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Qui sommes nous ?

"Pour la République sociale" est une association qui regroupe des militants issus de divers horizons de la gauche.

Elle se fixe comme objectif l’élaboration d’un projet politique capable de refonder une alternative de gauche à la domination matérielle et culturelle du capitalisme de notre époque.

Ouverte à celles et ceux qui se reconnaissent dans sa déclaration de présentation elle entend contribuer ainsi à une nouvelle union des gauches.

Ses modes d’action sont l’élaboration collective, la formation, l’action militante et l’éducation populaire.

PRS édite une revue.

PRS a été fondée le 31 mai 2004 à l’initiative de Jean-Luc Mélenchon.

Vendredi 19 septembre 2008

Enfin la situation se clarifie à la gauche du PS ! Le courant NPS vient de constater l’impossibilité d’une synthèse avec les « Reconstructeurs ». Je n’en suis pas surpris. Dès lors un débat sans faux semblant peut s’engager entre les différentes orientations qui traversent le mouvement socialiste. Pour cela la gauche du PS doit réussir son rassemblement, échoué lors de tous les précédents congrès. Un moment historique est à portée de main.

Alors que la majorité sortante du PS explose, la gauche du Parti peut faire la décision dans ce congrès. Elle doit être à la hauteur de son rôle pour que le mouvement socialiste affronte la crise sans précédent du capitalisme et porte enfin une opposition frontale à Sarkozy.

Dans ce congrès la gauche du Parti doit affirmer avec force :
- une stratégie internationale de paix qui rompe avec l’alignement sur les Etats-Unis et l’OTAN
- la nécessité d’une réorientation radicale de la construction européenne qui commence par l’abandon du Traité de Lisbonne
- la centralité du partage des richesses et la remise en cause du modèle productif dominant et donc l’instauration d’une véritable planification écologique du développement de notre pays
- la refondation républicaine de notre société autour d’une 6ème République parlementaire, fermement laïque et sociale
- des alliances nouées exclusivement à gauche et sans exclusive à l’égard de l’extrême gauche

Je suis disposé sans préalable à engager la discussion en vue d’une motion commune de la gauche du Parti. Avec Marc Dolez, nous rencontrerons pour cela les représentants du NPS dans les prochaines heures.

Vendredi 19 septembre 2008
Le nouveau Préfet du Rhône interdit le rassemblement de samedi contre la guerre sous prétexte que la demande d’autorisation ne lui est pas parvenue dans les délais de « trois jours francs », ce qui de toute évidence, reste à démontrer.

En fait il cherche à empêcher une expression démocratique et pacifique contre la sale guerre en Afghanistan et l’engagement des troupes françaises dans le cadre de l’Otan ; engagement rejeté par une majorité de l’opinion publique française.

Les organisations soussignées ne laisseront pas porter atteinte à une liberté publique fondamentale :
celle de se rassembler démocratiquement et pacifiquement samedi 20/09 à Lyon comme dans toute la France dans le cadre d’une mobilisation nationale contre la guerre,
-pour manifester l’opposition à la politique belliciste du gouvernement Sarkozy
-pour exiger le retrait des troupes françaises et de l’Otan d’Afghanistan

-pour privilégier une solution politique et solidaire entre les peuples.
                     

C’est pourquoi nous appelons unitairement au rassemblement
samedi 20 septembre à 14h30 Place des Terreaux.

Nous tiendrons un point de presse à 14h avant le rassemblement.


Lyon le 18/09/2008 »

Premiers  Signataires : AUDACES Lyon, attac-Rhône, LCR Lyon, Mouvement de la Paix, UJFP, Fédération Syndicale Etudiante, Union Pour le Communisme, PRS Rhône, Jeunesses Communistes Marxistes-Léninistes du Rhône, Gauche Alter Lyon,
Vendredi 19 septembre 2008

Le 25 août, lors d'une commémoration à Maillé, Sarkozy a comparé le massacre des habitants de ce village par les nazis à la situation en Afghanistan: “ à l’aune de ce souvenir tragique, on comprend mieux (...) ce que veut dire la civilisation et pourquoi il faut la défendre quand elle se trouve confrontée à la barbarie la plus totale ”.

Trois jours auparavant, dans l’ouest de l’Afghanistan, les avions de la coalition militaire à laquelle la France participe tuaient près de cent civils dans un village. Ce massacre en Afghanistan suffit presque à lui seul à montrer l'hypocrisie de Sarkozy et du gouvernement au sujet de cette guerre : “ la barbarie la plus totale ”, c'est en fait les USA et leurs alliés, dont le gouvernement Sarkozy, qui l'engendrent !

“ Ca reste une guerre du même type que la guerre d'Algérie. (...). On utilise les mêmes méthodes et les fondamentaux ”. C'est dans ces termes plus francs que le Colonel Perrin, chef du régiment de Carcassonne récemment envoyé en renfort des troupes françaises en Afghanistan, parle de ce conflit aux journalistes. C'est effectivement une guerre dirigée contre le peuple. Les morts, les “ bavures ”, se comptent par milliers, tandis que le pays s'enfonce dans le chaos et la misère : 70% des Afghans vivent avec moins de 1 dollar par jour.

