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Qui sommes nous ?

"Pour la République sociale" est une association qui regroupe des militants issus de divers horizons de la gauche.

Elle se fixe comme objectif l’élaboration d’un projet politique capable de refonder une alternative de gauche à la domination matérielle et culturelle du capitalisme de notre époque.

Ouverte à celles et ceux qui se reconnaissent dans sa déclaration de présentation elle entend contribuer ainsi à une nouvelle union des gauches.

Ses modes d’action sont l’élaboration collective, la formation, l’action militante et l’éducation populaire.

PRS édite une revue.

PRS a été fondée le 31 mai 2004 à l’initiative de Jean-Luc Mélenchon.

Mardi 14 octobre 2008

Lors de la venue de Nicolas Sarkozy à Laval (Mayenne), le 28 août 2008, pour y annoncer la généralisation du RSA (revenu de solidarité active), Hervé EON militant mayennais de PRS (Pour la République Sociale), association politique, a voulu se rendre à la manifestation organisée contre le chef de l’Etat pour l’occasion. Se déplaçant à vélo sur le parcours du cortège présidentiel, après avoir été immobilisé et isolé sur le trottoir par des policiers en civil, il a brandi au passage du cortège une pancarte où il avait inscrit « casse toi, pov’con », pancarte qu’il avait prévue pour la manifestation.

Cette expression d’opinion lui a valu une interpellation ainsi qu’une convocation pour le 23 octobre 2008 à 14h00 devant le tribunal correctionnel de Laval pour "offense" au Président de la République Française.

Traduit en justice, Hervé Eon ne doit pas l’être pour délit d’opinion mais alors pour plagiat, puisque l’auteur de ces propos est Nicolas Sarkozy. Sauf à considérer que ce qui est sanctionnable pour l’un, ne le serait pas pour le Président, pourtant garant de l’égalité républicaine.

Nous vous invitons à signer la pétition ci-dessous afin de: 
- rappeler votre attachement à la liberté d'expression au "pays des  droits de l'Homme"
- à apporter votre soutien à Hervé EON
- demander  que les poursuites à son encontre soient abandonnées.

Parmi les premiers signataires de cette pétition: Syndicat National de la Magistrature, Jean-Pierre Bernard Hervé, Michel Ferron (Conseillers Généraux) , Monique Doumeau (Maire), Gérard Pigois (Secrétaire Régional SNETAP-FSU), Michel Rose (Président de la ligue de l’enseignement 53)

Je signe la pétition en ligne!

Je télécharge le tract de soutien

Je télécharge la pétition

Je commande des autocollants 

 

 

 

 

 

Contacts : PRS 53,  l’Antidote 16 place Saint-Tugal 53000 Laval – contact@prs53.org

Mardi 14 octobre 2008
La résolution finale du conseil national de PRS les 11 et 12 octobre 2008.

« La crise que nous vivons annonce une bifurcation dans l’histoire de l’humanité. Ce n’est pas seulement une crise financière. C’est la dernière en date -et potentiellement la plus violente- des crises qui secouent le capitalisme depuis son origine. C’est une crise du régime économique mondial actuel fondé sur l’endettement. C’est une crise de l’hégémonie américaine dans un monde marqué par de nouveaux rapports de force. C’est une crise des orientations politiques néolibérales qui ont inspiré les gouvernements de tous pays depuis un quart de siècle. Un cycle de plusieurs décennies est donc en train de se refermer.

La crise va muter

A court terme la suite est malheureusement connue. La crise va poursuivre ses développements. Elle va continuer au plan financier car la quantité de capital fictif qu’il faudrait garantir pour maintenir la valeur des actifs est bien supérieure aux ressources des Etats eux-mêmes. Elle va frapper de plus en plus durement l’économie réelle. Dans une économie dominée par la finance, les canaux de transmission à la sphère réelle sont très nombreux: crise du crédit aux particuliers, crise de l’immobilier, pertes enregistrées par les firmes industrielles qui spéculent en Bourse, affaiblissement des recettes fiscales des collectivités publiques, dégringolade des retraites confiées aux fonds de pensions… Elle va avoir des conséquences toujours plus violentes au plan social: déjà le chômage enregistre en France une progression très importante, les annonces de plans sociaux se multiplient. Au plan international, elle annonce de nouvelles menaces sur la paix: affrontements pour le contrôle des matières premières, lutte effrénée de l’Empire américain pour sauvegarder sur le terrain militaire une hégémonie injustifiée au niveau économique. La crise financière va donc se prolonger comme une crise économique, sociale et politique.

