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Qui sommes nous ?

"Pour la République sociale" est une association qui regroupe des militants issus de divers horizons de la gauche.

Elle se fixe comme objectif l’élaboration d’un projet politique capable de refonder une alternative de gauche à la domination matérielle et culturelle du capitalisme de notre époque.

Ouverte à celles et ceux qui se reconnaissent dans sa déclaration de présentation elle entend contribuer ainsi à une nouvelle union des gauches.

Ses modes d’action sont l’élaboration collective, la formation, l’action militante et l’éducation populaire.

PRS édite une revue.

PRS a été fondée le 31 mai 2004 à l’initiative de Jean-Luc Mélenchon.

Jeudi 8 décembre 2005 4 08 /12 /2005 11:13
La mobilisation citoyenne, antilibérale et pro-européenne a ouvert une
époque nouvelle pour l'Europe. Elle est marquée par le rejet de plus en
plus fort des politiques néolibérales et de leurs effets dans toute la
vie sociale. Après le succès du Non en France et aux Pays-Bas, les
exigences des citoyennes et des citoyens doivent être entendues, à
commencer par le retrait total du projet de constitution européenne.
C'est le sens de ce texte, destiné à formuler ces exigences. Il est
proposé dans chaque pays par les forces politiques, sociales,
associatives qui visent à l'émancipation humaine en Europe et dans le monde.

Les initiateurs/initiatrices de cet Appel européen s'associent par
ailleurs à tout processus de travail démocratique et ouvert en faveur
d'une Autre Europe pour un autre monde.
Citoyennes et citoyens, résidentes et résidents, nous voulons construire
pour l'Europe un avenir commun de progrès partagé. Nous voulons dépasser
la crise de l'Europe néolibérale pour une Europe sociale, démocratique,
féministe, écologique, pacifique, une Europe de la solidarité entre tous
ses peuples et avec tous les peuples du monde. À cette fin, nous
exigeons un changement fondamental des institutions et des politiques
européennes et l'application de mesures immédiates. Cela implique
notamment :

-    l'élaboration démocratique des principes organisateurs de l'Europe,
par un processus de débat public et de ratification par le suffrage
universel. Le système néolibéral, non démocratique, doit laisser la
place à la coopération, à la solidarité, aux droits et pouvoirs des
citoyennes et des citoyens ;
-    un nouveau cadre institutionnel d'une Union fondée sur les
principes de liberté, d'égalité, de pluralisme, d'autodétermination des
peuples, de laïcité. Appuyé sur la primauté des droits fondamentaux et
des libertés de la personne, il inclura l'extension des pouvoirs de
contrôle et d'intervention des citoyennes et des citoyens et des
salariés dans les entreprises, le respect des droits des minorités et la
subordination de toutes les instances de décision aux assemblées élues ;
-    la remise en cause des rapports de domination hommes-femmes, afin
d'atteindre une réelle égalité dans tous les domaines. Des mesures
contraignantes seront prises à cet effet, avec une harmonisation sur les
dispositions les plus progressistes, en particulier l'adoption une loi
cadre contre les violences faites aux femmes.
-    la lutte contre toute forme de discrimination dans la vie privée et
publique ;
-    des mesures d'urgence contre la pauvreté et l'exclusion sociale ;
-    la mise en place d'un ensemble de politiques nouvelles, visant à
éradiquer le chômage et la précarité et à sécuriser l'emploi et la
formation. Cela suppose de lutter contre toute forme de dumping et de
réorienter le budget, la fiscalité et le crédit, pour les mettre au
service d'un nouveau type de développement respectueux de
l'environnement et créateur d'emplois.
-    la mobilisation de ressources pour combler le fossé existant entre
les différentes parties du continent et particulièrement en faveur des
pays de l'Est ;
-    la remise en cause du rôle et des missions de la Banque centrale
européenne, des principes du pacte de stabilité, de l'« agenda de
Lisbonne » ;
-    une convergence par le haut des protections sociales et des droits
à rémunération (salaires, minima sociaux, indemnités de chômage,
retraites, etc.) ; la reconnaissance du droit au travail et à un revenu;
l'adoption d'une directive réduisant le temps de travail et améliorant
ses conditions ;
-    le retrait de la directive Bolkestein et de toute directive de
libéralisation ; la remise en cause des privatisations réalisées depuis
plus de vingt ans ; les secteurs vitaux, en particulier dans les
domaines de la santé, de l'éducation et de la culture, doivent être
libérés des règles de la concurrence ; pour cela, des secteurs publics
européens doivent être créés, en articulation avec les services publics
nationaux et régionaux, comme par exemple concernant l'eau et l'électricité.
-    la mise en cause de la politique de libre-échange menée dans le
cadre de l'OMC et l'arrêt des négociations de l'AGCS ;
-    l'adoption d'une Charte européenne de l'environnement promouvant un
nouveau modèle de développement et une politique agricole commune fondée
sur la sécurité et la souveraineté alimentaires ;
-    des politiques de développement économique, environnemental et
social dans les régions délaissées et les « zones périphériques »
(outre-mer) ;
-    l'instauration d'une citoyenneté européenne de résidence, la
régularisation des sans-papiers, la remise en cause des accords de
Schengen ;
-    le refus de toute logique de guerre et de militarisation de l'Union
européenne, ce qui implique sa stricte indépendance vis-à-vis de l'OTAN ;
-    l'augmentation de l'aide au développement de l'Union européenne et
la mise en ¦uvre de politiques de coopération et de solidarité dans les
négociations internationales avec les pays du Sud.