Et cette intervention militaire n'a évidemment apporté, contrairement à ce que prétendent Bush et Sarkozy, ni la démocratie, ni la libération des femmes en Afghanistan. En guise de démocratie, les Afghans doivent subir le gouvernement d'Hamid Karzaï, ancien conseiller de la compagnie pétrolière étatsunienne UNOCAL : un gouvernement fantoche et corrompu, appuyé sur des seigneurs de guerre féodaux. Et, loin d'abroger le statut inférieur de la femme imposée par le régime des Talibans, ce nouveau régime l'a maintenu, y compris dans la Constitution.

Le dernier mot de Sarkozy, comme de Bush, pour justifier cette guerre, c'est la “ lutte contre le terrorisme islamique ”. C'est un mensonge ! Une partie des islamistes et théocrates siège aux gouvernements mis en place par ces mêmes puissances occupantes, en Afghanistan comme en Irak. Lors de l'intervention russe, les USA ont soutenu les islamistes les plus réactionnaires. Et l'intervention armée actuelle, à elle seule, permet aux Talibans de redorer leur blason, de tenter de se faire passer aux yeux des Afghans pour leurs défenseurs, ce qu'ils ne sont pas.

Les forces d'occupation en Afghanistan ne défendent donc ni la liberté, ni la démocratie, ni les droits des femmes. Et c'est leur propre terrorisme militaire et économique qui fait planer sur le monde les plus lourdes menaces et l'insécurité permanente.

Si cette intervention militaire se poursuit, c'est pour les intérêts des puissants et des grandes multinationales, qui ont besoin de contrôler une zone stratégique et riche en matières premières. C'est pour ces intérêts capitalistes, minoritaires, que des soldats tuent et se font tuer en Afghanistan comme ailleurs, tandis que des sommes considérables, qui pourraient être utiles à la population et aux services publics aujourd'hui menacés, sont englouties dans les budgets militaires pour servir cette politique.


Nous ne pouvons accepter que cette aventure militaire, à laquelle participe notre pays, continue, ajoutant chaque jour son lot d'horreurs et de cadavres.


Nous appelons la population, l'ensemble des organisations progressistes, politiques, syndicales et démocratiques à se positionner et à mettre tout en œuvre pour l'arrêt de l'intervention impérialiste en Afghanistan.


Le 22 septembre aura lieu un débat à l'Assemblée Nationale sur la présence en Afghanistan. Le Gouvernement Sarkozy tente une opération d’Union Nationale pour conforter sa politique.

L’opposition à la guerre doit se faire entendre par ses propres moyens.


Dans le cadre d'une mobilisation nationale, un premier rassemblement aura lieu le 20 septembre à Lyon, soyons y nombreux pour mettre en échec le gouvernement et sa politique belliciste !


SAMEDI 20 SEPTEMBRE 2008

RASSEMBLEMENT

14h30 PLACE DES TERREAUX

Jeudi 18 septembre 2008

Il y a quelques mois, les principaux oracles de la planète financière multipliaient les communiqués lénifiants sur la crise. En mai dernier, Dominique Strauss-Kahn expliquait au Parlement européen : « Il y a de bonnes raisons de penser que les institutions financières ont révélé l'essentiel [des dégâts], surtout aux Etats-Unis. [...] Les pires nouvelles sont donc derrière nous ». Aujourd’hui Alan Greenspan, ancien président de la Réserve Fédérale, la banque centrale américaine, déclare que nous sommes entrés dans « la pire crise financière qu’ait connu le capitalisme depuis un siècle ».


Quand les pythies se retournent, ça sent vraiment le roussi. Car si la croyance dans la valeur du système financier s’effondre, c’est le système financier lui-même qui sombrera. La preuve par les subprimes. Ces actifs pourris (un subprime est par définition un prêt grevé d’un risque élevé de défaillance de l’emprunteur) n’ont du leur succès qu’à la croyance fabriquée et entretenue par Greenspan lui-même selon laquelle l’immobilier américain était promis à une hausse continue. La cavalerie financière a fait le reste. Chaque nouvel acheteur de titres subprimes provoquait la poursuite de la hausse et renforçait la croyance. Aujourd’hui ce mécanisme fonctionne à l’inverse : la fuite des détenteurs de subprimes accélère la dégringolade des cours. Au final ces titres ne trouvent plus preneur. Ils ne valent plus rien. Et même l’Etat ne peut pas compenser les pertes occasionnées.

C’est ce qui s’est passé avec la faillite de Lehman Brothers. Pendant quelques heures, le gouvernement américain a voulu faire croire qu’en laissant couler la troisième banque d’affaires américaine, il permettait au marché de sanctionner un canard boiteux. Las ! Dès le lendemain, il était contraint de voler au secours de l’assureur AIG. A quelques heures du dépôt de bilan, la Réserve fédérale américaine s'est résolue à prêter à AIG 85 milliards de dollars, alors même que les assureurs ne relèvent pas de son ressort ! Elle recevra en échange 79,9 % de son capital. En bon français cela s’appelle une nationalisation. Deux questions fondamentales se posent alors.