Pour un bouclier social

Les milliards qui ont été engloutis dans de vains pare-feux incapables de contenir la propagation de la crise au sein de la sphère financière seraient mieux utilisés à éviter la propagation du désastre à l’économie réelle et à empêcher la dégradation des conditions de vie des populations. Il est possible de limiter les dégâts pour le plus grand nombre. Il faut bâtir un véritable «bouclier social», en protégeant l’outil productif et les travailleurs eux-mêmes. Pour cela il faut l’arrêt immédiat des réformes néolibérales, un moratoire sur les directives européennes de libéralisation, l’abandon du projet de privatisation de la Poste, l’abandon du bouclier fiscal, l’abrogation des franchises médicales, un moratoire sur les prêts relais, la hausse des salaires et des minima sociaux.

Hélas, ce n’est pas le chemin suivi par le gouvernement. Celui-ci ajoute la crise à la crise en poursuivant ses politiques de réduction de la dépense publique et des protections sociales. Au prétexte d’économie budgétaire, le gouvernement pousse ainsi les feux de la RGPP (Revue générale des politiques publiques), un plan social de 500 000 emplois dans la fonction publique, qui aggraverait le chômage, affaiblirait encore les capacités d’intervention de l’Etat et priverait nos concitoyens des droits fondamentaux garantis par les services publics! La décision scandaleuse de faire supporter par l’assurance-chômage le report du paiement des cotisations des PME démontre la volonté de faire payer la crise par les travailleurs et les chômeurs. C’est continuer à aggraver le partage inégal de la richesse qui est pourtant à la racine de la crise. De même, le dessaisissement des citoyens opéré depuis plusieurs années au nom de la suprématie de la «concurrence libre et non faussée» et la crise démocratique qui en découle risquent d’être aggravés par les appels du pouvoir à l’union nationale et l’accentuation de sa dérive autoritaire. C’est donc une crise globale de la société qui se dessine.

L’URGENCE DU MOMENT

La suite à moyen et long terme est ouverte. Une telle crise globale appelle de nouvelles réponses politiques. Vers où les populations frappées par le désastre vont-elles se tourner? En France, Sarkozy veut prendre appui sur la crise pour justifier l’aggravation du démantèlement de l’Etat et des acquis sociaux. En Autriche, dimanche 27 septembre, l’extrême-droite a battu ses records électoraux. Partout les fauteurs de guerre du choc des civilisations désignent le concurrent comme un ennemi irréductible. Où la gauche incarne-t-elle une alternative crédible, une voie de paix et de progrès? La Grande-Bretagne paie l’addition de la soumission blairiste au capital financier. La social-démocratie européenne relit, hagarde, ses odes à la mondialisation en se demandant ce qui n’a pas marché. Et la présence de Pascal Lamy et Dominique Strauss Kahn à la tête de l’OMC et du FMI souligne dramatiquement l’impuissance de leurs thèses.
C’est dire la responsabilité qui pèse sur la gauche française à l’heure où ses principales organisations préparent leurs Congrès. Sauront-elles expliquer au plus grand nombre les racines de la crise en montrant que c’est le système lui-même qui est en cause? Sauront-elles proposer une stratégie politique permettant d’arrêter cette machine folle en rendant aux citoyens la maîtrise de leur devenir? Sauront-elles opérer les ruptures qui s’imposent, notamment avec une construction européenne qui lie les mains des peuples alors que la crise s’abat sur eux? C’est possible, car la crise invalide l’illusion que la gauche pourrait accompagner la mondialisation libérale. Elle démontre au contraire l’urgence d’une réinvention de la gauche elle-même. Cette tache est l’urgence de l’heure. C’est là que le devoir commande.
Pour sa part, PRS agira pour aider à faire avancer dans la crise les réponses de progrès social et de paix. PRS participera notamment aux actions engagées contre la libéralisation des services publics ou pour la hausse des salaires. PRS décide également de lancer une campagne sur la crise financière afin d’en dévoiler les mécanismes et de présenter les réponses politiques qu’elle appelle. Cette campagne culminera dans un grand rassemblement le samedi 29 novembre prochain à Paris.