Partout en Europe, signez cet Appel européen !

Signatures : individuelles ou par d'organisations

1.    Organisation

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Pays :
Site internet :
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Personne à contacter :

2.    Nom, Prénom :

Quelle indication souhaitez-vous faire apparaître (responsabilité,
organisation, profession)
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SVP retourner  votre signature à : appeal-petition-eu@ras.eu.org
Mardi 29 novembre 2005 2 29 /11 /2005 18:50
Le CA du centre commercial de la Part-Dieu, à Lyon, a décidé d'ouvrir le centre jusqu'à 20 heures le soir. Au lieu de 19 h 30 jusque là.

Les 300 salariés   des diverses boutiques ont protesté vendredi 25 novembre, en se rassemblant devant le siège du Conseil d'Administration.

Parmi ces salariés, on trouve beaucoup de femmes seules, de familles monoparentales, habitant à Vaulx en Velin, et tenues de prendre les bus de nuit pour rentrer.

A partir de 20 heures, les bus ont une amplitude d'attente d'une demi heure.

Et rien ne dit que ces salariés seront libres à 20 heures. Car il faut ajuster la caisse après fermeture.

Les raisons à cette prolongation sont  : Le chiffre d'affaires en période de fêtes. Le sacro saint chiffre d'affaires qui oblige des mères de famille à rentrer à 9 heures du soir , à l'heure ou leurs enfants adolescents ont le plus besoin d'elles.(ce que dénonce Mimouna Hadjam d'Africa 93);

Messieurs les donneurs de leçons en chambre, qui déplorez la démission des parents , forts de votre avis  éclairé sur les causes des émeutes, sachez que vos copains du Medef de Lyon, membres du ca de ce centre de loisirs et de consommation échevelée qu'est le centre commercial de la Part -Dieu, sont en partie responsables de la démission qu'ils dénoncent. Je vous accuse de chantage à l'encontre de  ces mères de famille qui ont le "choix" entre laisser leur gamins sans présence le soir, et le licenciement pour non respect des horaires.

Ne venez pas, surtout pas, en appeler à l'ordre républicain. Vous bafouez les valeurs de cette république.
Le droit des salariés à une vie de famille, une vie personnelle. Vous les sacrifiez à votre chiffre d'affaires , qui va augmenter les bénéfices de vos actionnaires.

Sachez que les syndicalistes de SUD commerces et services, ainsi que la CGT commerces et services, seront aux cotés des salariès de la Part-Dieu.