La première question est qui paye ces nationalisations ? La Réserve fédérale fournit des liquidités en échange d'actions. Puis le Trésor américain rachète ces actions en payant avec des emprunts d'Etat. Puisque le pays est en difficulté économique et que l’administration Bush (ni même Obama d’ailleurs) n’a l’intention d’augmenter significativement les impôts, ces dépenses vont creuser le déficit budgétaire et donc la dette américaine. Les interventions de la Fed impliquent donc que les Etats-Unis puissent vivre chaque jour davantage aux crochets du reste du Monde. Or nous savons désormais que ce régime est intenable. Les signes avant-coureurs d’un retournement sont déjà là. La crise des subprimes a révélé la fragilité d’une croissance américaine fondée sur l’endettement. Elle a également accéléré la réorientation des échanges mondiaux. Face à la baisse de la consommation américaine, la Chine a déjà annoncé un plan de relance fondé sur sa consommation intérieure. Si une forte dynamique de croissance interne se mettait en place dans le pays le plus peuplé du monde, ses excédents commerciaux avec les Etats-Unis diminueraient brutalement. Dès lors il faudrait dire adieu aux montagnes de dollars avec lesquelles la Chine rachète les titres de la dette américaine. Plus de dette pour moins d’acheteurs de la dette… le cocktail est explosif. La fragilité de l’économie américaine toute entière éclatera donc aussi sûrement qu’explose aujourd’hui celle de ses banques.

La seconde question concerne la « régulation » du système. C’est devenu une tarte à la crème du Congrès socialiste. Or cette nationalisation par l’Etat américain nous rappelle que le capitalisme est toujours un système hiérarchisé et dès lors régulé par les institutions financières du marché dominant. Le régulateur c’est la Réserve Fédérale et au final l’Etat américain lui-même. Même les libéraux admettent ce besoin de régulation ! Le problème est plutôt qui régule. Acceptons-nous que ce soient des institutions « indépendantes » au service du capital ? Acceptons-nous que ce pouvoir revienne aux Etats-Unis d’Amérique ?

Si nous le refusons cette régulation là, cela implique une stratégie et des rapports de force. La gauche ne convaincra pas le système financier de se soumettre à des institutions contrôlées par la souveraineté populaire au terme d’une aimable discussion entre gens de bonne compagnie. Car un tel changement impliquerait un partage des richesses très différent de celui que produit « spontanément » la régulation actuelle. La gauche ne convaincra pas davantage les Etats-Unis de renoncer à leur hégémonie par la démonstration qu’elle repose sur un régime économique intenable. Les Etats-Unis vont se défendre. Ils le font déjà avec les armes de l’Empire. Danger ! Lorsque les rapports de force entre puissances vacillent, la paix est toujours menacée. La concurrence des impérialismes européens a débouché sur la Première Guerre Mondiale. La crise de 29 a conduit à la guerre de 39. Mieux vaudrait ne pas laisser le système se réguler lui-même. Sinon qui sait où nous mènera cette « plus grande crise que le capitalisme ait connu depuis un siècle » ?

François Delapierre

Mardi 16 septembre 2008



Nous vivons un mélange des genres entre religion et politique très significatif avec la visite de Benoît XVI. La débauche ostentatoire des moyens officiels mis à disposition, l'occupation agressive de l'espace public, le harcèlement médiatique télévisuel, tout fait sens. Ici, le moyen, c'est le but. Le pape et le président ont en commun une stratégie de reconfessionnalisation institutionnelle de la société française.

Les deux hommes s'inscrivent à ce sujet dans la théorie du choc des civilisations de Samuel Huntington, bréviaire de la diplomatie des Etats-Unis. Ils tirent de la religion la légitimité à agir pour la domination d'un prétendu « Occident ». Dans cette perspective, la République laïque fait obstacle. Un changement de cap est nécessaire. Le discours de Latran de Nicolas Sarkozy l'a proclamé sous le nom d'une « laïcité positive ».

Cela devrait se traduire par une pseudo « modernisation » de la loi de 1905. Dès lors, juste avant la visite du pape, son premier ministre, le cardinal Bertone, s'est réjoui : « Certains éléments font espérer une évolution de cette laïcité rigide qui fit de la France de la IIIe République un modèle de comportements antireligieux. » Qu'est-ce que cette « laïcité positive » ?

