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Qui sommes nous ?

"Pour la République sociale" est une association qui regroupe des militants issus de divers horizons de la gauche.

Elle se fixe comme objectif l’élaboration d’un projet politique capable de refonder une alternative de gauche à la domination matérielle et culturelle du capitalisme de notre époque.

Ouverte à celles et ceux qui se reconnaissent dans sa déclaration de présentation elle entend contribuer ainsi à une nouvelle union des gauches.

Ses modes d’action sont l’élaboration collective, la formation, l’action militante et l’éducation populaire.

PRS édite une revue.

PRS a été fondée le 31 mai 2004 à l’initiative de Jean-Luc Mélenchon.

Lundi 14 juillet 2008

Quand on vous dit Résistance, vous pensez à qui ? Bien sûr, Jean Moulin. Ça va de soi. 65 ans qu’il est mort, sous les coups des nazis, mort par la torture, sans avoir parlé… Le héros absolu. On en a parlé ces jours-ci ? Pas vu, et vous ? Oui, on sait bien, il faut attendre des anniversaires à chiffres ronds pour marquer le coup : 50, 60, 100. C’est mieux, il paraît. Ah bon… On veut bien. Jean Moulin, c’était d’abord un homme, seulement un homme. Homme de courage, homme de parole certes, mais homme d’abord. Alors, quand on relit un peu sa vie, ses combats, on ne peut pas s’empêcher de se dire, et moi, je ferais quoi ? Pas sûr que nous restions muets sous les coups. Et vous ? Oui, c’est une question imbécile, puisque n’est-ce pas, plus personne en ce monde ne torture plus personne… Mais pour autant, ce n’est pas anodin de se la poser. Qui sait…

En deux lignes, rapidement, juste pour ne pas l’oublier. Jean Moulin, plus jeune sous-préfet de France, à 27 ans (et plus jeune préfet à 38), il participe à l’action du Front Populaire et aide l’Espagne républicaine. En 40, alors en poste à Chartres il refuse de laisser accuser de crimes des troupes coloniales, crimes sordides, des pires qu’on puisse imaginer. La nuit suivante, il tente de se suicider. Vous savez bien, cet éternel foulard… C’était pour masquer la cicatrice. On a des élégances, chez les héros. Les francs-maçons ne sont pas bien en cour non plus en ce temps-là : mis en disponibilité… et révoqué, ou plus courtoisement, mis à la retraite par Vichy en 42, pour avoir refusé d’être réintégré. Cet homme était décidément d’une élégance rare… En 43, c’est lui qui va unifier les réseaux de résistance de la zone Sud. C’est aussi grâce à lui que les communistes se rallient : il aura envoyé Grenier à Londres. Il crée le Conseil National de la Résistance. Dénoncé, arrêté à Caluire le 21 juin, « interrogé » par Klaus Barbie –rien que d’écrire le nom tu en as des frissons…- il va mourir le 8 juillet en gare de Metz, dans le train qui l’emmenait en Allemagne. Plus de deux semaines de questions, de « question ». Insupportable d’y penser. Fin d’une histoire, fin d’une vie, fin d’un Homme. Qui conjuguait lui aussi le verbe résister au présent… Si vous faîtes un tour à Paris cet été, un passage au Panthéon. Il y côtoie Jaurès, et Hugo, et Schoelcher. Non non, y a pas que des militaires dans ce lieu-là… On y met aussi des préfets, de ceux qu’on peut fréquenter…

bb prs 57    
Lundi 14 juillet 2008

 

Le rôle de la gauche est indissociable de sa forme d’organisation. Parti de toute la gauche ou front de gauche ? La question a animé le dernier banquet républicain de Gauche Avenir.

L’affiche était originale. Elle a d’ailleurs attiré plus de deux cents personnes, le 7 juillet, pour un dîner débat dans un restaurant chinois de Belleville. Mais la question, trop simple. En invitant Jean-Luc Mélenchon, président de Pour la République sociale (PRS), Emmanuel Maurel, conseiller régional et membre, comme le sénateur de l’Essonne, du bureau national du PS, Marie-Pierre Vieu, jeune dirigeante du PCF et vice-président de la région Midi-Pyrénées, et Eric Ferrand, conseiller régional MRC, le club Gauche Avenir avait choisi de mêler les tendances et les générations.