En attendant, vos leçons de morale, gardez les pour vous.
Un peu de décence. Si vous connaissez le sens de ce mot.

Dominique Dubreuil  Sud Travail 69
Contrôleur du Travail
Mercredi 23 novembre 2005 3 23 /11 /2005 23:17
Le combat laïque des socialistes

Mes chers camarades, le déficit des socialistes consiste aujourd’hui à donner leur place aux valeurs fondatrices de la République.

La clé de voûte de cet édifice est la laïcité. Bien entendu, quand je nomme la laïcité, je la nomme comme mode d’organisation de la vie en société, à l’école, à l’hôpital, dans les services publics, dans l’entreprise. Le modèle républicain repose sur des principes de base tels que l’égalité d’accès au savoir, aux services publics, l’égalité de traitement des citoyens, en un mot l’égalité des droits et des personnes.

C’est aussi la liberté de penser et de s’exprimer, c’est encore et surtout la séparation de la sphère publique de la sphère privée.

Le respect de ces principes, leur application constitue l’élément essentiel de la paix civile et l’unité de la Nation. Il s’oppose à toute notion de discrimination entre les hommes et les femmes, mais aussi à toute notion de discrimination positive. Cela suppose un engagement ferme des socialistes car notre société, organisée autour et par la laïcité, n’est pas seulement menacée d’éclatement par l’institutionnalisation des communautés, elle l’est aussi par la banalisation des discriminations, du racisme et de l’antisémitisme, elle l’est encore par les tentatives des religions des fondamentalismes sectaires, d’imposer à l’État leur tutelle moralisatrice : interruption de grossesse, contraception, droit de mourir dans la dignité, égalité des femmes, étude de la science et de l’histoire, autant d’acquis et de libertés conquises remises en cause au nom de dogmes archaïques, autant d’attaques à la liberté de conscience.

Une des conquêtes que les socialistes ont permises avec la loi du 9 décembre 1905, c’est bien la liberté de conscience et son application sur le territoire. À quelques jours du centenaire de la loi de séparation des églises et de l’État, les socialistes doivent aller au-delà de la seule commémoration. Ils doivent réaffirmer fortement leur attachement à leur texte, le ministre de l’Intérieur, ministre des Cultes, mais il n’est pas le seul, veut en modifier le contenu. Il donne ainsi des gages à quelques mouvements religieux et sectaires dont la vision du monde s’est arrêtée il y a quelques siècles Comment accepter aujourd’hui que certains fassent appel à des autorités religieuses pour maintenir l’ordre dans la cité ? Le prix à payer en retour sera lourd pour la République.

Pourquoi vouloir changer la loi de 1905 ? Les socialistes doivent avant tout la faire appliquer tous, pour tous et partout ; et même et surtout dans l’Union européenne.

La République doit dire le droit pour que chacun puisse vivre dans une société débarrassée de préjugés et de dogmes. C’est à ce prix que la démocratie s’est construite, c’est à ce prix que nous devons la faire vivre pour la protéger.

Merci.
Mercredi 23 novembre 2005 3 23 /11 /2005 09:13
« Pour la défense et la promotion de la loi de 1905 »
Samedi 10 décembre à 14H30 – Place de la République



A l’occasion du centenaire de cette loi, les militants laïques, venus d’horizons différents, entendent favoriser au maximum les convergences nécessaires pour défendre la laïcité de l’Ecole publique, de l’Etat et des institutions de la République et la promouvoir.


C’est pourquoi dans tout le pays se prépare activement dans l’union la plus large, la grande manifestation nationale laïque à Paris du samedi 10 décembre 2005 pour défendre et restaurer la laïcité, menacée de toutes parts.

Plus de 3 000 personnalités laïques, dans la diversité des opinions et des appartenances laïques, 48 associations se réclamant de la défense de la laïcité, une centaine d’Elus républicains et 70 personnalités internationales ont répondu positivement à cet appel.