Une reformulation par Benoît XVI de la revendication de l'Eglise romaine à être reconnue comme acteur officiel de l'espace public ! Voici le postulat du cardinal Ratzinger : « La foi n'est pas une chose purement privée et subjective. Elle est une grande force spirituelle qui doit toucher et illuminer la vie publique. » Nicolas Sarkozy l'a officialisé : « J'appelle de mes vœux l'avènement d'une laïcité positive, c'est-à-dire une laïcité (...) qui ne considère pas que les religions sont un danger mais plutôt un atout. » C'est ce que demandait le pape : « Un Etat sainement laïque devra logiquement reconnaître un espace dans sa législation à cette dimension fondamentale de l'esprit humain. Il s'agit en réalité d'une « laïcité positive » qui garantit à tout citoyen le droit de vivre sa foi religieuse avec une liberté authentique, y compris dans le domaine public. »

Le domaine public, voilà l'enjeu pour le pape : « L'hostilité à toute forme d'importance politique et culturelle accordée à la religion, et à la présence, en particulier, de tout symbole religieux dans les institutions publiques, n'est certainement pas une expression de la laïcité, mais de sa dégénérescence en laïcisme. » Joseph Ratzinger avait prévenu : « Une telle séparation, que je qualifierais de "profanité'' absolue, serait certainement un danger pour la physionomie spirituelle, morale et humaine de l'Europe. » Car, pour le pape, « l'Europe est un continent culturel et non pas géographique. C'est sa culture qui lui donne une identité commune. Les racines qui ont formé et permis la formation de ce continent sont celles du christianisme. »

La vision est plus large encore. C'est l'Occident qui est en cause. « L'Occident est menacé depuis longtemps par le rejet des questions fondamentales de la raison et ne peut en cela que courir un grand danger », déclare le pape. Nicolas Sarkozy partage ce credo. Le « premier risque » dans le monde, a-t-il déclaré trois mois après son élection, c'est celui d'une « confrontation entre l'islam et l'Occident ». Foin de la réalité étatique de l'ordre international, et tant pis pour cinq millions de musulmans français. Bien sûr, cette thèse ne proclame une identité que pour mieux désigner des adversaires.


L'islam d'abord. Cette lecture d'un Occident menacé par l'islam, Benoît XVI l'a aussi exprimée de manière particulièrement provocante dans son discours de Ratisbonne en 2006. Au prétexte d'une réflexion sur la foi et la raison, le pape utilise un dialogue entre l'empereur byzantin Manuel II Paléologue et un savant perse sur « le christianisme et l'islam, et leur vérité respective ». Il citait ainsi l'empereur chrétien : « Montre-moi donc ce que Mohammed (le Prophète) a apporté de neuf, et alors tu ne trouveras sans doute rien que de mauvais et d'inhumain, par exemple le fait qu'il a prescrit que la foi qu'il prêchait, il fallait la répandre par le glaive. »

Cette référence très douteuse prononcée au lendemain de l'anniversaire des attentats du 11-Septembre est un programme politique. Et une mystification. Elle fait en effet l'impasse sur les siècles de violence impulsée par l'Eglise, des croisades à l'Inquisition en passant par les dragonnades, la chouannerie et la résistance à la loi de 1905.

Face au tollé soulevé par ce discours, Benoît XVI en avait minimisé la portée, prétextant d'une réflexion anodine. Pourtant, son secrétaire particulier, l'abbé Gaenswein, en confirmait un an plus tard la portée très politique : « Je tiens le discours de Ratisbonne, tel qu'il a été prononcé, comme prophétique. On ne peut pas éluder les tentatives d'islamisation de l'Occident. Et le danger pour l'identité de l'Europe, qui y est lié, ne doit pas être ignoré. » Tel est l'arrière-plan de la croisade du pape dans la France de Nicolas Sarkozy.

Le pape est bien un chef politique autant qu'un chef religieux. Toute l'Amérique latine progressiste en fait l'expérience amère dans sa lutte pour le droit au divorce ou à l'avortement et par la mise au ban de la théologie de la libération. L'Italie, l'Espagne et la Pologne le paient d'intrusions permanentes dans leurs élections.

La France ne sera pas épargnée si l'hébétude du spectacle clérical éteint la vigilance laïque. La laïcité prétendument positive est une tromperie. Elle rétablirait les privilèges de préconisation publique et de pressions privées de l'Eglise. C'est d'une laïcité étendue à de nouveaux domaines de l'espace public (hôpitaux, services publics, etc.) que la France a besoin.
Plus que jamais : l'Etat chez lui, l'Eglise chez elle !

Jean-Luc Mélenchon

http://prs57.over-blog.com/

Vendredi 12 septembre 2008

Rtr2140w_comp L'idéologie ultralibérale produit parfois des résultats assez étranges. Voire même complètement contreproductifs. Hier, la Banque mondiale a publié son rapport annuel sur les endroits où il fait bon faire des affaires. Plus précisément, ce rapport intitulé "Doing Business", rédigé par une filiale de la Banque mondiale, l'International Finance Corporation, "mesure la réglementation des affaires dans 181 pays".

Le résultat? Un classement des pays, qui fait franchement sourire.

Ainsi, on trouve en tête Singapour, puis la Nouvelle Zélande, les Etats-Unis, Hongkong, le Danemark, le Royaume-Uni, l'Irlande, etc. La France, elle, a un mauvais rang: 31e, coincée entre Israël et l'Afrique du Sud. Là, c'est classique.

Mais entre-temps, une grosse surprise: au 15e rang, la Géorgie.

La Géorgie? Vous voulez dire ce pays remplit de chars russes (photo), avec des dirigeants accusés régulièrement de corruption, dont la richesse par habitants est 35 fois moindre que celle de la France et qui compte la moitié de sa population en-dessous du seuil de pauvreté?

