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Qui sommes nous ?

"Pour la République sociale" est une association qui regroupe des militants issus de divers horizons de la gauche.

Elle se fixe comme objectif l’élaboration d’un projet politique capable de refonder une alternative de gauche à la domination matérielle et culturelle du capitalisme de notre époque.

Ouverte à celles et ceux qui se reconnaissent dans sa déclaration de présentation elle entend contribuer ainsi à une nouvelle union des gauches.

Ses modes d’action sont l’élaboration collective, la formation, l’action militante et l’éducation populaire.

PRS édite une revue.

PRS a été fondée le 31 mai 2004 à l’initiative de Jean-Luc Mélenchon.

Vendredi 3 octobre 2008 5 03 /10 /2008 22:24

Le 07 octobre 2008, les organisations CFDT, CFE-CGC, CGT, FSU, Solidaires et UNSA appellent les salariés à participer massivement à la journée d’action syndicale mondiale pour le travail décent à l’initiative de la CSI.

Une mobilisation d’ampleur est nécessaire pour promouvoir dans le monde les libertés et la solidarité, avec la volonté de faire reculer la précarité et la pauvreté.

Dans notre pays, ce sera l’occasion pour les salariés dans toutes les professions et sur tout le territoire d’affirmer l’exigence d’emplois de qualité pour toutes et tous, de salaires revalorisés, d’amélioration des conditions et de la durée du travail respectant la santé et la dignité des personnes, d’une protection sociale et de retraite garantie et de haut niveau, des services publics efficaces et contribuant à la cohésion sociale.

Les organisations signataires de cet appel demandent à leurs organisations professionnelles et territoriales de se rencontrer pour décider des formes et des modalités de mobilisation permettant la plus large implication des salariés.

Le 7 octobre dans le Rhône
Manifestation à 11h
de la Bourse du Travail

(place Guichard)

à la Bourse des Valeurs

(place des Cordeliers)

Mardi 30 septembre 2008 2 30 /09 /2008 22:56
PRS Rhône était co-organisteur du Forum social local de Lyon.



Nous avions un superbe stand.
La preuve par la photographie :














Nous avons mis en évidence notre expo sur la laïcité, agrémentée de quelques affiches :















Plusieurs conférences étaient prévues, mais il est à noter que notre camarade Eduardo a pu mettre ses talents de traducteur au service de l'intervenant sur la Colombie.
Notre camarade Gabriel co-animait, avec Armand d'Audaces, l'atelier sur l'eau, plus précisemment le retour en régie publique de la fourniture d'eau.













Les contacts se nouent, le stand se visite ...
















Et tout cela sans oublier le spectacle, du théatre de rue au groupes sur la scène




















Pour mémoire le texte d'appel à cette journée.

F O R U M   S O C I A L     L O C A L

Le temps de l’euphorie de la croissance, de la croyance aveugle au progrès technologique qui résoudrait tous les problèmes de l’humanité, est aujourd’hui révolu. Depuis le 1er choc pétrolier de 1973, le monde connaît une récession économique et une mutation planétaire majeure.

Pour répondre à la crise économique initiée par l’augmentation du prix du baril de pétrole en 1973, les grands pays industrialisés à l’époque du G7 ont choisi la course en avant du capitalisme avec la mondialisation. Ils ont choisi d’élargir les marchés à toute la planète, la course à l’énergie nucléaire, la course à la croissance, afin de permettre une augmentation phénoménale des profits des grands actionnaires des grandes multinationales mondiales. Cela a provoqué une multiplication des échanges et des transports.

Mais ces choix ont des conséquences douloureuses pour les hommes et pour la planète. Car cette mondialisation a fait naître une croissance économique sauvage dans de nouveaux pays de la planète en Asie, au Brésil ou au Mexique, dans les pays appelés communistes, des pays émergents qui, les yeux rivés sur le modèle capitaliste occidental, consomment davantage d’énergie pour aboutir eux aussi à la société de consommation.

Cette mondialisation capitaliste porte en elle une quadruple crise :

Une crise de l’énergie qui se traduit aujourd’hui par l’explosion du prix du pétrole (dont le prix a presque doublé en deux ans) avec l’épuisement des ressources fossiles de la planète. Cette crise de l’énergie amènera forcément à modifier l’ensemble du système économique et social fondé sur la multiplication des transports de produits peu chers issus des délocalisations en Asie ou en Amérique Latine.