Celles-ci ne pouvaient toutefois guère donner toute mesure en s’en tenant au sujet de la soirée. Demander « à quoi peut servir la gauche aujourd’hui » conduit forcément à des réponses concises. Elle « doit servir à organiser la riposte » à la série d’offensives du capitalisme libéral qui touche toujours les plus faibles, avance Emmanuel Maurel. « A changer la vie », assure Marie-Pierre Vieu. A « s’opposer résolument au sarkozysme », répond Eric Ferrand, qui ne souhaite pas que cette opposition « esquive le projet de gauche ». « Notre rôle est d’introduire dans l’histoire la maîtrise humaine sur les évènements, et nous n’avons pas d’autre outil pour cela que la démocratie », philosophe Jean-Luc Mélenchon, qui précise que face à la radicalité de la crise « on ne réglera rien si on ne commence pas d’abord par dominer et maîtriser les contradictions du capitalisme dans l’objectif de dépasser le capitalisme ». Y renoncer, avertit-il, c’est « renoncer non seulement au socialisme mais même à la République ».

C’est donc sur les moyens d’y parvenir que les échanges ont été les plus vifs. Quelle organisation des partis politiques ? Faut-il une nouvelle force ? De quelle nature ? Marie-Pierre Vieu fait part de ses interrogations. Elle justifie avoir signé l’appel de Politis, « une tribune qui marque la volonté de faire émerger l’alternative d’une gauche à vocation majoritaire et de prolonger toutes les expériences » des luttes de ces dernières années en France, mais aussi celles qui se sont fait jour à l’étranger, comme Die Linke en Allemagne.

Faut-il aller vers un grand parti de toute la gauche ? Les socialistes Marie-Noëlle Lienemann et Paul Quilès en avancent l’idée depuis près d‘un an. Sans faire l’unanimité au sein de Gauche avenir, le club qu’ils animent. Ce dernier, créé au lendemain de la défaite présidentielle, sur la base d’un appel de 18 personnalités, élus, syndicalistes, universitaires ou journalistes, est un club indépendant. Il est né du refus de l’alliance au centre, présenté alors comme l’avenir du PS, et de la volonté de reprendre l’offensive idéologique face à la droite. Il s’est attaché dés l’origine à fédérer des socialistes, des communistes, des républicains, des Verts, et des hommes et des femmes d’aucun parti. Et à « proposer aux principaux courants de la gauche une base idéologique à la fois fidèle à leurs histoires et moderne vis-à-vis des défis contemporains », qui a pris la forme, après maints échanges, d’un petit livre, Fiers d’être de gauche, présenté comme une « contribution pour l’unité de la gauche ».

 

Mais quelle unité ? Convaincu que les électeurs se reportent sur des « partis léninistes » chaque fois que la gauche va mal, Eric Ferrand, conseiller régional MRC, se prononce « pour une fédération qui rassemble ceux qui veulent gouverner » et refuse tout net d’« aller vers ceux qui se nourrissent de la désorientation des formations de gauche ». Marie-Pierre Vieu avertit : « La gauche est plurielle », et pas plus qu’elle ne pense que le rassemblement de la gauche peut se faire autour de son parti, elle ne croit qu’il puisse « se faire autour du seul parti socialiste ». En écho au « débat de fond » rappelé par Jean-Luc Mélenchon, elle constate « que l’ensemble de la gauche ne prétend pas dépasser le capitalisme, loin de là ». Avant d’ironiser : « Peut-on être libéral et de gauche ? ».

 

« La question de l’unité nous divise », admet Marie-Noëlle Lienemann. Persuadée qu’un Linkspartei à la française « arrangerait les sociaux-démocrates de droite », qui savent qu’avec « le système de la présidentielle ils ont entre leurs mains l’orientation finale » tant que ce « pôle de gauche n’aura pas les capacités et la force d’être le premier parti de la gauche », elle juge que le rassemblement de « toutes les forces de gauche dans une même structure » serait plus efficace pour donner à la gauche un centre de gravité conforme à l’image du peuple de gauche. Une position qui la conduit aussi à refuser, pour l’heure, une motion commune de la gauche du PS au congrès de Reims.

Cela suscite sur ces deux plans une forte réplique de Jean-Luc Mélenchon. Le sénateur de l’Essonne « adjure la gauche du PS de se rassembler » pour tenter d’obtenir que le PS rompe avec « la ligne démocrate » qui aboutit à « casser la gauche ». Et « si le congrès du PS n’aboutit qu’à un replâtrage de plus qui ne tranche rien, nous devons avoir comme proposition la constitution d’un front de gauche, d’un nouveau front populaire », lance-t-il. Car « le but de l’unité, c’est de rassembler le peuple » sur un programme qui soit un drapeau. Et de conclure, lyrique, que « lorsque l’inacceptable s’avance, la seule réponse, c’est "non" ».