Et oui, selon la Banque mondiale, pas de "lourdeurs administratives" dans ce pays: avec quelques lari (la monnaie nationale), on peut monter sa boîte. Sa boîte en quoi, c'est une autre histoire... L'économie géorgienne est certes en forte croissance depuis quelques années, mais l'agriculture représente toujours 30% du PIB. Et son principal atout, c'est sa place géographique qui en fait une plate-forme  régionale de transport d'énergie, grâce à l'oléoduc Bakou-Tbilissi-Ceyhan (TBC).

En France, en revanche, par la faute des "socialo-communistes" (même quand l'UMP est au pouvoir, c'est toujours de leur faute), les patrons de PME croulent sous la paperasse, ne peuvent pas virer leurs salariés quand ils veulent, sont assommés par l'impôt...

De fait, le classement mesure dix critères: la création d'entreprise, l'octroi de permis de construire, l'embauche des travailleurs, le transfert de propriété, l'obtention de prêts, la protection des investisseurs, le paiement des taxes et impôts, le commerce transfrontalier, l'exécution des contrats, la fermeture d'entreprise. Avec en tête l'idée que moins les entreprises sont contrôlées, mieux ça vaut pour le business.

En revanche, rien sur les infrastructures (c'est vrai que des TGV, des autoroutes, l'électricité, le téléphone.. n'ont aucune influence sur l'économie). Rien sur la stabilité du pays (une petite guerre, c'est pas si gênant que cela. On peut toujours continuer à travailler sous les bombes...). Rien sur la présence de mafias pas forcément ravis de voir de la concurrence débarquer sur ses terres, etc, etc.

A noter que le Figaro, qui n'a pas du comprendre l'absurdité de ce classement, en faisait sa promotion hier. "Bravo la Géorgie! Ce petit pays de 4 millions d'habitants constitue un bastion de la liberté d'entreprendre", débutait l'article.

Oui, vraiment, bravo la Géorgie!

http://cordonsbourse.blogs.liberation.fr/cori/2008/09/la-gorgie-cest.html
Jeudi 11 septembre 2008

Tribune Atelier laiciteL’université d’été de La rochelle a offert aux socialistes l’occasion de débattre sur le thème de « la laïcité à la croisée des chemins »… thème au combien d’actualité avec le voyage du Pape en France ces prochains jours...

Un débat que nous vous proposons de découvrir en vidéo.

Lors de cette table ronde, les intervenant(e)s ont durant plus de trois heures échangé, contesté parfois, défini surtout ce qu’est pour eux la laïcité. C’était l’un des moments forts de cette université d’été : salle archicomble, débats vifs parfois, attention soutenue… Trait d’Union tient à vous faire partager celui-ci pour vous montrer qu’à La Rochelle, il y a aussi eu des débats de fond ! Il paraît que ça n’intéresse pas grand monde... Nous pensons le contraire ...

Présentation des différents intervenants


Salle Atelier laicite Parmi les cinq orateurs, Jean Luc Mélenchon animateur de Trait d’Union, qui a publié, aux éditions Bruno Leprince, une “ Réplique au discours de Nicolas Sarkozy, chanoine de Latran », a défendu la laïcité comme projet émancipateur ... dont les socialistes doivent s’emparer. Car face à l’offensive de Sarkozy contre la laïcité, les socialistes doivent non seulement défendre la loi de séparation des Eglises et de l’Etat mais il leur faut être offensifs, oser contester les pseudos évidences rabâchées à longueur de discours élyséens, dénoncer l’intrusion du religieux dans l’espace public... et aussi proposer d’étendre la laïcité à de nouveaux espaces...

Cinq invités donc. Trois socialistes (Jean-Luc Mélenchon, Najat Belkacem, conseillère générale du Rhône et adjointe au maire de Lyon et Olivier Dussopt, maire d’Annonay et député de l’Ardèche) et deux personnalités connues pour leur point de vue engagés –et divergent - sur la question laïque : Caroline Fourest (Prochoix) et Alain Gresh (Le Monde Diplomatique).

Les invités

Olivier Dussopt : député de l’Ardèche, benjamin de l’Assemblée nationale, maire d’Annonay
 
Jean-Luc Mélenchon : sénateur de l’Essonne, membre du Bureau national. Dernier ouvrage paru : «Laïcité : Réplique au discours de Nicolas Sarkozy, chanoine de Latran », aux éditions Bruno Leprince

Najat Vallaud-Belkacem : Adjointe au maire de Lyon, conseillère générale du Rhône

Caroline Fourest : essayiste et journaliste (ProChoix), féministe engagée en faveur de l’égalité et de la laïcité. Vient de paraître « Les nouveaux soldats du pape » en collaboration avec Fiammetta Venner.

Alain Gresh : Journaliste, directeur adjoint du Monde diplomatique, spécial du moyen orient.
Le débat était animé par Frédéric Léveillé, Premier secrétaire fédéral de l’Orne

http://www.trait-dunion.org/index.php?option=com_content&task=view&id=158&Itemid=65

Mercredi 10 septembre 2008
http://www.humanite.fr/fete.html


PRS sera de nouveau présent à la Fête de l'Huma du vendredi 12 au dimanche 14 septembre avec un stand situé avenue Louise Michel, en plein coeur de la fête.