Samedi 4 octobre 2008
Fidèles des "mots ont un sens", vous connaissez sans doute cette sentence de Nicolas Sarkozy... "Heureusement qu'il y avait l'Europe pour empêcher [les dirigeants socialistes et communistes] d'aller jusqu'au bout de leur logique". Une crise financière plus tard, constatons que si l'Europe nous a sauvé du péril socialiste, elle n'a pas fait grand chose contre le péril libéral... La paille contre la poutre...
sarkozy crise financière

Petite phrase malheureuse ou pensée profonde ? Le ton de notre président ne laissait planer aucun doute : "La France a besoin de l'Europe et l'Europe a beaucoup apporté à notre pays. Imaginons un peu ce qu'il serait advenu de la France et de son débat politique, lorsque nous avions des ministres communistes et des dirigeants socialistes au gouvernement de la France. Heureusement qu'il y avait l'Europe pour empêcher ceux-ci d'aller jusqu'au bout de leur idéologie et de leur logique. C'est aussi cela l'Europe". Tonnerre d'applaudissements à l'UMP...

Petite phrase mise en ligne le 8 juillet 2008, mais passée totalement inaperçue des médias comme des "dirigeants socialistes et communistes". Dommage, car elle prend aujourd'hui tout son sens. Devant l'ampleur de la crise financière actuelle, les états les plus libéraux de la planète, Europe comprise, recourent massivement à cette même "logique" socialiste pour sauver ce qui peut encore l'être du carnage financier mondial... Carnage issu d'une "logique" fondamentalement libérale.

Ça serait amusant, si ça n'était pas triste...



http://www.lesmotsontunsens.com/sarkozy-crise-financiere-l-europe-nous-a-sauve-du-socialisme-mais-pas-du-liberalisme
Vendredi 3 octobre 2008

Le cap des 200.000 signatures est dépassé

 

Plus de 100.000 signatures recueillies en un peu plus de 15 jours sur la pétition de la CGT ont permis d'atteindre à ce jour 206.677 signatures de postiers, d'usagers, d'élus contre la privatisation de La Poste.

Le succès de la journée nationale d'actions unitaire de grève et de manifestations du 23 septembre, avec près de 40 % de grévistes conjugué à cette nouvelle étape des 200.000 signatures de la pétition confirme une mobilisation d'ampleur contre la privatisation de La Poste.

Le Président de La Poste doit répondre aux revendications des postiers qui s'expriment depuis de longs mois sur les salaires, l'emploi, les conditions de travail, l'arrêt des restructurations incessantes qui concourent à la privatisation, à la casse du service public et des emplois.

En difficulté sur ce dossier sensible, le gouvernement doit renoncer réellement à privatiser La Poste.

Un vrai débat public national sur la modernisation et la rénovation du service public postal s'impose pour l'avenir de La Poste et des postiers et qui prennent en compte les attentes des usagers, des élus, …

Pour la CGT, la privatisation n'est ni négociable, ni amendable, elle se combat.

D'autres solutions doivent être prises pour développer le service public postal et assurer l'avenir de La Poste et des postiers.

La Fédération CGT appelle l'ensemble des postiers, usagers, élus à amplifier la mobilisation et à décider d'initiatives (motions, pétitions, …). Par ces initiatives diverses, il s'agit de harceler le gouvernement et le Président de La Poste, et les contraindre à abandonner tout projet de privatisation.

La CGT appelle l'ensemble des postiers à faire du 7 octobre, journée de mobilisation mondiale et interprofessionnelle pour un travail décent, un nouveau temps fort de mobilisation sur les revendications et contre la privatisation en décidant d'initiatives de dépôt de la pétition "touche pas à ma poste" auprès des directions, des préfectures.


Ensemble nous allons gagner

 

signez en ligne :

http://www.cgt.fr/spip.php?article34881

 

 

 

Fédération nationale des salariés du secteur des activités postales et de télécommunications CGT

Vendredi 3 octobre 2008

Le 07 octobre 2008, les organisations CFDT, CFE-CGC, CGT, FSU, Solidaires et UNSA appellent les salariés à participer massivement à la journée d’action syndicale mondiale pour le travail décent à l’initiative de la CSI.