Une grave crise alimentaire : cette crise a atteint un sommet en 2007 et début 2008 avec une flambée des prix des produits de base interdisant à de très nombreux habitants des pays du Sud d’accéder à la nourriture. Cette crise amplifie les graves difficultés de la moitié de l’humanité : 1 milliard de sous-alimentés et près de 2 milliards souffrant de carences. Elle est provoquée par des choix politiques catastrophiques : utilisation massive d’agro carburants (maïs aux USA, huile de palme en Malaisie et Indonésie), absence de stocks publics favorisant la spéculation, le tout sur un fond défavorable aux agricultures familiales et aux productions vivrières… Faute de politiques radicalement nouvelles cette crise va s’amplifier en lien avec la crise écologique.

Une crise financière à rebondissements. Les investissements spéculatifs dominent le monde et provoquent des paniques financières (crise des subprimes, bulle internet, déstabilisation de grandes entreprises comme EADS, affolement des places boursières) au profit de richissimes actionnaires qui, ensuite échappent à l’impôt en plaçant leurs profits dans des paradis fiscaux. Mais ces coups financiers ont des coûts humains dramatiques pour une majorité : chômage, pauvreté, augmentation des écarts Nord-Sud et accroissement des écarts entre les plus riches et les plus pauvres et des inégalités sociales.

Une crise politique, et une crise de la politique : le sentiment dominant inculqué par des idéologues au service du libéralisme est que l’on ne peut rien faire devant ces inégalités et ces crises passagères et qu’il faut laisser faire les soi-disant « lois de l’Économie », et que l’État doit moins contraindre et, au contraire favoriser

les entreprises en allégeant les taxes, la fiscalité des entreprises. Cela provoque le dégoût, parfois la violence des exclus de ce système mondialiste de promotion des plus riches, et l’abstention, fautes de perspectives de changement radical de société, puisqu’une grande partie de la gauche réformiste a adopté les mécanismes économiques de la mondialisation capitaliste.

Nous pensons qu’un autre monde est possible et qu’il y a des alternatives partielles sectorielles isolées, ignorées, voire déformées par des médias au service de cette idéologie dominante. Cà et là, se développent des processus de révolution anti-impérialistes en Amérique Latine, des expériences syndicales d’autogestion, des coopératives, des expériences d’agriculture paysanne respectueuse de l’environnement et du travail humain et de relations directes entre producteurs consommateurs dans les pays riches comme dans les pays pauvres. C’est ainsi que s’élaborent d’autres modes de développement fondés sur la solidarité,la coopération, et la solidarité avec les générations futures avec le respect des écosystèmes planétaires.

C’est dans ce cadre que nous vous invitons à participer à ce forum social local,

en lien avec d’autres initiatives en Europe et dans le monde :

- qui sera une journée de réflexion et d’action collective ;

- qui mêlera tables rondes, ateliers, projections vidéos, interventions artistiques ;

- qui permettra une restauration de qualité avec des agriculteurs bio.


Dimanche 28 septembre 2008 7 28 /09 /2008 22:02
Vendredi 12, samedi 13 et dimanche 14 septembre, PRS participait pour la 4ème année consécutive à la Fête de l'Humanité. Notre stand était placé sous le signe de la réinvention de la gauche et de la défense de la laïcité ( télécharger ici le programme complet des activités de notre stand).
Visionnez dès maintenant les vidéos de la conférence-débat sur le thème " Refuser le choc des civilisations" avec Jean-Luc Mélenchon, président de PRS et Pierre Laurent, directeur de la rédaction de l'Humanité.




le diaporama de la fête

avec, entre autres, le spectacle de théâtre de rue de nos commandos culturels sur le choc des civilisations, joué régulièrement devant notre stand, le banquet de la fraternité, la chorale "Les Barbus de la Salmouille" et leurs chants marins révolutionnaires, les ateliers de lecture sur la casse du droit du travail et sur le grand marché transatlantique, le débat "Comment réinventer la gauche ?" avec la nouvelle génération communiste, ou encore l' exposition sur la laïcité.

http://www.pourlarepubliquesociale.org/

Dimanche 28 septembre 2008 7 28 /09 /2008 14:56

Xavier Darcos a déclaré que les enseignants de maternelle sont des "personnes" qui "travaillent essentiellement à changer les couches" des enfants. Scandale à la maternité par médias interposés. Aujourd'hui, mercredi 24 septembre, les enseignants en ont remis une couche, devant le rectorat de Paris... et il semblerait bien que la couche soit pleine !