 
Voici le programme des animations prévues tout au long du week-end :
 

Vendredi 12 septembre
17h45 : Commandos culturels : le poids des religions, le choc des civilisations
19h30 : Commandos culturels : le poids des religions, le choc des civilisations
20h00 : Concert : Funk Rock
 

Samedi 13 septembre
10h45 : Commandos culturels : le poids des religions, le choc des civilisations
13h00 : Commandos culturels : le poids des religions, le choc des civilisations
14h00 : Atelier de lecture : le grand marché transatlantique
16h00 : Atelier de lecture : la casse des droits des salariés
17h30 : Débat : "Comment réinventer la gauche?" avec des représentants de la nouvelle génération communiste
19h00 : Commandos culturels : le poids des religions, le choc des civilisations
20h00 : Banquet de la fraternité

 

Dimanche 14 septembre
10h45 : Commandos culturels : le poids des religions, le choc des civilisations
11h00 : Conférence : "Refuser le choc des civilisations" avec Jean-Luc Mélenchon et Pierre Laurent, directeur de la rédaction de l'Humanité
12h00 : Commandos culturels : le poids des religions, le choc des civilisations
13h00 : Commandos culturels : le poids des religions, le choc des civilisations
14h00 : Chorale : chants marins et révolutionnaires avec "Les Barbus de la Salmouille"
14h30 : Dédicace : Jean-Luc Mélenchon dédicacera son livre "Laïcité : Réplique au discours de Nicolas Sarkozy, Chanoine de Latran"
 

Nous espérons vous y retrouver nombreux pour ce moment fort de la rentrée politique de PRS.


Dimanche 7 septembre 2008
Ci-dessous l'article, et les liens, du Club Gauche Avenir sur un sondage qu'il a commandé.
Nous partageons une très grande partie de cette analyse. Nous nous retrouvons dans les affirmations et les orientations qui en découlent.
Une seule, mais importante, différence nous sépare de l'adhésion totale à ce qui est écrit.
En effet, après avoir posé la double question :
Pensez-vous que la création d’un nouveau parti rassemblant toutes les formations actuelles de gauche serait utile pour :
1- Permettre à la France de conserver son niveau de protection sociale
2 - Permettre à la France de faire face aux enjeux économiques de la mondialisation
Gauche Avenir en tire comme conclusion qu'une large majorité de Français plébiscite la création d'un parti unique de la gauche.
C'est assurément  aller un peu vite ...
De plus ,sans trop jouer sur les mots, mais quand même, conserver n'est pas améliorer, et faire face n'est pas gagner ...
Sur le clivage, les alliances, le projet avant les personnes, les valeurs... 100 % d'accord.

Daniel Baiguini
secrétaire départemental de PRS Rhône

Le club Gauche Avenir a commandé un sondage sur l'avenir de la gauche. Celui-ci répond à plusieurs idées reçues :
- Le clivage droite/gauche existe pour 71% des français.
- 3/4 des Français privilégient l'unité de la gauche plutôt que l'alliance au centre.
- 2/3 des sondés souhaitent que la gauche rénove son projet plutôt que de désigner son leader.
- Une large majorité de Français plébiscite la création d'un parti rassemblant toutes les formations actuelle de gauche.

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Analyse du sondage d’ « Opinionway » sur l’avenir de la gauche

I) Ce sondage (réalisé les 2 et 3 juillet 2008) fait apparaître clairement :
1- la permanence du clivage droite- gauche, qui existe bien pour 71% des Français (77% des socialistes). Ce clivage se manifeste aussi à travers la perception très différente qu’ont les Français des principales valeurs défendues par chaque camp :
• le travail, le progrès, la famille pour la droite
• la justice sociale, la solidarité, les Droits de l’homme et la laïcité pour la gauche ; il est à noter les faibles « scores » des valeurs du travail et du progrès…ce qui devrait interpeller la gauche et l’inciter à développer le combat idéologique sur ces terrains.
2- la nécessité aux yeux de l’électorat de gauche de privilégier l’unité de la gauche plutôt que l’alliance au centre pour l’emporter en 2012 : 3/4 des sondés contre 1/4.
3- le souhait que, dans les mois qui viennent, la gauche rénove son projet, plutôt que de chercher à désigner un leader : 2/3 des sondés de gauche le demandent, contre 1/3.
4- l’utilité de la création d’un parti rassemblant toutes les formations actuelles de gauche, qui est plébiscitée à gauche, puisqu’elle est jugée :
 utile pour permettre à la France de conserver son niveau de protection sociale : 86% chez les socialistes, 73% chez la gauche non socialiste
 utile pour permettre à la France de faire face aux enjeux économiques de la mondialisation : 80% chez les socialistes, 62% chez la gauche non socialiste

II) Cette enquête tord le cou à quelques « idées reçues », telles que :
- il n’y a plus, aux yeux des Français, de différences entre la droite et la gauche.
- l’alliance entre la gauche et le centre est souhaitée par l’électorat de gauche, afin d’assurer la victoire en 2012.
- la priorité pour la gauche est de désigner un leader, avant de rénover son projet.
- un grand parti de la gauche ne serait pas en mesure de mener une action sociale et économique efficace.