Une mobilisation d’ampleur est nécessaire pour promouvoir dans le monde les libertés et la solidarité, avec la volonté de faire reculer la précarité et la pauvreté.

Dans notre pays, ce sera l’occasion pour les salariés dans toutes les professions et sur tout le territoire d’affirmer l’exigence d’emplois de qualité pour toutes et tous, de salaires revalorisés, d’amélioration des conditions et de la durée du travail respectant la santé et la dignité des personnes, d’une protection sociale et de retraite garantie et de haut niveau, des services publics efficaces et contribuant à la cohésion sociale.

Les organisations signataires de cet appel demandent à leurs organisations professionnelles et territoriales de se rencontrer pour décider des formes et des modalités de mobilisation permettant la plus large implication des salariés.

Le 7 octobre dans le Rhône
Manifestation à 11h
de la Bourse du Travail

(place Guichard)

à la Bourse des Valeurs

(place des Cordeliers)

Mardi 30 septembre 2008
PRS Rhône était co-organisteur du Forum social local de Lyon.



Nous avions un superbe stand.
La preuve par la photographie :














Nous avons mis en évidence notre expo sur la laïcité, agrémentée de quelques affiches :















Plusieurs conférences étaient prévues, mais il est à noter que notre camarade Eduardo a pu mettre ses talents de traducteur au service de l'intervenant sur la Colombie.
Notre camarade Gabriel co-animait, avec Armand d'Audaces, l'atelier sur l'eau, plus précisemment le retour en régie publique de la fourniture d'eau.













Les contacts se nouent, le stand se visite ...
















Et tout cela sans oublier le spectacle, du théatre de rue au groupes sur la scène




















Pour mémoire le texte d'appel à cette journée.

F O R U M   S O C I A L     L O C A L

Le temps de l’euphorie de la croissance, de la croyance aveugle au progrès technologique qui résoudrait tous les problèmes de l’humanité, est aujourd’hui révolu. Depuis le 1er choc pétrolier de 1973, le monde connaît une récession économique et une mutation planétaire majeure.

Pour répondre à la crise économique initiée par l’augmentation du prix du baril de pétrole en 1973, les grands pays industrialisés à l’époque du G7 ont choisi la course en avant du capitalisme avec la mondialisation. Ils ont choisi d’élargir les marchés à toute la planète, la course à l’énergie nucléaire, la course à la croissance, afin de permettre une augmentation phénoménale des profits des grands actionnaires des grandes multinationales mondiales. Cela a provoqué une multiplication des échanges et des transports.

Mais ces choix ont des conséquences douloureuses pour les hommes et pour la planète. Car cette mondialisation a fait naître une croissance économique sauvage dans de nouveaux pays de la planète en Asie, au Brésil ou au Mexique, dans les pays appelés communistes, des pays émergents qui, les yeux rivés sur le modèle capitaliste occidental, consomment davantage d’énergie pour aboutir eux aussi à la société de consommation.

Cette mondialisation capitaliste porte en elle une quadruple crise :

Une crise de l’énergie qui se traduit aujourd’hui par l’explosion du prix du pétrole (dont le prix a presque doublé en deux ans) avec l’épuisement des ressources fossiles de la planète. Cette crise de l’énergie amènera forcément à modifier l’ensemble du système économique et social fondé sur la multiplication des transports de produits peu chers issus des délocalisations en Asie ou en Amérique Latine.

Une grave crise alimentaire : cette crise a atteint un sommet en 2007 et début 2008 avec une flambée des prix des produits de base interdisant à de très nombreux habitants des pays du Sud d’accéder à la nourriture. Cette crise amplifie les graves difficultés de la moitié de l’humanité : 1 milliard de sous-alimentés et près de 2 milliards souffrant de carences. Elle est provoquée par des choix politiques catastrophiques : utilisation massive d’agro carburants (maïs aux USA, huile de palme en Malaisie et Indonésie), absence de stocks publics favorisant la spéculation, le tout sur un fond défavorable aux agricultures familiales et aux productions vivrières… Faute de politiques radicalement nouvelles cette crise va s’amplifier en lien avec la crise écologique.