A ce jour, appellent à la manifestation :

Syndicats : CGT-FO, SNETAA- EIL, Fédération Efficacité-Indépendance-Laïcité (EIL).
Obédiences maçonniques : La Maçonnerie française qui représente les neuf principales obédiences maçonniques françaises.
Associations de défense de la laïcité : Association du Chevalier de la Barre (75), Comité-Laïcité-République, Europe et Laïcité (CAEDEL), Fédération nationale de la Libre Pensée, Groupe La Barre d’Abbeville (80), Laïcité – Liberté, , Union des Athées, Union des Familles Laïques (UFAL), Mouvement des Maghrébins laïques en France, Observatoire de la Laïcité du Pays d’Aix (13), Club Laïcité, Union rationaliste, Egale (Egalité-Laïcité-Europe), Coordination Féministe Laïque, Comité Ornais de défense de la laïcité.
Autres associations : Association Ailleurs ou d’Ici Mais Ensemble (AIME – 75), Comité 1905-2005 – Nantes (44), Faire le Jour (La Réunion), Institut Charles Darwin International, Regards de Femmes (69), SAT-Amikaro (Esperanto), Emancipation (syndicale et pédagogique).
Associations hors France : Fédération Générale des Instituteurs luxembourgeois, Ligue luxembourgeoise de l’Enseignement, République et Laïcité (Portugal), Union Internationale Humaniste et Laïque (IHEU), Europa Laica (Espagne), National Secular Society (Royaume-Uni) .
Organisations, groupes et partis politiques : Parti Radical de Gauche, France Radicale – Gauche Démocratique et Républicaine, Union des Républicains Radicaux, Réflexions (revue socialiste, laïque et républicaine), Pôle de Renaissance Communiste en France, Pour la République sociale, Forces Militantes, Parti des Travailleurs.


Pour la restauration de la loi de 1905 !
Pour l’abrogation du Statut clérical d’Alsace Moselle !
Pour le respect du principe : « Fonds publics à la seule Ecole publique » !
Pour l’abrogation de toutes les lois antilaïques !
Pour l’avènement d’une laïcité sans frontières !


Tous à Paris le 10 décembre 2005
15H place de la république !


* * *

Lors de la réunion de préparation du 3 novembre 2005, il a été décidé l’ordre suivant des cortèges de la manifestation du 10 décembre :
  • 50 premiers signataires de l’Appel aux laïques
  • Franc-maçonnerie française
  • Associations ayant signé l’Appel aux laïques au début : Chevalier de la Barre (75), AIME, CLR, EGALE, Europe et Laïcité (CAEDEL), Groupe la Barre d’Abbeville (80), Laïcité-Liberté, Mouvement des Maghrébins laïques en France, Institut Charles Darwin international, Regards de femmes (69), Union des Athées.
  • Fédération nationale de la Libre Pensée
  • Associations étrangères et IHEU
  • Autres associations
  • Syndicats
  • Partis, organisations, clubs et regroupements politiques


Un meeting conclura la manifestation sous la présidence de Marc Blondel avec les interventions du représentant de Franc-maçonnerie française, de Babu Gogineni (directeur exécutif de l’IHEU) et de Christian Eyschen (Secrétaire général de la Libre Pensée et coordinateur de l’Appel aux laïques)
Mardi 22 novembre 2005 2 22 /11 /2005 17:39
Récemment, une célèbre animatrice radio US fit remarquer que l'homosexualité est une perversion. C'est ce que dit  la Bible dans le livre du Lévitique, chapitre 18, verset 22 :
Tu ne coucheras pas avec un homme comme on couche avec une femme : ce serait une abomination.
La Bible le dit.
Un point c'est tout,affirma-t-elle.

Quelques jours plus tard, un auditeur lui adressa une lettre ouverte qui disait :
Merci de mettre autant de ferveur à éduquer les gens à la Loi de Dieu. J'apprends beaucoup à l'écoute de votre programme et j'essaie d'en faire profiter tout le monde. Mais j'aurais besoin de conseils quant à d'autres lois bibliques.

Par exemple, je souhaiterais vendre ma fille comme servante, tel que c'est indiqué dans le livre de l'Exode, chapitre 21, verset 7. A votre avis, quel serait le meilleur prix ?

