domination matérielle et culturelle du capitalisme de notre époque.

Ouverte à celles et ceux qui se reconnaissent dans sa déclaration de présentation elle entend contribuer ainsi à une nouvelle union des gauches.

Ses modes d’action sont l’élaboration collective, la formation, l’action militante et l’éducation populaire.

PRS édite une revue.

PRS a été fondée le 31 mai 2004 à l’initiative de Jean-Luc Mélenchon.

Vendredi 21 novembre 2008 5 21 /11 /2008 20:54




PRS Rhône organise un déplacement en bus
au départ de Lyon
pour le meeting de lancement du Parti de Gauche
le samedi 29 novembre 2008
à Saint-Ouen

Les bus partiront samedi matin à 7h00 de Gerland, pour un retour dans la nuit.
Les heures prévues pour le meeting sont : 15h00 à 18h00.

Nous vous invitons à prendre contact avec nous, par mail :
lepartidegauche.rhone@gmail.com

Vous pouvez nous joindre et renvoyer vos soutiens à notre adresse postale sur Lyon :
PRS Rhône, 86 rue Rachais 69007 Lyon
Vendredi 21 novembre 2008 5 21 /11 /2008 20:21

    Nous soutenons l’appel à la construction d’un nouveau parti de gauche lancé par Jean-Luc Mélenchon et Marc Dolez. En effet nous ne trouvons pas notre compte avec la gauche telle qu’elle est aujourd’hui. La crise du capitalisme éclate sous nos yeux. Mais la gauche n’apparaît pas comme une alternative. Elle échoue à s’opposer efficacement à la droite. Elle y renonce même parfois ! Dans plusieurs pays européens, les partis majoritaires à gauche gouvernent avec la droite. Nous ne voulons pas perdre notre temps et notre énergie à attendre qu’ils se ressaisissent. C’est maintenant qu’il faut agir pour un nouvel horizon pour le futur de l’Humanité. Rien de moins.

C’est pourquoi la construction de ce nouveau parti de gauche est une bonne nouvelle.    
     Tourner la page du capitalisme quand il nous replonge dans les débâcles qui ont déjà fait les désastres du passé, c’est si difficile. Mais c’est l’urgence ! Transformer le système et le contenu de la production pour éviter la catastrophe écologique qui s’avance, cela parait une tâche tellement hors de portée. Mais c’est vital !
    Changer la répartition des richesses pour que le plus grand nombre vive enfin dignement, cela semble ardu. Mais pouvons-nous accepter l’enrichissement colossal d’une petite minorité pendant que la misère s’étend ?
    Refonder la République et redonner le pouvoir aux citoyens en toutes choses, c’est devenu presque utopique. Mais sinon quel moyen pour changer le monde ? Faire vivre une laïcité intransigeante, c’est désormais un engagement souvent vilipendé. Mais sans cela, quelle société laisserait-on s’imposer ?
    Construire une Europe enfin démocratique et sociale, cela heurte de front le Traité de Lisbonne ? Mais la solidarité des peuples vaut mieux que leur concurrence !

    Tout cela il faut oser le vouloir, ici et maintenant, en faire un programme de gouvernement, un projet de rassemblement majoritaire de notre peuple. Pour cela il faut bousculer les conformismes, les opportunismes, les sectarismes, la résignation. Die Linke en Allemagne a montré que cette ambition pouvait faire son chemin. En France, nous le pouvons aussi. Nous savons de quelle magnifique et longue histoire nous pouvons être les héritiers.
    Nous pouvons reconstruire une gauche digne de ce nom, sans complexe face à la droite et au capitalisme. C’est pour cela que nous soutenons la création du nouveau parti de gauche.


Dans le Rhône,  l'association PRS (Pour la République Sociale),
devient la base de la construction du Parti de Gauche.

PRS Rhône organise un déplacement en bus
au départ de Lyon
pour le meeting de lancement du Parti de Gauche
le samedi 29 novembre 2008
à Saint-Ouen

Vous pouvez participer à cet évènement.

Les bus partiront samedi matin à 7h00 de Gerland, pour un retour dans la nuit.
Les heures prévues pour le meeting sont : 15h00 à 18h00.