Une crise financière à rebondissements. Les investissements spéculatifs dominent le monde et provoquent des paniques financières (crise des subprimes, bulle internet, déstabilisation de grandes entreprises comme EADS, affolement des places boursières) au profit de richissimes actionnaires qui, ensuite échappent à l’impôt en plaçant leurs profits dans des paradis fiscaux. Mais ces coups financiers ont des coûts humains dramatiques pour une majorité : chômage, pauvreté, augmentation des écarts Nord-Sud et accroissement des écarts entre les plus riches et les plus pauvres et des inégalités sociales.

Une crise politique, et une crise de la politique : le sentiment dominant inculqué par des idéologues au service du libéralisme est que l’on ne peut rien faire devant ces inégalités et ces crises passagères et qu’il faut laisser faire les soi-disant « lois de l’Économie », et que l’État doit moins contraindre et, au contraire favoriser

les entreprises en allégeant les taxes, la fiscalité des entreprises. Cela provoque le dégoût, parfois la violence des exclus de ce système mondialiste de promotion des plus riches, et l’abstention, fautes de perspectives de changement radical de société, puisqu’une grande partie de la gauche réformiste a adopté les mécanismes économiques de la mondialisation capitaliste.

Nous pensons qu’un autre monde est possible et qu’il y a des alternatives partielles sectorielles isolées, ignorées, voire déformées par des médias au service de cette idéologie dominante. Cà et là, se développent des processus de révolution anti-impérialistes en Amérique Latine, des expériences syndicales d’autogestion, des coopératives, des expériences d’agriculture paysanne respectueuse de l’environnement et du travail humain et de relations directes entre producteurs consommateurs dans les pays riches comme dans les pays pauvres. C’est ainsi que s’élaborent d’autres modes de développement fondés sur la solidarité,la coopération, et la solidarité avec les générations futures avec le respect des écosystèmes planétaires.

C’est dans ce cadre que nous vous invitons à participer à ce forum social local,

en lien avec d’autres initiatives en Europe et dans le monde :

- qui sera une journée de réflexion et d’action collective ;

- qui mêlera tables rondes, ateliers, projections vidéos, interventions artistiques ;

- qui permettra une restauration de qualité avec des agriculteurs bio.


Dimanche 28 septembre 2008
Vendredi 12, samedi 13 et dimanche 14 septembre, PRS participait pour la 4ème année consécutive à la Fête de l'Humanité. Notre stand était placé sous le signe de la réinvention de la gauche et de la défense de la laïcité ( télécharger ici le programme complet des activités de notre stand).
Visionnez dès maintenant les vidéos de la conférence-débat sur le thème " Refuser le choc des civilisations" avec Jean-Luc Mélenchon, président de PRS et Pierre Laurent, directeur de la rédaction de l'Humanité.




le diaporama de la fête

avec, entre autres, le spectacle de théâtre de rue de nos commandos culturels sur le choc des civilisations, joué régulièrement devant notre stand, le banquet de la fraternité, la chorale "Les Barbus de la Salmouille" et leurs chants marins révolutionnaires, les ateliers de lecture sur la casse du droit du travail et sur le grand marché transatlantique, le débat "Comment réinventer la gauche ?" avec la nouvelle génération communiste, ou encore l' exposition sur la laïcité.

http://www.pourlarepubliquesociale.org/

Dimanche 28 septembre 2008

Xavier Darcos a déclaré que les enseignants de maternelle sont des "personnes" qui "travaillent essentiellement à changer les couches" des enfants. Scandale à la maternité par médias interposés. Aujourd'hui, mercredi 24 septembre, les enseignants en ont remis une couche, devant le rectorat de Paris... et il semblerait bien que la couche soit pleine !

Quelques photos extraites du site associatif hns-info.net.