Le Lévitique aussi, chapitre 25, verset 44, enseigne que je peux posséder des esclaves, hommes ou femmes, à condition qu'ils soient achetés dans des nations voisines. Un ami affirme que ceci est applicable aux mexicains, mais pas aux canadiens. Pourriez-vous m'éclairer sur ce point ? Pourquoi est-ce que je ne peux pas posséder des esclaves canadiens ?

J'ai un voisin qui tient à travailler le samedi. L'Exode, chapitre 35, verset 2, dit clairement qu'il doit être condamné à mort.
Suis-je obligé de le tuer moi-même ? Pourriez-vous me soulager de cette question gênante d'une quelconque manière ?

Autre chose : le Lévitique, chapitre 21, verset 18, dit qu'on ne peut pas s'approcher de l'autel de Dieu si on a des problèmes de vue. J'ai besoin de lunettes pour lire.
Mon acuité visuelle doit-elle être de 100% ? Serait-il possible de revoir cette exigence à la baisse ?

Un dernier conseil. Mon oncle ne respecte pas ce que dit le Lévitique, chapitre 19, verset 19, en plantant deux types de culture différents dans le même champ, de même que sa femme qui porte des vêtements faits de différents tissus, coton et  polyester. De plus, il passe ses journées à médire et à blasphémer.
Est-il nécessaire d'aller jusqu'au bout de la procédure embarrassante de réunir tous les habitants du village pour lapider mon oncle et ma tante, comme le prescrit le Lévitique, chapitre 24, verset 10 à 16 ?
On ne pourrait pas plutôt les brûler vifs au cours d'une simple réunion familiale privée, comme ça se fait avec ceux qui dorment avec des parents proches, tel qu'il est indiqué dans le livre sacré, chapitre 20, verset 14 ?

Je me confie pleinement à votre aide.
Mardi 22 novembre 2005 2 22 /11 /2005 15:01
Chers amis,

Après la victoire du Non au projet de constitution européenne le 29 mai, la rencontre nationale, le 25 juin, de représentants des 1000 collectifs qui s'étaient constitués dans tout le pays pour un NON antilibéral et européen a permis de vérifier la volonté unanime de poursuivre le travail engagé par des milliers de citoyens, de militantes et militants associatifs, syndicaux, politiques pendant la campagne référendaire.

Le collectif du 29 mai s'est fixé pour objectif de travailler autour de trois axes :
  • résistance aux attaques libérales à l'échelle européenne et internationale (par exemple contre la directive Bolkestein ou l'AGCS) comme à l'échelle nationale (en défense des services publics, en participant à la manifestation nationale du 19 novembre à Paris)
  • Poursuite du travail engagé au niveau européen pour dessiner la perspective d'une autre Europe, sociale, solidaire, démocratique, facteur de paix et défendre la perspective d'un véritable processus constituant associant l'ensemble des peuples concernés
  • Discussion et construction d'alternatives aux politiques libérales, en France et en Europe

Vous avez, comme nous, participé activement aux mobilisations du 4 octobre pour l'emploi, les salaires et les droits des salariés ou à la mobilisation contre l'Organisation Mondiale du Commerce à Genève.

Aujourd'hui, le collectif du 29 mai du Rhône souhaite débattre largement des propositions alternatives au libéralisme et propose une
Soirée-Débat
le Mercredi 23 novembre à 18h30,
à l'espace citoyen de la Mairie du 8ème
(12 Avenue Jean Mermoz).


Nous y discuterons en particulier des réponses que nous pouvons construire ensemble sur les services publics, la démocratie et la citoyenneté, les droits sociaux, le budget ou la fiscalité…

Mais nous savons que la construction de réponse au libéralisme ne pourra se faire qu'en associant largement toutes celles et tous ceux qui résistent, par leurs mobilisations, aux attaques de la droite et du MEDEF. Votre organisation est active dans cette résistance aux attaques libérales.

Nous espérons que vous accepterez de participer à cette soirée de débat et l'enrichir des réflexions et propositions dont vous êtes porteurs.