III) Les indications fournies par ce sondage confortent les analyses et l’action de Gauche Avenir depuis un an.
Elles nous encouragent à poursuivre notre travail de confrontation et de débat entre militants de gauche aux sensibilités diverses et à continuer à élaborer des propositions susceptibles de permettre l’unité de la gauche, indispensable pour assurer les victoires futures.

http://www.gaucheavenir.org/

http://www.gaucheavenir.org/images/PDF/opinionway%20-%20pj3652%20-%20gauche%20avenir_l%5C%27avenir%20de%20la%20gauche.pdf

Samedi 6 septembre 2008
Dans les couloirs du palais présidentiel vénézuélien Miraflores, la pression monte. Résolu à poursuivre les transformations dans le pays, Chavez se place aujourd’hui avec détermination sur le front des nationalisations. Parallèlement, en novembre prochain, le pays s’engagera dans une nouvelle phase d’élections dans les régions. Si les résultats se révèlent favorables au gouvernement, ils marqueront le pas de l’avancement de la révolution bolivarienne. Mais, face à la critique de l’opposition « pitiyankee » et à une population essoufflée, le chemin s’annonce malaisé et le travail acrobatique.

De source sûre le monde ne s’est pas fait en un jour, alors la révolution vénézuélienne aurait du mal à prétendre à son aboutissement après dix ans de chavisme. Aujourd’hui, le président Chavez et son gouvernement sont à la veille d’une nouvelle étape dans la réforme du pays avec les prochaines élections des gouverneurs des régions qui auront lieu le 23 novembre 2008. Celles-ci seront décisives et essentielles pour l’expansion sereine de la politique chaviste sur l’ensemble du territoire. Pour continuer à avancer, il va falloir encore convaincre et jouer l’efficacité, car – même si l’opposition toujours virulente s’éparpille dans ses candidatures multiples – le peuple vénézuélien attend des évolutions et des avancements concrets répondant à leurs préoccupations. Il faut rappeler qu’en décembre 2007, lors du referendum sur la réforme de la Constitution, plus de 4 millions de voix chavistes pour 14 millions d’électeurs ont été perdues par une lassitude dans la motivation populaire et un attentisme quant aux changements. La bataille s’annonce donc serrée.

Qu’en est-il aujourd’hui, à peine 3 mois avant le scrutin ?

La révolution et les fermes décisions qu’elles doivent engendrer poussent enfin Chavez à entreprendre une politique volontaire de nationalisations des activités centrales de la société vénézuélienne. Grâce à des revenus pétroliers conséquents, favorisés par le boom du prix du baril, le portefeuille gonflé du gouvernement autorise largement rachats, investissements, coopérations et… nationalisations. C’est dans ce sens, et à grands pas, que se feront les transformations. Avec une poigne de fer, Chavez est décidé aujourd’hui à user de la réforme pour montrer à son peuple qu’il continue de tracer le chemin, sans s’arrêter à de simples promesses. Egalement décidé à faire face à une opposition agressive, destructrice, menteuse et totalement libre d’expression, contrairement à ce qui est dit. Il est temps d’associer au travail des missions gouvernementales, efficace mais de longue haleine, une politique socialiste suprême par le biais de lois et de décrets. Le moteur est là, la vitesse supérieure enclenchée – celle qu’il faut pour que le peuple vénézuélien puisse se redéfinir comme « suiveur sain », fidèle, et qu’il y trouve de nouvelles satisfactions.

Pour Chavez, ce programme de nationalisations est l’outil majeur pour répondre aux manipulations, pressions et coups bas de l’opposition possédante. Le seul moyen pour avoir les mains libres et construire la société socialiste qu’il propose en tant que « militaire révolutionnaire » non comme « dictateur ».

Le travail sournois et déstabilisateur de l’opposition « pitiyankee » crée actuellement une véritable guerre de position presque sans issue si Chavez ne fait pas dès à présent autorité. Dans ce contexte, le gouvernement est donc résolu à utiliser ses pouvoirs souverains et à les exercer sans états d’âme. Ce que le peuple attend, ni plus ni moins.

Les solutions

Après un premier processus de nationalisation de la sidérurgie, de la téléphonie (Cantv-Movilnet) il y a un an, puis de l’électricité (Corpoelec) il y a quelques mois, le plan d’Etat s’élargit de façon stratégique.

Quelle solution a Chavez pour lutter contre la contrebande du pétrole, organisée à l’étape de son transport et de sa distribution majoritairement privés, conduisant à des pertes de revenus flagrantes ? Sinon celle de supprimer ces intermédiaires (Texaco, BP et Shell) et de nationaliser les stations services pour les intégrer au circuit Petrosur-Petrocaribe de PDVSA. Sur le principe du « rendre à César ce qui appartient à César », PDVSA se déploiera dorénavant comme entreprise de production sociale (empresa de producion social), en se définissant nouvelle PDVSA du peuple (la nueva PDVSA es del pueblo).