Quelques photos extraites du site associatif hns-info.net.

 

Manifestation anti-Darcos   Manifestation couches Darcos

Les couches de Xavier Darcos   Manifestation éducation nationale

 

   Réforme Darcos
















http://www.lesmotsontunsens.com/operation-des-couches-pour-darcos-manifestation-rectorat-paris

Dimanche 28 septembre 2008 7 28 /09 /2008 14:51

APPEL INTERNATIONAL A LA SOLIDARITE

L’oligarchie bolivienne, celle qui a soutenu les coups d’État, les dictatures militaires, et le libéralisme le plus sauvage, se dit aujourd’hui autonomiste et "démocratique" afin de continuer à s’enrichir aux dépens de la majorité de la population qui vit dans la pauvreté. Elle cherche à empêcher à n’importe quel prix, la progression du processus de changement qui est en marche en Bolivie. Elle s’appuie pour cela sur des groupes racistes d’extrême droite regroupés au sein d’organisations qui ont le soutien du gouvernement américain.

Les sabotages et attaques armées qui ont coûté la vie à plusieurs dizaines de paysans boliviens ces derniers jours, visent à rendre le pays ingouvernable avant la tenue du référendum du 25 janvier prochain, qui devra ratifier une nouvelle Constitution de l’Etat bolivien et redéfinir les limites de la propriété de la terre. Ces deux revendications comptent parmi celles que la majorité des boliviens appellent le plus ardemment de leurs vœux.

Le gouvernement présidé par Evo Morales a dénoncé à plusieurs reprises la politique d’ingérence de l’ambassadeur des États-Unis en Bolivie. Son expulsion a été plus que méritée.

Depuis l’élection d’Evo Morales à la Présidence de la Bolivie, en dépit de multiples difficultés, nous avons pu constater que les politiques mises en application, outre de répondre aux attentes de la majorité des boliviens, satisfont à nombre de revendications et propositions que nous défendons depuis des années.

La politique de récupération de la souveraineté dans des domaines stratégiques de l’économie bolivienne ( gaz, eau, biodiversité…), jusque là livrés en grande partie aux multinationales, grâce à la complicité des élites locales, est le résultat concret de la lutte résolue des mouvements sociaux boliviens. Le processus démocratique et de transformation sociale en marche en Bolivie constitue un exemple, pour toutes les Nations et les Peuples. Ce sont ces conquêtes sociales que l’oligarchie bolivienne et l’impérialisme américain veulent anéantir.

Nous organisations, collectifs et réseaux voulons exprimer notre soutien le plus ferme au peuple bolivien et au gouvernement qu’il s’est choisi dans les difficiles moments qu’il affronte actuellement, dans son effort pour la défense et la consolidation du processus de changements démocratiques, sociaux, politiques, écologistes et culturels.

La meilleure manière de défendre les changements réalisés jusqu’à présent en Bolivie passe par la mobilisation, à l’intérieur comme à l’extérieur du pays, de tous ceux qui se sentent concernés par la récupération de la Souveraineté, de l’Indépendance et la Dignité du peuple bolivien, et par l’attitude ferme de son gouvernement devant les attaques de la droite, des milices d’extrême droite qu’elle entretient, et de l’ingérence états-unienne.

Solidarité avec le peuple de Bolivie et le gouvernement qu’il s’est choisi !

Non au coup d’état en Bolivie, non à l’interventionnisme des États-Unis !

Non à l’impunité pour les responsables des crimes, apparition en vie des disparus du Pando !

À l’appel du collectif de solidarité Bolivie

Premiers signataires en France : Américains contre la Guerre, Comité Pro-Bolivia, France Amérique Latine, Ligue Communiste Révolutionnaire, Mouvement contre le Racisme et pour l’Amitié entre les peuples, Parti Communiste Français, Petite Amérique, Pour la République Sociale...

Vendredi 19 septembre 2008 5 19 /09 /2008 20:22

L’Europe libérale contre les services publics

La Commission européenne s’acharne depuis plus de 10 ans à ouvrir le secteur postal à la concurrence, tantôt contre les Etats (en 2000 la France bloque la libéralisation), tantôt contre le Parlement européen (en 1997 et en 2000 le Parlement freine la libéralisation). Peu importe l’avis des représentants des peuples, la Commission repropose toujours les mêmes solutions libérales.