Nous vous invitons à prendre contact avec nous, par mail :
lepartidegauche.rhone@gmail.com

Vous pouvez nous joindre et renvoyer vos soutiens à notre adresse postale sur Lyon :
PRS Rhône, 86 rue Rachais 69007 Lyon


Jeudi 20 novembre 2008 4 20 /11 /2008 23:33

La machine s'enraye. Les premières aides publiques sont dilapidées et les Etats-Unis s'enfoncent dans l'inconnu. Le chômage augmente, la récession s'installe, la déflation pointe, la pauvreté mondiale explose et devant la démission des Pays du Nord, la famine pour la prochaine saison agricole s'annonce sévère. Que du bonheur...

Crise financière : chomage, récession, pauvreté, famine

Deuxième épisode de la saga "les doigts dans la crise". Le sommet du G20 de ce week-end n'aura servi à rien. Annoncé comme un nouveau Bretton Woods, historique, il ne laissera guère de traces. Au milieu des décombres de la crise financière, des annonces de récession, de pertes colossales et de faillites en série, les Etats sont impuissants, mais est-ce une révélation ?

Chômage

Plus haut niveau de chômage aux Etats-Unis depuis 1994, l'économie US a supprimé 240 000 emplois en octobre et environ 650 000 au cours des trois derniers mois. Londres s'approche de la barre fatidique des 2 millions de chômeurs officiels, au plus haut depuis 1997. Selon des estimations préliminaires du Bureau International du Travail (BIT), dont le directeur général Juan Somavia s'attend à ce qu'elles soient revues à la hausse, 20 millions de chômeurs supplémentaires sont à attendre d'ici la fin de l'année 2009, une "première historique", additionnés à 40 millions de nouveaux travailleurs pauvres. Mais qu'on se rassure, la galère ne touchera pas les banquiers... 20 milliards d'euros de primes seront versés aux héros financiers anglais, entre décembre et avril, selon l'Office national des statistiques. Et les gradés des banques américaines en quasi-faillite touchent de l'or, des parachutes ou des ponts piochés sur les fonds d'aide d'urgence.

Récession et déflation

La zone euro est en "récession technique" pour la première fois de son histoire. Le Danemark, l'Irlande, la Lettonie, l'Estonie, l'Allemagne et l'Italie sont dans le rouge. Les autres n'en sont pas loin. La France y échappe de peu au troisième trimestre à +0.1%, quoi que l'INSEE a de plus en plus tendance à se tromper et à revoir à la baisse ses estimations, à posteriori. Les Etats-Unis ont connu une baisse de 0,3 % du PIB au troisième trimestre, en dépit des énormes injections de liquidités par les pouvoirs publics. L'OCDE prévoit une récession globale en 2009 de l'ordre de -0.3%. Etats-Unis, Japon et Europe seraient les plus touchés.

Peut-être plus grave, le spectre de la déflation est tombé sur les économies occidentales, comme un coup de massue. La déflation, si elle s'installe, aura pour effet d'aggraver encore la crise économique en accentuant le recul de l'activité. Alors que les économistes se focalisent depuis plusieurs mois sur des risques d'hyper-inflation, les chiffres publiés ce mardi donnent les prix à la production en recul de 2,8 % pour le mois d'octobre aux Etats-Unis... un record depuis que cette statistique a été créée, en 1947 ! Même scénario au Royaume-Uni. Et ces deux États se retrouvent dans une situation abracadabrantesque : l'inflation annuelle y frôle les 5%, mais ponctuellement, sur le mois d'octobre, elle bat des records à la baisse. La girouette s'affole...

Les financières dans le vague

Comme prévu lors du premier épisode de la saga, l'assureur américain AIG a confirmé avoir dépensé la totalité des 120 milliards de dollars d'aides publiques, en un mois ! Ésotérique. Personne ne comprend où est parti l'argent, mais tout le monde applaudit la rallonge de 30 milliards qui a été décidée. Mystique même quand Americain Express a demandé au gouvernement américain d’être considérée comme une banque pour pouvoir bénéficier de 3,5 milliards de dollars à piocher parmi les fonds de repêchage des institutions financières. Freddie Mac et Fannie Mae, qui couvrent 70 % des nouveaux crédits hypothécaires Outre-Atlantique, ont annoncé des pertes de 55 milliards sur le troisième trimestre et demandent de nouvelles perfusions à l'Etat.