Quelle solution a Chavez pour entreprendre et mener à bien sa politique de grands travaux face aux entraves, mélis-mélos et divers pots-de-vin du bâtiment qui ralentissent ou empêchent les processus ? Sinon de nationaliser deux des plus grosses sociétés de ciment – Cemex, filiale vénézuélienne du groupe mexicain, et Lafarge, compagnie française – et ses succursales afin d’avoir les moyens de son programme.

Quelle solution a Chavez pour modifier le fonctionnement du système bancaire et financier actuels – manipulés par des intérêts « pitiyankees » extérieurs au pays, pour qui les profits sont étonnants – allant à l’encontre des nécessités de la société vénézuélienne ? Et quelle solution a Chavez, lorsque ce mécanisme en place pousse au surendettement de la population, engagée dans un modèle américain de consommation et ainsi de crédit pour payer le crédit ? Sinon de nationaliser la Banco de Venezuela – propriété du groupe espagnol Santander – afin d’en rectifier les principes et de stopper cette machine infernale qui ruine les foyers.

Le système des banques communales, mis en place depuis 4 ans, a ainsi permis de financer nombre de coopératives agricoles qui se développent comme champignons en forêt et qui révèlent d’excellentes performances. Sur l’exercice 2007-2008, la surface des terres cultivées a augmenté de 20% et la production oscille, selon les cultures, entre +10 et +25%.

Quelle solution a Chavez quand il décide de rehausser le smic de 30% et que – pour répondre à cette évolution sociale – les distributeurs « pitiyankees » augmentent le prix des aliments de base de 30% ou organisent le lock-out ? Sinon celle d’ouvrir des supermarchés d’Etat – les Mercal – où les prix pratiqués équivalent à ceux de nos discounters européens. Ou encore d’organiser des marchés populaires dans tout le pays où se retrouvent en direct producteurs et consommateurs faisant ainsi chuter les prix jusqu’à 50%.

Guerre à la guerre

Par nécessité absolue, Chavez est en permanence sur le terrain, accompagné de sa flotte de ministres. Ici pour expliquer et clarifier, là pour démentir et dénoncer. Menaçant l’ingérence « pitiyankee » d’une réplique digne de l’art martial, non-violente et imparable. Les Conseils des ministres, en direct du palais présidentiel Miraflores, sont diffusés à la télévision en toute transparence. Chavez, comparable à un David du XXIe siècle socialiste contre un Goliath « pitiyankee », défie en tout intelligence et grâce uniquement au matériel social.

La traînée de poudre révolutionnaire, synonyme d’Alba – collaborations, ententes et coopérations inters pays latino-américains –, se confirme et renforce la tendance. Le Honduras, le Paraguay, l’Equateur, la Bolivie, l’Argentine signent aujourd’hui sans hésiter, avec Chavez comme pivot central dynamique. L’objectif étant de construire une indépendance sud-américaine, l’arme unique.

Pour l’heure, dans le pays, la campagne officielle de ces élections des gouverneurs des régions débutera le 23 septembre prochain. Le parti socialiste vénézuélien (PSUV) commence dès à présent à occuper le terrain. Ses bataillons de militants décidés à en découdre, et la télévision d’Etat là pour les suivre et en faire part. La population, sensibilisée à son devoir de vote et à son inscription sur les registres électoraux, afflue sur les places publiques ou dans les couloirs de métro pour se faire enregistrer.

A ce jour, 7 états sur 23 dans le pays sont à droite, une minorité mais pas des moindres puisqu’il s’agit d’Etats riches et puissants tels que ceux de Zulia, Sucre, Caraïbo, Carabobo, dotés d’un fort potentiel pétrolier, agricole et industriel. Dans cette bataille du pouvoir, la corruption reste un point d’achoppement qui va rendre le parcours difficile. Le Venezuela est loin d’échapper au phénomène de l’attrait pervers de l’argent et des intérêts personnels, et ce même au sein des troupes chavistes – la « cinquième colonne » socialiste opportuniste ! Sans oublier la vieille oligarchie vénézuélienne qui n’est pas en reste.

Alors prudence ! Chavez se doit d’être ni aveugle ni dupe, et encore moins conciliant. L’enjeu est primordial pour l’avenir du socialisme vénézuélien et latino-américain. Le peuple le suivra si la confiance, la méthode et les preuves sont là. La révolution n’est qu’entamée, Chavez le sait. A Cuba, il a fallu 50 ans de résistance et de combat pour concrétiser, matérialiser et stabiliser, non sans inquiétude ni incertitude encore aujourd’hui. Les « pitiyankees » sont aux aguets, leur crédibilité toutefois bien entamée. C’est donc dans la ténacité et grâce à l’accompagnement du peuple vénézuélien que Chavez arrivera à ses fins – qu’il se le dise.

Muriel KNEZEK

http://www.legrandsoir.info/spip.php?article7097

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