Après avoir présenté une nouvelle proposition en octobre 2006 pour libéraliser tout le courrier de base (moins de 50g), la Commission s’est à nouveau heurtée aux Etats, notamment à la France à l’hiver 2006-2007. Elle s’est donc retournée début juillet 2007 vers le Parlement européen qui a fini par valider le principe de la libéralisation du courrier de base mais a repoussé l’éventuelle libéralisation à 2012 et non plus 2009. Profitant du changement de gouvernement en France, la Commission est ensuite revenue à la charge le 1er octobre 2007. Et la France de Sarkozy, par la voix du ministre Novelli, a alors remballé son opposition et a même décidé de faire partie d’un groupe de pays anticipant la libéralisation au 1er janvier 2011 alors que 11 autres pays continuaient de s’opposer et obtenaient un sursis jusqu’en 2013.

Le nouveau traité européen toujours hostile aux services publics

Un protocole de pure forme se contente dans le traité de Lisbonne de souligner «l’importance des services d’intérêt général». Passée cette déclaration, rien ne permet de contrarier l’application de la libre concurrence aux services publics déjà imposée par les traités actuels. L’obligation d’abroger toute mesure économique qui serait contraire aux règles européennes de concurrence est toujours là (article 86 TFUE). Tandis que les aides publiques à certaines productions ou services sont toujours interdites (87 TFUE) ce qui interdit par exemple à l’Etat français financer le développement du transport ferroviaire de marchandises malgré l’urgence écologique.

La Poste dans la tourmente de la concurrence

L’ouverture à la concurrence du marché des colis a déjà conduit la Poste à privilégier ses plus gros clients professionnels au détriment des particuliers et des associations.

L’ouverture à la concurrence du courrier de base conduira à libéraliser les tarifs et donc à la remise en cause du prix unique du timbre, qui garantit la péréquation sur tout le territoire, que l’on habite en plein centre de Paris ou au fin fond de la Lozère. Or la libéralisation postale suppose l’abandon de la péréquation que rend possible le prix unique du timbre. En mettant fin à l’encadrement des prix, elle permettrait à terme au marché de fixer les tarifs en fonction des coûts réels, c'est-à-dire de moduler le coût du timbre selon la distance à parcourir ou l’accessibilité du point de départ ou d’arrivée. Cela entraînerait des reculs considérables dans les zones rurales et urbaines défavorisées (nouvelles fermetures de bureaux, surcoût du prix du timbre, moindre fréquence des tournées …).

La privatisation de la Poste, c’est la fin du service public

Le gouvernement et la direction de la Poste prétendent qu’il faut ouvrir la Poste aux capitaux privés pour lui permettre de trouver l’argent nécessaire à son développement. Pourtant, la Poste peut aujourd’hui obtenir des taux plus avantageux comme établissement public que si elle était une société de droit privé car sa dette est garantie par l’Etat. L’ouverture du capital de la Poste au privé conduirait aussi les nouveaux actionnaires à exiger des dividendes bien plus coûteux pour la Poste que des emprunts. Le précédent du changement de statut de France Télécom en 1996 a d’ailleurs été un désastre financier. France Télécom avait une excellente santé financière quand elle était publique. Elle s’est retrouvée avec 70 milliards d’euros de dettes en 2001 après s’être embarquée dans l’économie de casino des marchés financiers. Avec comme conséquence la dégradation du service et la hausse des prix pour le plus grand nombre.

Tous ensemble exigeons un référendum contre la privatisation

Privatiser un service public ce n’est pas seulement faire reculer la qualité des services offerts à tous, c’est priver les citoyens du pouvoir de contrôler eux-mêmes les outils de leur destin. C’est une nouvelle remise en cause de l’identité républicaine de notre pays qui a voulu que l’on mette en commun les grands services vitaux pour le plus grand nombre.

C’est donc aux citoyens de décider. Un référendum peut être organisé sur ce sujet en utilisant les nouvelles dispositions de l’article 11 de la Constitution. Il faut pour cela qu’1/5 des parlementaires et 1/10 des électeurs exige un référendum. C’est possible ! La privatisation de la Poste peut donc être stoppée pour peu que le peuple s’en mêle.