En Europe, les plans d'urgence se multiplient, mais on s'y habitue aussi... L'allemand Hypo Real estime à 50 milliards d'euros ses besoins en liquidités d'ici un mois. KfW a enregistré une perte de 1,8 milliard d'euros sur les trois premiers trimestres 2008. En France, Dexia annonce une perte de 3 milliards d'euros, ING n'en annonce "que" 585 millions, Natixis dément les révélations de pertes boursières d'un milliard d'euros mais annonce une perte comptable de 234 millions d'euros, et tout ça pour le seul troisième trimestre ! Même si la majorité des banques françaises limite la casse, la crise leur a déjà coûté plus de 20 milliards d'euros. Et elles ne sont sans doute pas encore au bout de leurs peines.

Plans de sauvetage peu efficaces

Le gouvernement américain a revu son plan Paulson, admettant qu'il ne suffirait pas : oubliées les reprises d'actifs pourris, c'est maintenant un rachat des banques, pur et simple, qui est prévu, afin de pouvoir relancer les prêts aux entreprises. Car des pans entiers de l'économie sont menacés, l'automobile en particulier. Et sans aide directe de l'Etat, notamment par l'intermédiaire de crédits bancaires, le secteur courre à la catastrophe. General Motors, le monstre américain, a déjà annoncé une situation de quasi-faillite, et Chrysler a demandé solennellement, devant le Sénat, un "soutien financier immédiat". Le gouvernement US aurait aussi demandé une aide de 290 milliards de dollars aux pays du Golfe. Pas vraiment rassurant...

La Chine souffre aussi, qui voit ses entreprises fermer par milliers. Elle a annoncé un plan de relance de 461 milliards de dollars. En France, les premiers effets concrets de la crise se font ressentir. Chômage, hausse de la pauvreté, doublement du nombre de loyers impayés en quelques mois, et 500 000 foyers qui se retrouvent potentiellement expulsables. La Banque de France constate que malgré les promesses, les banques qui bénéficient d'aides de l'Etat réduisent drastiquement leurs prêts aux entreprises. Le MEDEF évoque même une forme de "maltraitance" économique. Conséquence ? On leur a demandé de promettre à nouveau, mais vraiment, cette fois-ci. Pas pour de rire. Un ange passe...

Pauvreté et famines généralisées à redouter

Dans le monde, on se rend compte que les Etats les plus faibles souffrent... il fallait bien une crise mondiale pour en arriver là ! La Banque Mondiale a annoncé son intention de tripler ses prêts aux pays en voie de développement. Mais on craint le pire quand le Programme d'Aide Alimentaire (PAM) réduit ses aides d'urgence, notamment au Zimbabwe : "Il n'y a actuellement pas de vivres disponibles à distribuer en janvier et février (2009), au moment où la situation sera la plus critique" a annoncé l'organisation. Louis Michel, le commissaire européen au Développement, recherche depuis plus de six mois, un "petit" milliard d'euros. Toute l'Europe a dit "Oui", mais les choses trainent et tous les prétextes sont bons pour retarder la signature des chèques. Du coup, la saison agricole 2008-2009 des pays du tiers-monde est en partie sacrifiée, faisant redouter une famine des plus graves. Mais un milliard d'euros a été économisé, c'est bien ça, l'important... en temps de crise.

L'important, aussi, c'est que les participants au sommet du G20 de ce week-end se congratulent. Ils se disent "contents" et "rassurés" par leurs prouesses. C'est toujours ça de pris, parce que pour le reste... The show must go on !

(Article publié sur le site "Les mots ont un sens")

Jeudi 20 novembre 2008 4 20 /11 /2008 23:14


Progressivement, une évolution politique mûrie de longue date est en train d’éclore. Dans la douleur mais inexorablement le Parti socialiste est en train de muter.

C’est un tournant mais pas complètement une surprise. Car les militants qui sont appelés à arbitrer le Congrès de Reims sont les mêmes que ceux qui ont reconduit les majorités sortantes lors des précédents Congrès et qui ont investi majoritairement Ségolène Royal au terme d’une campagne interne fondée sur l’ordre juste et revendiquant la destruction des « tabous » de la gauche.