Fraternellement,




Collectif  du  Rhône  du  29  mai  (Appel  des  200)
Composé d'individus et de militantEs d'ATTAC, CGT, FSU, Solidaires, AGA, les Alternatifs, LCR, PAG, PCF, PRS…
Mardi 22 novembre 2005 2 22 /11 /2005 14:55
Voilà, l’histoire est dite. Je ne sais pas si j’ai trouvé les mots pour essayer d’en convaincre. Je sens qu’elle vacille. Je suis sûr d’une chose, avec de la volonté, on y arrive. De toute façon, vous avez dans vos rangs le nombre de rebelles disponibles pour la chose.

Merci, mais bon, on s’est compris.

Quoi qu’il nous en coûte, je crois qu’il faut nous donner tout le temps une chance de se comprendre. Pour ma part, je m’en ferai un devoir. C’est mon treizième congrès, je n’ai pas l’impression que ce soit le plus facile.

Quand je suis arrivé, je ne savais pas sur quel ton je le prendrai. Évidemment, on nous demande toujours : « Alors la synthèse... » On arrive, il faut le temps que ça se fasse. Un congrès, c’est à cuisson douce. Comment j’allais faire ? J’ai vu comme tout le monde la délégation qui était devant la porte, et j’ai fait comme la plupart d’entre vous qui ne sommes pas d’ici, je suis allé toucher les mains et discuter un peu pour comprendre. Alors on s’explique.

Je m’avance vers le gars de la CGT, il a mon âge. Je me dis : on va se comprendre. Je le regarde dans les yeux et je lui dis : « Alors qu’est-ce que je dois faire ? » Parce que je sais très bien qu’en arrivant ici, si on s’entend, on va dire : « Alors, tout ça pour ça ! », et si on sort et qu’on ne s’est pas entendu : « Vous ne comprenez rien ! »

Qu’est-ce qu’il faut faire ? Et le gars me dit : « Sortez-nous quelque chose de là-dedans, sinon on est marrons ! » J’ai ma feuille de route, je ne barguigne* pas, j’ai compris. Je sens d’instinct quelque chose dont je ne trouve pas toujours les mots. Quelque chose que dans notre texte nous avons appelé l’état d’urgence avant que cela devienne l’appellation d’une loi. Quelque chose qui nous fait sentir que notre vieux et tumultueux pays est rentré de nouveau dans une de ces ères de grandes turbulences qui sont les refrains de notre histoire.

Alors évidemment, je parle de l’état d’urgence, celui, où, par une phrase absolument terrible, d’un français exécrable dont je suis le responsable, est décrit en disant : « Tous les curseurs de crise entrent en ligne rouge. » Ce n’est pas la même chose que ce qu’a fait Sarkozy.

Cette loi d’urgence de Sarkozy, c’est d’abord une loi d’aubaine. Si nous en avions besoin que d’un seul témoignage, qu’on nous dise ce que vient faire comme réponse aux émeutes urbaines l’abaissement de l’apprentissage à 14 ans. Quel rapport ? C’est aggraver les choses, et là je crois que depuis cette tribune, je parle en notre nom à tous, si nous revenons, nous abolirons cette décision inique.

En France, l’âge de la scolarité obligatoire, c’est 16 ans pour tous les petits Français et pas seulement pour certains. C’est une loi de provocation. Moi, quand on me parle d’une loi de 1955, j’ai l’âge qui me permet de faire des comparaisons, et qui me permet de savoir que les lois d’exception, les lois d’urgence n’ont jamais rien réglé, c’est l’égoïsme social, c’est l’étroitesse* ethnique* qui empêchent que les Français vivent entre eux et qu’on puisse vivre ensemble.

La droite a rompu toutes les digues, c’est pourquoi c’est si grave. Parce que nous ne nous y trompons pas, il en reste quelque chose, partout. Enfin tout de même, ce n’est pas seulement les injures, si ce n’était que des injures, on dirait : on voit bien comment ils entretiennent le désordre, pour ensuite apparaître comme ceux qui veulent le réparer, en quelque sorte, du producteur au consommateur. Mais nous avons entendu remettre en cause le droit du sol à Mayotte, à La Réunion. Et bien, nous nous accrocherons becs et ongles pour défendre le droit républicain à être français, quand on a touché le sol de France.