Dans une ultime tentative de conciliation, Emmanuel Maurel assure que « le PS n’est pas au point du SPD » allemand. Selon lui, « la question ne se pose pas encore, aujourd’hui ». Mais demain…


Michel Soudais


Samedi 12 juillet 2008
Sans débat public préalable, le gouvernement, par un décret publié au Journal officiel du 1er juillet 2008, a considérablement accru les capacités de fichage de nos concitoyens. Ce fichage sera assuré, à l’avenir, par la Direction centrale de la sécurité publique (fusion des Renseignements Généraux et de la DST).

A cette fin, un nouveau fichier policier sera mis en place sous le nom d’EDVIGE (Exploitation documentaire et valorisation de l’information générale). Il recensera, de manière systématique et généralisée, toute personne « ayant sollicité, exercé ou exerçant un mandat politique, syndical ou économique ou qui joue un rôle institutionnel, économique, social ou religieux significatif ». Sans exception, toutes les personnes engagées dans la vie de la cité sont donc visées.

En outre, ce fichage vise à permettre la collecte de renseignements identitaires sur les « suspects » (personne mais également groupe) simplement considérés, par la police, comme susceptibles, à l’avenir et de manière totalement hypothétique, de porter atteinte à « l’ordre public ».

Il permettra de compiler toutes les notes de renseignements telles que :

état civil, photographie mais aussi fréquentations, comportement, déplacements, appartenance ethnique, vie sexuelle, opinions politiques, philosophiques, religieuses, appartenances syndicales et associatives …

La police sera autorisée à consulter ce fichier en cas d’enquêtes administratives pour l’accès à certains emplois.

Les mineurs ne seront pas épargnés puisque fait sans précédent dans notre République et particulièrement choquant, leur fichage sera autorisé dès l’âge de 13 ans et cela sans qu’aucune infraction n’ait été commise et sur la seule base de leur dangerosité présumée.

Cette initiative gouvernementale, porteuse à l’évidence de nombreuses dérives, s’inscrit résolument dans le cadre de la mise en place d’une politique sécuritaire ouvertement revendiquée.

Le gouvernement est passé outre aux réserves émises par la Commission nationale Informatique et Libertés concernant ce fichier qui, dès sa parution, a suscité les plus vives réprobations de multiples organisations associatives, syndicales et politiques.

C’est pourquoi les organisations et les personnes signataires de cet appel :

  • exigent le retrait du décret autorisant la mise en place du fichier EDVIGE qui institue un niveau de Surveillance des citoyens totalement disproportionné et incompatible avec une conception digne de ce nom de l’état de droit,

     

  • sollicitent le soutien et la signature de tous nos concitoyens et de toutes les organisations attachées aux libertés publiques, au respect de la vie privée et des droits de l’enfant,

     

  • s’engagent à se constituer, dès le mois de septembre 2008, sous forme de Collectif afin de prendre toute initiative utile visant à obtenir des pouvoirs publics qu’ils renoncent à la mise en place du fichier EDVIGE.

http://nonaedvige.ras.eu.org/petitions/?signe=oui
Vendredi 11 juillet 2008

L’adoption en première lecture par l’Assemblée Nationale du projet de loi sur la réforme du temps de travail dans la nuit de lundi à mardi ouvre la voie à l’une des plus lourdes régressions sociales mises en œuvre par ce gouvernement.

Celle-ci frappe par l’étendue des victimes. Les cadres, notamment, qui pouvaient parfois se croire protégés par la droite, sont en plein dans le collimateur. Et en particulier tous ceux qui sont au « forfait jours » (c’est-à-dire ceux dont on estime qu’il est impossible de compter ou de limiter leur temps de travail horaire, qui bénéficient à la place d’une limitation du nombre de jours travaillés par an).

 

Jusqu'à présent, le maximum de jours de travail annuels pour ces « forfaits jours » était de 218. Or la réforme gouvernementale permettrait d'aller jusqu'à 282 jours de travail. Certes un amendement a fixé à 235 jours le nombre maximum de jours travaillés en l’absence d’accord d’entreprise... mais il sera possible d’aller jusqu'à 282 jours si un tel accord le prévoit.

Sortons les calculettes. A quoi correspondent 235 jours de travail par an ? 365 jours moins 52 dimanches moins 52 samedis moins le premier mai moins 25 jours de congés payés légaux (cinq semaines de cinq jours) font exactement… 235 jours. Concrètement, cela veut dire la suppression de tous les jours de RTT mais aussi de tous les jours fériés chômés et payés comme le 1er janvier, le 15 août ou le 14 juillet (25 jours par an !). Idem pour la durée maximale de 282 jours, qui correspond à un travail 6 jours sur 7 toute l’année sauf le premier mai et les 30 jours (cinq semaines de six jours) de congés légaux. En bref cela revient à supprimer toute durée légale maximale : il est tout simplement impossible de travailler plus sauf à remettre en cause la loi sur les cinq semaines de congés payés ou les conventions internationales qui reconnaissent le droit à un jour de repos hebdomadaire.