Ils ont placé la motion Royal en tête de leurs suffrages. Ce fait politique a changé le paysage. Il a seulement commencé à produire ses effets. Il a déjà relégitimé la candidate. Il l’a mise en situation d’incarner l’appel au rassemblement du PS. Il lui donne les moyens de continuer son combat pour la « rénovation » du Parti socialiste, sur un modèle qui s’inspire largement du parti démocrate à l’italienne.

Face à Royal qui prend le large, Aubry veut incarner un PS ancré à gauche. Mais le sol sur lequel elle prétend poser l’ancre se dérobe. Le refus d’une alliance avec le Modem ? Elle la pratique dans sa propre commune. L’exigence d’une hausse du SMIC ? Sa motion ne mentionne aucun objectif chiffré en la matière. La défense d’un parti de militants ? Elle propose de confier à des primaires la désignation du candidat du PS à la présidentielle. Ce sont les mots sans la chose, la référence pieuse à un parti dont on fait mine de ne pas voir qu’il a disparu, des discours que les actes contredisent chaque jour. La SFIO en quelque sorte.

Dans ce face à face entre le Parti démocrate et la SFIO, la gauche du PS est hélas hors d’état de peser. Benoît Hamon sait parfaitement que son talent n’y changera rien. Devant la presse, il s’offusque : « je ne suis pas le candidat de la gauche du PS ! ». Dans la profession de foi du député européen qui a voté « non » au projet de Constitution européenne, pas un mot sur l’Europe. Benoît est devenu le candidat de la rénovation. Et même seulement l’un des deux candidats de la rénovation, puisqu’il dit partager cette étiquette avec Ségolène Royal.

Mauvaise nouvelle pour la gauche, le parti qui lui avait permis de gagner une majorité est en train de sombrer. Ceux qui ricanent ont tort car c’est un point d’appui qui disparaît. Mais bonne nouvelle, une alternative va se construire. Elle fera son chemin. C’est désormais une certitude.

Depuis l’annonce de la création du Parti de Gauche, celui-ci a enregistré plus de 5000 soutiens. Chaque initiative, même modeste, reçoit immédiatement écho. Les dons affluent par Internet comme par courrier. A peine édités, les premiers matériels sont commandés dans toute la France. Un chemin d’action se dessine. Une parole se lève qui appelle le capitalisme par son nom, qui n’aligne pas les formules floues pour préserver des équilibres inertes. Bien sûr le Parti de Gauche en est à ses débuts. A cette heure, nous cherchons toujours un local ! Du coup, il n’y a pas d’héritage à se disputer. C’est dénuement et dévouement. On pouvait s’y attendre. C’est le moment des opiniâtres. La vraie surprise est qu’ils soient si nombreux.


http://www.pourlarepubliquesociale.org/prs/index.php/donnees-et-arguments-france/379-une-page-se-tourne

Dimanche 16 novembre 2008 7 16 /11 /2008 23:01

L’électeur belge n’en a sans doute guère conscience mais un mouvement tectonique d’ampleur est en cours en Europe, qui va voir, selon toute vraisemblance, une recomposition profonde du paysage politique à gauche et au centre dans les années à venir. Face au déferlement de la droite européenne qui se croit tout permis et oeuvre vaillament à l’établissement d’une nouvelle barbarie (le terrain des migrations en constituant un des laboratoires, la destruction des mécanisme de solidarité son étendard), face à l’indigence d’une social-démocratie en totale déroute idéologique et qui a largement permis, par sa déréliction presque délibérée, le triomphe de la droite et de l’extrême-droite (laquelle est plus menaçant que jamais, banalisée sous des traits respectables grâce à son accès à divers gouvernements), face aux partis verts dont les directions mettent malheureusement le cap au centre (certains élus font exception, mais ce n’est pas significatif), une réaction se fait jour à l’échelle européenne, avec la constitution d’un courant et même d’un parti européen de gauche, le PGE. Enfin !