Après avoir lancé

Après avoir lancé la privatisation d’EDF-GDF et terminé celle de France Télécom, Sarkozy et la droite s’attaquent aujourd’hui à La Poste, un des derniers grands services publics français avec la SNCF. S’ils réussissent, il ne restera plus trace des services publics qui ont été des fleurons du développement du pays et de la satisfaction des besoins fondamentaux du plus grand nombre, plaçant la France en tête en Europe pour la performance du courrier, de l’électricité et du chemin de fer.

http://www.pourlarepubliquesociale.org/accueil

Vendredi 19 septembre 2008 5 19 /09 /2008 20:14

Enfin la situation se clarifie à la gauche du PS ! Le courant NPS vient de constater l’impossibilité d’une synthèse avec les « Reconstructeurs ». Je n’en suis pas surpris. Dès lors un débat sans faux semblant peut s’engager entre les différentes orientations qui traversent le mouvement socialiste. Pour cela la gauche du PS doit réussir son rassemblement, échoué lors de tous les précédents congrès. Un moment historique est à portée de main.

Alors que la majorité sortante du PS explose, la gauche du Parti peut faire la décision dans ce congrès. Elle doit être à la hauteur de son rôle pour que le mouvement socialiste affronte la crise sans précédent du capitalisme et porte enfin une opposition frontale à Sarkozy.

Dans ce congrès la gauche du Parti doit affirmer avec force :
- une stratégie internationale de paix qui rompe avec l’alignement sur les Etats-Unis et l’OTAN
- la nécessité d’une réorientation radicale de la construction européenne qui commence par l’abandon du Traité de Lisbonne
- la centralité du partage des richesses et la remise en cause du modèle productif dominant et donc l’instauration d’une véritable planification écologique du développement de notre pays
- la refondation républicaine de notre société autour d’une 6ème République parlementaire, fermement laïque et sociale
- des alliances nouées exclusivement à gauche et sans exclusive à l’égard de l’extrême gauche

Je suis disposé sans préalable à engager la discussion en vue d’une motion commune de la gauche du Parti. Avec Marc Dolez, nous rencontrerons pour cela les représentants du NPS dans les prochaines heures.

Vendredi 19 septembre 2008 5 19 /09 /2008 20:05
Le nouveau Préfet du Rhône interdit le rassemblement de samedi contre la guerre sous prétexte que la demande d’autorisation ne lui est pas parvenue dans les délais de « trois jours francs », ce qui de toute évidence, reste à démontrer.

En fait il cherche à empêcher une expression démocratique et pacifique contre la sale guerre en Afghanistan et l’engagement des troupes françaises dans le cadre de l’Otan ; engagement rejeté par une majorité de l’opinion publique française.

Les organisations soussignées ne laisseront pas porter atteinte à une liberté publique fondamentale :
celle de se rassembler démocratiquement et pacifiquement samedi 20/09 à Lyon comme dans toute la France dans le cadre d’une mobilisation nationale contre la guerre,
-pour manifester l’opposition à la politique belliciste du gouvernement Sarkozy
-pour exiger le retrait des troupes françaises et de l’Otan d’Afghanistan

-pour privilégier une solution politique et solidaire entre les peuples.
                     

C’est pourquoi nous appelons unitairement au rassemblement
samedi 20 septembre à 14h30 Place des Terreaux.

Nous tiendrons un point de presse à 14h avant le rassemblement.


Lyon le 18/09/2008 »

Premiers  Signataires : AUDACES Lyon, attac-Rhône, LCR Lyon, Mouvement de la Paix, UJFP, Fédération Syndicale Etudiante, Union Pour le Communisme, PRS Rhône, Jeunesses Communistes Marxistes-Léninistes du Rhône, Gauche Alter Lyon,
Vendredi 19 septembre 2008 5 19 /09 /2008 19:47

Le 25 août, lors d'une commémoration à Maillé, Sarkozy a comparé le massacre des habitants de ce village par les nazis à la situation en Afghanistan: “ à l’aune de ce souvenir tragique, on comprend mieux (...) ce que veut dire la civilisation et pourquoi il faut la défendre quand elle se trouve confrontée à la barbarie la plus totale ”.

Trois jours auparavant, dans l’ouest de l’Afghanistan, les avions de la coalition militaire à laquelle la France participe tuaient près de cent civils dans un village. Ce massacre en Afghanistan suffit presque à lui seul à montrer l'hypocrisie de Sarkozy et du gouvernement au sujet de cette guerre : “ la barbarie la plus totale ”, c'est en fait les USA et leurs alliés, dont le gouvernement Sarkozy, qui l'engendrent !