 

Manifestation anti-Darcos   Manifestation couches Darcos

Les couches de Xavier Darcos   Manifestation éducation nationale

 

   Réforme Darcos
















http://www.lesmotsontunsens.com/operation-des-couches-pour-darcos-manifestation-rectorat-paris

Dimanche 28 septembre 2008

APPEL INTERNATIONAL A LA SOLIDARITE

L’oligarchie bolivienne, celle qui a soutenu les coups d’État, les dictatures militaires, et le libéralisme le plus sauvage, se dit aujourd’hui autonomiste et "démocratique" afin de continuer à s’enrichir aux dépens de la majorité de la population qui vit dans la pauvreté. Elle cherche à empêcher à n’importe quel prix, la progression du processus de changement qui est en marche en Bolivie. Elle s’appuie pour cela sur des groupes racistes d’extrême droite regroupés au sein d’organisations qui ont le soutien du gouvernement américain.

Les sabotages et attaques armées qui ont coûté la vie à plusieurs dizaines de paysans boliviens ces derniers jours, visent à rendre le pays ingouvernable avant la tenue du référendum du 25 janvier prochain, qui devra ratifier une nouvelle Constitution de l’Etat bolivien et redéfinir les limites de la propriété de la terre. Ces deux revendications comptent parmi celles que la majorité des boliviens appellent le plus ardemment de leurs vœux.

Le gouvernement présidé par Evo Morales a dénoncé à plusieurs reprises la politique d’ingérence de l’ambassadeur des États-Unis en Bolivie. Son expulsion a été plus que méritée.

Depuis l’élection d’Evo Morales à la Présidence de la Bolivie, en dépit de multiples difficultés, nous avons pu constater que les politiques mises en application, outre de répondre aux attentes de la majorité des boliviens, satisfont à nombre de revendications et propositions que nous défendons depuis des années.

La politique de récupération de la souveraineté dans des domaines stratégiques de l’économie bolivienne ( gaz, eau, biodiversité…), jusque là livrés en grande partie aux multinationales, grâce à la complicité des élites locales, est le résultat concret de la lutte résolue des mouvements sociaux boliviens. Le processus démocratique et de transformation sociale en marche en Bolivie constitue un exemple, pour toutes les Nations et les Peuples. Ce sont ces conquêtes sociales que l’oligarchie bolivienne et l’impérialisme américain veulent anéantir.

Nous organisations, collectifs et réseaux voulons exprimer notre soutien le plus ferme au peuple bolivien et au gouvernement qu’il s’est choisi dans les difficiles moments qu’il affronte actuellement, dans son effort pour la défense et la consolidation du processus de changements démocratiques, sociaux, politiques, écologistes et culturels.

La meilleure manière de défendre les changements réalisés jusqu’à présent en Bolivie passe par la mobilisation, à l’intérieur comme à l’extérieur du pays, de tous ceux qui se sentent concernés par la récupération de la Souveraineté, de l’Indépendance et la Dignité du peuple bolivien, et par l’attitude ferme de son gouvernement devant les attaques de la droite, des milices d’extrême droite qu’elle entretient, et de l’ingérence états-unienne.

Solidarité avec le peuple de Bolivie et le gouvernement qu’il s’est choisi !

Non au coup d’état en Bolivie, non à l’interventionnisme des États-Unis !

Non à l’impunité pour les responsables des crimes, apparition en vie des disparus du Pando !

À l’appel du collectif de solidarité Bolivie

Premiers signataires en France : Américains contre la Guerre, Comité Pro-Bolivia, France Amérique Latine, Ligue Communiste Révolutionnaire, Mouvement contre le Racisme et pour l’Amitié entre les peuples, Parti Communiste Français, Petite Amérique, Pour la République Sociale...

Vendredi 19 septembre 2008

L’Europe libérale contre les services publics

La Commission européenne s’acharne depuis plus de 10 ans à ouvrir le secteur postal à la concurrence, tantôt contre les Etats (en 2000 la France bloque la libéralisation), tantôt contre le Parlement européen (en 1997 et en 2000 le Parlement freine la libéralisation). Peu importe l’avis des représentants des peuples, la Commission repropose toujours les mêmes solutions libérales.

Après avoir présenté une nouvelle proposition en octobre 2006 pour libéraliser tout le courrier de base (moins de 50g), la Commission s’est à nouveau heurtée aux Etats, notamment à la France à l’hiver 2006-2007. Elle s’est donc retournée début juillet 2007 vers le Parlement européen qui a fini par valider le principe de la libéralisation du courrier de base mais a repoussé l’éventuelle libéralisation à 2012 et non plus 2009. Profitant du changement de gouvernement en France, la Commission est ensuite revenue à la charge le 1er octobre 2007. Et la France de Sarkozy, par la voix du ministre Novelli, a alors remballé son opposition et a même décidé de faire partie d’un groupe de pays anticipant la libéralisation au 1er janvier 2011 alors que 11 autres pays continuaient de s’opposer et obtenaient un sursis jusqu’en 2013.