On en a déjà parlé, Die Linke a ouvert la voie en Allemagne. Mais ce nouveau courant, rassemblant syndicats de base, altermondialistes et déçus de la social-démocratie, qui est aujourd’hui en situation de contester le leadership historique du SPD (dont la décrépitude idéologique est encore plus marquée que celle du PS français, ce qui n’est pas peu dire), restait bien seul en Europe en l’absence de partenaires significatifs dans les autres grands pays européens. Même l’Italie, où pourtant la tradition de la gauche de gauche est plus forte que dans bien d’autres lieux, a vu la terrible déroute de l’Arc-en-ciel (composé des verts et de Rifondazione) lors des élections de cette année. En France, le PCF, malgré son réseau militant impressionnant (plus de 100.000 militants), malgré son implantation locale solide dans certaines villes, malgré l’Huma et malgré sa fête, ne constitue vraisemblablement plus un poids significatif à l’échelle européenne, ce dont témoigne le score réalisé lors des dernières élections, notamment la présidentielles de 2007 (1,93% pour Marie-Georges Buffet).

L’annonce, aujourd’hui, du départ du PS de Jean-Luc Mélenchon — à qui vous savez que je porte une estime profonde |1| — et de Marc Dolez — mais avec eux, surtout, de nombreux militants et d’un courant organisé —, pourrait changer la donne.

D’une part, ce départ va sans doute accélérer la conversion du PS français en un parti de droite modérée (on espère qu’il pourra rapidement renoncer à revendiquer un quelconque caractère socialiste dont il n’est de toute évidence pas digne), dont on suppose qu’il ne va pas tarder à établir une alliance avec le Modem de François Bayrou et passer son temps à peu ou prou plaider la réconciliation entre les exploités et leurs exploiteurs. En conséquence, il met la gauche du PS, rassemblée dans la motion de Benoît Hamon (ou, à une moindre échelle, dans la motion Utopia), symbolisée (je parle des penseurs) par des gens comme Gérard Filoche, Pierre Larrouturou, Jacques Généreux,... en situation de choisir : rejoindre l’aventure d’un nouveau parti en constitution et contribuer à la définition de son programme, à l’édification de sa crédibilité, ou se lancer entraîner vraiment très loin dans les renoncements succesifs qui caractérisent désormais la social-démocratie.

D’autre part, ce choix courageux de Mélenchon et consorts pourrait constituer un électrochoc à même de rassembler enfin la gauche du PS dans un projet cohérent, faisant droit à l’urgence sociale et à l’urgence écologique (même si, il faut l’avouer, ce second enjeu n’est pas le point fort de "Méluche"), les réconciliant surtout. Car il faut prendre la mesure de ce qui se passe et se donner les moyens d’assumer le rôle historique qui incombe aujourd’hui à ce nouveau courant en formation : l’union est impérative, non pas pour répondre à l’injonction totalisante de la discipline immédiate et sans discussion pour que « Sarko ne soit pas réélu en 2012 » (je ne vois de toute façon quelle force pourrait sérieusement faire barrage à sa réélection) ; mais pour que la contradiction, sur le fond, lui soit enfin portée, à « Sarko ». Conserver cinq ou dix petits partis trop faibles que pour peser et trop divisés que pour jouer ensemble serait criminel.

http://bulles.agora.eu.org/20081107_melenchon.html

Jeudi 13 novembre 2008 4 13 /11 /2008 14:36

Jean-Luc Mélenchon présente son nouveau parti (MS)

Cinq jours après leur départ du Parti socialiste, le sénateur Jean-Luc Mélenchon et le député Marc Dolez, ont annoncé, mercredi 12 novembre, la création d’un nouveau parti, le Parti de la gauche. Celui-ci organisera son premier meeting samedi 29 novembre en présence d’Oskar Lafontaine, qui, avec Lothar Bisky, préside Die Linke, en Allemagne -un parti dont les deux parlementaires s’inspirent largement- et tiendra son congrès les 7 et 8 février.

"Plus de trois mille personnes", selon François Delapierre, délégué général de PRS (Pour la République sociale), ont déjà apporté leur soutien à cette initiative sur le site casuffitcommeca.fr.

Lors de la conférence de presse de mercredi, Mélenchon et Dolez étaient accompagnés de Claude Debons, ancien syndicaliste CFDT, cheville ouvrière des collectifs contre le Traité constitutionnel européen ainsi que d’Eric Coquerel, président du petit parti Mars-Gauche républicaine (des anciens chevènementistes).