“ Ca reste une guerre du même type que la guerre d'Algérie. (...). On utilise les mêmes méthodes et les fondamentaux ”. C'est dans ces termes plus francs que le Colonel Perrin, chef du régiment de Carcassonne récemment envoyé en renfort des troupes françaises en Afghanistan, parle de ce conflit aux journalistes. C'est effectivement une guerre dirigée contre le peuple. Les morts, les “ bavures ”, se comptent par milliers, tandis que le pays s'enfonce dans le chaos et la misère : 70% des Afghans vivent avec moins de 1 dollar par jour.

Et cette intervention militaire n'a évidemment apporté, contrairement à ce que prétendent Bush et Sarkozy, ni la démocratie, ni la libération des femmes en Afghanistan. En guise de démocratie, les Afghans doivent subir le gouvernement d'Hamid Karzaï, ancien conseiller de la compagnie pétrolière étatsunienne UNOCAL : un gouvernement fantoche et corrompu, appuyé sur des seigneurs de guerre féodaux. Et, loin d'abroger le statut inférieur de la femme imposée par le régime des Talibans, ce nouveau régime l'a maintenu, y compris dans la Constitution.

Le dernier mot de Sarkozy, comme de Bush, pour justifier cette guerre, c'est la “ lutte contre le terrorisme islamique ”. C'est un mensonge ! Une partie des islamistes et théocrates siège aux gouvernements mis en place par ces mêmes puissances occupantes, en Afghanistan comme en Irak. Lors de l'intervention russe, les USA ont soutenu les islamistes les plus réactionnaires. Et l'intervention armée actuelle, à elle seule, permet aux Talibans de redorer leur blason, de tenter de se faire passer aux yeux des Afghans pour leurs défenseurs, ce qu'ils ne sont pas.

Les forces d'occupation en Afghanistan ne défendent donc ni la liberté, ni la démocratie, ni les droits des femmes. Et c'est leur propre terrorisme militaire et économique qui fait planer sur le monde les plus lourdes menaces et l'insécurité permanente.

Si cette intervention militaire se poursuit, c'est pour les intérêts des puissants et des grandes multinationales, qui ont besoin de contrôler une zone stratégique et riche en matières premières. C'est pour ces intérêts capitalistes, minoritaires, que des soldats tuent et se font tuer en Afghanistan comme ailleurs, tandis que des sommes considérables, qui pourraient être utiles à la population et aux services publics aujourd'hui menacés, sont englouties dans les budgets militaires pour servir cette politique.


Nous ne pouvons accepter que cette aventure militaire, à laquelle participe notre pays, continue, ajoutant chaque jour son lot d'horreurs et de cadavres.


Nous appelons la population, l'ensemble des organisations progressistes, politiques, syndicales et démocratiques à se positionner et à mettre tout en œuvre pour l'arrêt de l'intervention impérialiste en Afghanistan.


Le 22 septembre aura lieu un débat à l'Assemblée Nationale sur la présence en Afghanistan. Le Gouvernement Sarkozy tente une opération d’Union Nationale pour conforter sa politique.

L’opposition à la guerre doit se faire entendre par ses propres moyens.


Dans le cadre d'une mobilisation nationale, un premier rassemblement aura lieu le 20 septembre à Lyon, soyons y nombreux pour mettre en échec le gouvernement et sa politique belliciste !


SAMEDI 20 SEPTEMBRE 2008

RASSEMBLEMENT

14h30 PLACE DES TERREAUX

Jeudi 18 septembre 2008 4 18 /09 /2008 19:49

Il y a quelques mois, les principaux oracles de la planète financière multipliaient les communiqués lénifiants sur la crise. En mai dernier, Dominique Strauss-Kahn expliquait au Parlement européen : « Il y a de bonnes raisons de penser que les institutions financières ont révélé l'essentiel [des dégâts], surtout aux Etats-Unis. [...] Les pires nouvelles sont donc derrière nous ». Aujourd’hui Alan Greenspan, ancien président de la Réserve Fédérale, la banque centrale américaine, déclare que nous sommes entrés dans « la pire crise financière qu’ait connu le capitalisme depuis un siècle ».