Le nouveau traité européen toujours hostile aux services publics

Un protocole de pure forme se contente dans le traité de Lisbonne de souligner «l’importance des services d’intérêt général». Passée cette déclaration, rien ne permet de contrarier l’application de la libre concurrence aux services publics déjà imposée par les traités actuels. L’obligation d’abroger toute mesure économique qui serait contraire aux règles européennes de concurrence est toujours là (article 86 TFUE). Tandis que les aides publiques à certaines productions ou services sont toujours interdites (87 TFUE) ce qui interdit par exemple à l’Etat français financer le développement du transport ferroviaire de marchandises malgré l’urgence écologique.

La Poste dans la tourmente de la concurrence

L’ouverture à la concurrence du marché des colis a déjà conduit la Poste à privilégier ses plus gros clients professionnels au détriment des particuliers et des associations.

L’ouverture à la concurrence du courrier de base conduira à libéraliser les tarifs et donc à la remise en cause du prix unique du timbre, qui garantit la péréquation sur tout le territoire, que l’on habite en plein centre de Paris ou au fin fond de la Lozère. Or la libéralisation postale suppose l’abandon de la péréquation que rend possible le prix unique du timbre. En mettant fin à l’encadrement des prix, elle permettrait à terme au marché de fixer les tarifs en fonction des coûts réels, c'est-à-dire de moduler le coût du timbre selon la distance à parcourir ou l’accessibilité du point de départ ou d’arrivée. Cela entraînerait des reculs considérables dans les zones rurales et urbaines défavorisées (nouvelles fermetures de bureaux, surcoût du prix du timbre, moindre fréquence des tournées …).

La privatisation de la Poste, c’est la fin du service public

Le gouvernement et la direction de la Poste prétendent qu’il faut ouvrir la Poste aux capitaux privés pour lui permettre de trouver l’argent nécessaire à son développement. Pourtant, la Poste peut aujourd’hui obtenir des taux plus avantageux comme établissement public que si elle était une société de droit privé car sa dette est garantie par l’Etat. L’ouverture du capital de la Poste au privé conduirait aussi les nouveaux actionnaires à exiger des dividendes bien plus coûteux pour la Poste que des emprunts. Le précédent du changement de statut de France Télécom en 1996 a d’ailleurs été un désastre financier. France Télécom avait une excellente santé financière quand elle était publique. Elle s’est retrouvée avec 70 milliards d’euros de dettes en 2001 après s’être embarquée dans l’économie de casino des marchés financiers. Avec comme conséquence la dégradation du service et la hausse des prix pour le plus grand nombre.

Tous ensemble exigeons un référendum contre la privatisation

Privatiser un service public ce n’est pas seulement faire reculer la qualité des services offerts à tous, c’est priver les citoyens du pouvoir de contrôler eux-mêmes les outils de leur destin. C’est une nouvelle remise en cause de l’identité républicaine de notre pays qui a voulu que l’on mette en commun les grands services vitaux pour le plus grand nombre.

C’est donc aux citoyens de décider. Un référendum peut être organisé sur ce sujet en utilisant les nouvelles dispositions de l’article 11 de la Constitution. Il faut pour cela qu’1/5 des parlementaires et 1/10 des électeurs exige un référendum. C’est possible ! La privatisation de la Poste peut donc être stoppée pour peu que le peuple s’en mêle.

Après avoir lancé

Après avoir lancé la privatisation d’EDF-GDF et terminé celle de France Télécom, Sarkozy et la droite s’attaquent aujourd’hui à La Poste, un des derniers grands services publics français avec la SNCF. S’ils réussissent, il ne restera plus trace des services publics qui ont été des fleurons du développement du pays et de la satisfaction des besoins fondamentaux du plus grand nombre, plaçant la France en tête en Europe pour la performance du courrier, de l’électricité et du chemin de fer.

http://www.pourlarepubliquesociale.org/accueil

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