Le logo du Parti de la gauche (DR)D’autres devraient, selon Mélenchon, venir grossir dans les semaines à venir les rangs de ce nouveau parti qui veut être un "parti de gouvernement", "résolument républicain", "défendant sans concession la souveraineté du peuple, la laïcité des institutions et de la société et l’intérêt général contre le productivisme face à la crise écologique".

Il espère attirer des socialistes qui ne pourraient se résoudre à voir leur parti "glisser vers un parti de centre gauche3 après le congrès de Reims. Notamment en cas de victoire de Ségolène Royal.

Des contacts avec le PC et la LCR/NPA de Besancenot

Parallèlement, Jean-Luc Mélenchon et Marc Dolez jettent des ponts pour construire leur "front de gauche" aux élections européennes. Des contacts ont été pris avec le PC et la LCR/NPA d’Olivier Besancenot. Les communistes leur ont donné rendez-vous mardi prochain, en revanche il faudra attendre lundi prochain, date à laquelle la LCR/NPA réunit sa direction, pour savoir si celle-ci accepte une rencontre.

Ce jeudi, Alain Krivine a, dans un entretien au site Médiapart, qualifié de "nécessaire" un débat sur "une liste unitaire aux européennes "en ajoutant toutefois que "l’expérience a montré, avec les parcours de Fabius, Montebourg, Peillon ou malheureusement celui de Bové que le non à un référendum ne suffit pas à se mettre d’accord sur un programme anticapitaliste".

Krivine rappelle notamment que le NPA ne veut pas "participer à des coalitions gouvernementales avec le PS comme l’ont fait le PRC en Italie ou Die Linke en Allemagne".

Lors de la conférence de presse de mercredi, Mélenchon a également précisé que le le MRC, le parti de Jean-Pierre Chevènement, devrait être approché dans les jours à venir.

http://www.rue89.com/crochet-gauche/2008/11/13/melenchon-cree-son-parti-de-gauche-et-tente-de-rassembler

Mercredi 12 novembre 2008 3 12 /11 /2008 23:40

Communiqué de Jean-Luc Mélenchon et Marc Dolez

Création du « Parti de Gauche »

A peine quelques jours après notre départ du Parti socialiste, nous nous réjouissons du mouvement de soutien qui s’exprime envers notre démarche, aussi bien depuis les rangs socialistes que l’ensemble de la gauche. En à peine 3 jours, nous avons déjà enregistré plus de 3 000 soutiens sur le modeste site www.casuffitcommeca.fr que nous avions ouvert vendredi 7 novembre.
Ces soutiens montrent l’immense énergie disponible dans notre pays pour changer la gauche, affronter la droite et ouvrir une alternative au capitalisme de notre époque. C’est pourquoi nous annonçons la fondation du « Parti de Gauche » avec tous ceux qui partagent ces orientations.

D’ores et déjà Claude Debons, cheville ouvrière des collectifs contre la Constitution européenne participe à notre démarche. Eric Coquerel est également en train de la rejoindre avec ses amis du MARS - Gauche républicaine. Ce n’est qu’un début. D’autres noms seront annoncés dans les jours qui viennent.

Nous voulons que le « Parti de Gauche » soit un parti unitaire à gauche. Nous voulons en faire un trait d’union au service de la constitution d’un front de forces de gauche pour les élections européennes, sur une ligne claire de refus du Traité de Lisbonne et de construction d’une autre Europe. Dans ce but nous avons d’ores et déjà demandé à rencontrer notamment le PCF et le NPA.
Nous voulons aussi que le « Parti de Gauche » soit un parti gouvernemental capable, avec d’autres, d’entraîner la société au service d’un projet majoritaire pour changer la vie du plus grand nombre dans notre pays. Le « Parti de Gauche » sera enfin un parti résolument républicain, défendant sans concession la souveraineté du peuple, la laïcité des institutions et de la société et l’intérêt général contre le productivisme face à la crise écologique.

Nous avons dit que nous mettions nos pas dans ceux d’Oskar Lafontaine. Ce dernier sera présent lors du lancement du « Parti de Gauche ». Nous serons heureux de l’accueillir le samedi 29 novembre lors du meeting de lancement du Parti de Gauche en région parisienne.