Quand les pythies se retournent, ça sent vraiment le roussi. Car si la croyance dans la valeur du système financier s’effondre, c’est le système financier lui-même qui sombrera. La preuve par les subprimes. Ces actifs pourris (un subprime est par définition un prêt grevé d’un risque élevé de défaillance de l’emprunteur) n’ont du leur succès qu’à la croyance fabriquée et entretenue par Greenspan lui-même selon laquelle l’immobilier américain était promis à une hausse continue. La cavalerie financière a fait le reste. Chaque nouvel acheteur de titres subprimes provoquait la poursuite de la hausse et renforçait la croyance. Aujourd’hui ce mécanisme fonctionne à l’inverse : la fuite des détenteurs de subprimes accélère la dégringolade des cours. Au final ces titres ne trouvent plus preneur. Ils ne valent plus rien. Et même l’Etat ne peut pas compenser les pertes occasionnées.

C’est ce qui s’est passé avec la faillite de Lehman Brothers. Pendant quelques heures, le gouvernement américain a voulu faire croire qu’en laissant couler la troisième banque d’affaires américaine, il permettait au marché de sanctionner un canard boiteux. Las ! Dès le lendemain, il était contraint de voler au secours de l’assureur AIG. A quelques heures du dépôt de bilan, la Réserve fédérale américaine s'est résolue à prêter à AIG 85 milliards de dollars, alors même que les assureurs ne relèvent pas de son ressort ! Elle recevra en échange 79,9 % de son capital. En bon français cela s’appelle une nationalisation. Deux questions fondamentales se posent alors.

La première question est qui paye ces nationalisations ? La Réserve fédérale fournit des liquidités en échange d'actions. Puis le Trésor américain rachète ces actions en payant avec des emprunts d'Etat. Puisque le pays est en difficulté économique et que l’administration Bush (ni même Obama d’ailleurs) n’a l’intention d’augmenter significativement les impôts, ces dépenses vont creuser le déficit budgétaire et donc la dette américaine. Les interventions de la Fed impliquent donc que les Etats-Unis puissent vivre chaque jour davantage aux crochets du reste du Monde. Or nous savons désormais que ce régime est intenable. Les signes avant-coureurs d’un retournement sont déjà là. La crise des subprimes a révélé la fragilité d’une croissance américaine fondée sur l’endettement. Elle a également accéléré la réorientation des échanges mondiaux. Face à la baisse de la consommation américaine, la Chine a déjà annoncé un plan de relance fondé sur sa consommation intérieure. Si une forte dynamique de croissance interne se mettait en place dans le pays le plus peuplé du monde, ses excédents commerciaux avec les Etats-Unis diminueraient brutalement. Dès lors il faudrait dire adieu aux montagnes de dollars avec lesquelles la Chine rachète les titres de la dette américaine. Plus de dette pour moins d’acheteurs de la dette… le cocktail est explosif. La fragilité de l’économie américaine toute entière éclatera donc aussi sûrement qu’explose aujourd’hui celle de ses banques.

La seconde question concerne la « régulation » du système. C’est devenu une tarte à la crème du Congrès socialiste. Or cette nationalisation par l’Etat américain nous rappelle que le capitalisme est toujours un système hiérarchisé et dès lors régulé par les institutions financières du marché dominant. Le régulateur c’est la Réserve Fédérale et au final l’Etat américain lui-même. Même les libéraux admettent ce besoin de régulation ! Le problème est plutôt qui régule. Acceptons-nous que ce soient des institutions « indépendantes » au service du capital ? Acceptons-nous que ce pouvoir revienne aux Etats-Unis d’Amérique ?

Si nous le refusons cette régulation là, cela implique une stratégie et des rapports de force. La gauche ne convaincra pas le système financier de se soumettre à des institutions contrôlées par la souveraineté populaire au terme d’une aimable discussion entre gens de bonne compagnie. Car un tel changement impliquerait un partage des richesses très différent de celui que produit « spontanément » la régulation actuelle. La gauche ne convaincra pas davantage les Etats-Unis de renoncer à leur hégémonie par la démonstration qu’elle repose sur un régime économique intenable. Les Etats-Unis vont se défendre. Ils le font déjà avec les armes de l’Empire. Danger ! Lorsque les rapports de force entre puissances vacillent, la paix est toujours menacée. La concurrence des impérialismes européens a débouché sur la Première Guerre Mondiale. La crise de 29 a conduit à la guerre de 39. Mieux vaudrait ne pas laisser le système se réguler lui-même. Sinon qui sait où nous mènera cette « plus grande crise que le capitalisme ait connu depuis un siècle » ?

François Delapierre

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