Honte aux fauteurs de haine qui, à la Réunion, proposent même des tests ADN pour vérifier la paternité des enfants qui ont été adoptés. Voilà ce qu’a fait l’UMP. Mais aussi tenons compte du fait que cette pression nous est d’abord destinée. Ils voudraient que nous reculions. Je l’ai vu l’autre jour au Sénat ce Garde des Sceaux qui nous dit : « On vous connaît la gauche ! » parce qu’ils ont toujours un mot pour faire monter l’escalade. « On vous connaît, vous passez vite -s’agissant des incidents et des violences et des incendies- vous passez vite de la compréhension à l’approbation ! » Il espérait qu’on vienne japper en cadence, pour dire « pas nous, pas nous, répression, allez-y. »

Parce que nous, bien sûr, on ne peut pas être d’accord avec les voitures qui brûlent, les gymnases, les violences. On ne peut pas être d’accord avec tout cela. Mais ce qu’ils veulent, c’est que nous taisant sur un point, nous nous taisions sur tout, qu’il n’y ait plus de parti pour porter la voix des humiliés. Et bien même dans la pire des violences, celle qui peut nous choquer le plus, souvenons-nous du message de Jean Jaurès, « la cruauté des rebelles est comme une marque des vieilles servitudes qu’ils ont endurées. » Souvenons-nous Gracus* Baboeuf* qui, le premier avait compris que pour que la République s’accomplisse, il fallait qu’elle soit le socialisme.

Les insurgés sont éduqués à la cruauté par leurs maîtres. Ce qu’ils veulent à droite, c’est criminaliser l’action populaire, alors bien sûr, ils le prennent par le bout qui leur semble le plus faciliter la démonstration.

C’est pourquoi je crois aussi là parler en notre nom à tous, en disant à José Bové : « Il y a aussi beaucoup de gens qui ne t’approuvent pas, et il y en a d’autres qui t’approuvent. Mais tu n’as pas à craindre de m’avoir appelé pour que la question soit posée au congrès du Parti, il n’y a pas un socialiste qui soit d’accord pour que tu ailles en prison parce que tu as défendu par ton action syndicale ce que tu crois. »

Alors, ce qui met tout par terre, c’est de les voir se dandiner. Ils rétablissent l’ordre, et ils rajoutent « Républicain », on ne parle de République qu’avec le bruit des mousquetons et dans la fureur des escadrons. L’ordre républicain étant compatible avec le désordre libéral. Si vous voulez rétablir l’ordre républicain, détruisez le désordre libéral.

La République est l’extension du champ de l’égalité, et s’il y a eu quelque chose de républicain pendant ces heures si dures dans ces banlieues dans lesquelles tant d’entre nous sont élus, où tant d’entre nous militent, s’il y a quelqu’un qu’il faut saluer, ce n’est pas seulement les pompiers, les policiers, les éducateurs, bien sûr qu’ils le méritent, les élus, cela va de soi, c’est le peuple lui-même qui est descendu et qui a refusé la guerre ethnique, la guerre raciale, la guerre religieuse à laquelle on le poussait. La ferveur républicaine du peuple français a été attestée par la façon dont en définitive les choses ont tourné.

Ce peuple, c’est notre point d’appui. J’en viens à l’idée suivante : face à l’état d’urgence, plus que jamais, il est nécessaire que se construise une union des gauches. Mais naturellement, je parle de cette union politique entre des partis politiques. Nous la connaissons, je crois que nous la voulons tous. Elle doit être sans exclusive, pour une raison : c’est que personne à gauche ne doit être émancipé d’avoir à répondre à la question de savoir ce qu’il fait des voix qu’il sollicite dans le peuple, les stérilise-t-il pour manifester l’accroissement de l’audience de telle ou telle théorie ? Ou bien pousse-t-il à ce qu’elle vienne s’adjoindre pour mener le grand combat de la gauche, pour changer la vie, c’est-à-dire pour gouverner ?