Un site internet www.lepartidegauche.fr sera ouvert d’ici peu

Mercredi 12 novembre 2008 3 12 /11 /2008 20:20

La crise est d’une ampleur exceptionnelle. Elle bouleverse la donne politique. Elle disqualifie absolument les choix de la « dérégulation » ultralibérale. Elle vieillit brutalement les stratégies d’adaptation au capitalisme, dites « sociales-libérales » depuis l’exemple anglais. Nous devrions savoir désormais que nous ne nous en sortirons ni par un toilettage, ni par un retour mythique aux cycles vertueux de l’État keynésien. Le réalisme, que cela plaise ou non, est aujourd’hui du côté de la rupture et non de la conservation, de la répétition ou de l’incantation.

Il faudra bien, d’une façon ou d’une autre, changer en profondeur les moteurs de la créativité, les modes de développement, les mécanismes d’allocation des ressources, les finalités et les formes de la décision collective. Ou alors, nous décidons de nous enfermer à jamais dans le balancement stérile de la concurrence libre et non faussée et de l’État administratif. Le parti pris radicalement transformateur est le seul raisonnable...

Le Parti socialiste reste dominant à gauche ; mais nous le voyons s’épuiser dans des querelles de clan qui n’empêcheront pas son recentrage, sous une forme brutale ou sous une forme plus prudente.

L’autre gauche est aujourd’hui dispersée, éclatée, ce qui nuit sur sa lisibilité, sa capacité à faire réellement du neuf, sa possibilité de disputer à terme l’hégémonie à gauche à la ligne d’accompagnement. L’appel lancé par Politis a donné à voir la profondeur et la permanence du désir de rassemblement de la gauche antilibérale, la LCR a choisi de se dissoudre dans un nouveau parti anticapitaliste qui la dépasse, Jean-Luc Mélenchon et Marc Dolez ont choisi courageusement de quitter le PS, le PCF semble répondre positivement à cette dernière initiative, d’autres courants alternatifs veulent se fédérer… : notre espace politique est en mouvement car les clivages actuels sont obsolètes pour répondre aux défis de notre temps.

C’est à la convergence la plus large de toutes celles et ceux qui souhaitent changer d’horizon économique, social et sociétal qu’il faut plus que jamais travailler.

* Les militants déboussolés, qui se battent sur le terrain, mais que désespère l’absence de grand mouvement politique collectif, sont légion.

* Les militants syndicaux ou associatifs, qui se battent pour les droits et les avancées sociales, mais se désolent de ne pas trouver de correspondance politique à la hauteur, sont légion.

* Les féministes, les altermondialistes ou les anticonsuméristes, qui combattent pied à pied mais enragent de ne pouvoir adosser leur action sur une dynamique politique conséquente, sont légion.

À un moment où tout bouge, les potentialités critiques sont incommensurables. Et politiquement, nous restons l’arme au pied. C’est folie que d’en rester là. Que ce mouvement préserve sa diversité, qu’il cesse de rêver à l’enfer du monolithisme et aux impasses des avant-gardes éclairées, est une chose. Que chacun pense d’abord à cultiver son propre jardin en est une autre. Et que chacun s’imagine qu’il va être le centre des rassemblements à venir est une sinistre plaisanterie.

Ou nous nous mettons tous ensemble, comme nous avons su le faire en 2005, ou nous nous résignons à être des supplétifs, roues de secours ou aiguillon de majorités dominées par la social-démocratie. Il y a des différences persistantes ? C’est une chance. Des divergences insurmontables ? L’expérience montre que, quand on en a la volonté politique, aucune divergence ne peut empêcher le rassemblement. Que l’on n’aille pas nous faire croire qu’il y a des lignes de fracture plus importantes à la gauche du PS que dans la social-démocratie ou à l’intérieur de la droite ! De ce côté-là, on sait faire la part du fondamental et de l’accessoire. Quand allons-nous enfin nous décider à en faire de même à la gauche de gauche ?

Convaincre tous ensemble ou nous enliser tous séparément : il n’y a pas de voie médiane. Profitons de l’échéance européenne, qui s’y prête à merveille, pour faire nos travaux pratiques.

Clémentine Autain et Roger Martelli (co-directeurs de Regards) 10 novembre 2008

http://www.regards.fr/

Mardi 11 novembre 2008 2 11 /11 /2008 17:26
Mardi 11 novembre 2008 2 11 /11 /2008 16:29
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