Cette question, il faut la poser à tout le monde, y compris à l’extrême gauche.

L’union politique est une condition du combat social lui-même. Sans l’union, qui vient en quelque sorte tresser les fils, l’énergie se disperse, elle est perdue, mais l’union aussi nous éduque, nous rééduque, nous transforme mutuellement. Cela ne suffit pas. L’union dont je parle doit nous permettre d’inventer quelque chose qui permette de faire venir du terrain à la transformation sociale. On n’a pas assez mesuré ce que cela nous a coûté, en dépit de nos efforts, de ne pas avoir ce mouvement d’allers et retours entre l’action gouvernementale et l’action populaire. Le moment est donc venu d’imaginer cette nouvelle union populaire qui implique le peuple lui-même qui en a montré l’extraordinaire capacité, dans son investissement intellectuel dans la compréhension du traité constitutionnel, puis ensuite dans la manière magnifique avec laquelle il a protégé ses enfants dans les banlieues, pendant qu’ils étaient provoqués de toutes les façons possibles par la droite.

Il faut une union populaire qui vienne du peuple, qui parle au peuple, qui éduque le peuple et qui permette au peuple d’éduquer ceux qui le gouvernent, c’est-à-dire qu’il faut gouverner autrement.

Enfin, je viens à la dernière question, celle qui a posé le plus de problèmes entre nous. J’ai écouté tout ce qui s’est dit à cette tribune, et je crois pouvoir dire que sur la question de la Constitution européenne, nous avons dorénavant les moyens de dépasser ce qui nous a opposés, pour la raison suivante : plus personne ne nie que cette question sera posée à celui ou à celle qui aura à gouverner notre pays, à le présider au lendemain de 2007. Et j’ai entendu dire à la tribune que, naturellement, tous, nous sommes prêts à porter la phrase qui compte, non pas celle qui nous réconcilie entre nous-mêmes, cela est toujours possible dans une famille, mais qui nous réconcilie avec toute la gauche, la phrase qui compte, celle qui consiste à dire si le Président ou la Présidente de la République vient de nos rangs, alors elle ne signera pas la Constitution européenne.

Si vous le voulez, si vous l’acceptez, alors je me dis content. Et je dis : on peut tourner la page. Naturellement, cela a d’immenses conséquences et au moins une à laquelle que demande que réfléchisse chacun de ceux et de celles qui auraient le cas échéant à porter nos destins. Si nous ne signons pas, alors il faut faire ce qui est nécessaire, dès maintenant, avec nos camarades du Parti socialiste européen, pour que le processus de ratification s’interrompe, et qu’un nouveau processus constituant soit engagé.

Sur ce nouveau processus constituant, nous pouvons nous retrouver, il parle au peuple, tout le monde comprend, et nous sortons tous par le haut de cette affaire. Nous avons des alliés. Déjà parmi les Verts, cette proposition a été reprise. Je sais qu’elle fait débat parmi les communistes. Non, nous ne sommes pas isolés.

Cette fois-ci, je finis. Camarades, avec beaucoup d’autres, je crois que les vertus républicaines et socialistes du peuple français ne peuvent s’épanouir sans qu’elles soient encouragées par nos appels et notre pratique, mais plus encore par le fait qu’elles confient à leur patrie républicaine, un horizon commun.

La construction européenne, l’émergence d’une grande nation fédérale mise dans la main de chacun et à portée du bulletin de vote de chacun à égalité est cet horizon de dépassement. Il est conforme à l’universalisme républicain des Français. Il reste notre cause.

Voilà, l’histoire est dite. Je ne sais pas si j’ai trouvé les mots pour essayer d’en convaincre. Je sens qu’elle vacille. Je suis sûr d’une chose, avec de la volonté, on y arrive. De toute façon, vous avez dans vos rangs le nombre de rebelles disponibles pour la chose.

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