Une telle suppression des limitations du temps de travail va à l’encontre des mesures qui ont été prises depuis plus d’un siècle, notamment pour préserver la santé au travail. Les récents suicides de cadres chez Renault en ont pourtant rappelé la triste actualité : travailler trop tue. De plus, contrairement à la propagande gouvernementale, « travailler plus » ne permettra même pas de « gagner plus » puisque la réforme gouvernementale permettrait aussi de déroger à la majoration salariale de 25% des premières heures supplémentaires pour la réduire à seulement 10%.

Pour l’instant, ces nouvelles durées maximales ne s’appliqueront qu’en cas d’accord au niveau de la branche mais aussi de l’entreprise. C’est sans doute là le principal tournant de notre droit social. En consacrant la suprématie du contrat sur la loi comme celle de l’accord d’entreprise sur la négociation de branche, le gouvernement ne se contente pas d’épouser la mode idéologique du moment en faveur de la « proximité », de l’individualisation, de la contractualisation. Il fait de la durée du travail l’un des facteurs de la concurrence entre entreprises. Demain, plus rien n’empêchera que le chantage aux délocalisations ou aux contrats perdus soit brandi pour obliger les salariés à augmenter leur temps de travail sans qu’aucune limite légale ne s’y oppose. Et dès lors qu’une entreprise dans un secteur réduira les droits de ses salariés pour diminuer le coût de ses prestations, il « faudra bien » que les autres s’alignent. La protection uniforme de la loi, seule manière d’assurer l’égalité des citoyens au travail, cèdera la place à un droit du travail « individualisé », atomisé, remplaçant les solidarités collectives par la concurrence de tous contre tous dans une course effrénée au moins-disant social.

Cette histoire ne se terminera pas avec l’adoption finale de la loi à la fin du mois. C’est un combat de longue ampleur qui se dessine. Il faudra l’apport des luttes sociales pour contraindre le législateur à revenir sur ces mesures. Mais il faudra aussi l’apport spécifique du combat politique. En la matière, la ligne social-démocrate ne constitue pas un instrument de résistance efficace car elle aussi place le contrat au-dessus de la loi. De son côté, la ligne démocrate, qui partage avec la ligne social-démocrate la volonté d’assurer la supériorité du contrat ( Ségolène Royal avait ainsi déclaré pendant la « primaire » socialiste : « le contrat se substituera à la loi »), prône en outre la dissolution des statuts collectifs au profit de l’individualisation des rapports sociaux. C’est-à-dire exactement ce qu’opère cette réforme du temps de travail ! Dans ce contexte, seul le socialisme républicain, parce qu’il établit la suprématie de la loi sur le contrat au nom de l’ordre public social et de l’égalité des citoyens, constitue une riposte pertinente.

François Delapierre


Vendredi 11 juillet 2008

Invité sur iTélé, Serge Dassault, industriel et député UMP, s'est emporté contre la France de la grève, des syndicats, des CDI et des fonctionnaires… Autant d'institutions qu'il espère voir disparaître au profit de la glorieuse entreprise. Mieux vaut en rire, non?



«Les Chinois travaillent 45 heures par semaine, ils dorment dans leur usine, ils font de bons produits pas chers», raconte Serge Dassault, les yeux brillants d'envie, sur le plateau de iTélé. Mais en cette matinée du jeudi 10 juillet, l'industriel et député UMP n'a pas le temps de rêver. Une mission importante l'attend : sauver la France, ce pays « qui ne travaille pas assez ».




Serge Dassault invité de la matinale d'iTélé

«Les 35 heures, c'est le cancer de la France», répète le vieux monsieur de 83 ans. Il faut dire qu'il voit également les grèves comme des métastases : «pourquoi on fait la grève ? interroge le patron. Pour des licenciements qui sont nécessaires pour l'entreprise ou parce qu'on veut augmenter les salaires, ce qui nuit à l'entreprise ?» Car Dassault est formel : «c'est le client qui compte, pas le syndicat, pas le salarié, pas l'actionnaire.»

Le rêve de Dassault : pas de fonctionnaires, pas de grèves, pas de syndicats et pas de CDI
Sarkozy lui-même n'est pas apte, selon lui, à résoudre le problème, car il est «paralysé par les négociations syndicales, par les partenaires sociaux, par les 35 heures…», le pôvre!

Dassault, lui, aurait fait tout autrement : s'il avait été Président, les 35 heures, il les aurait abolies «dès le premier jour.» Même régime pour le contrat de travail à durée indéterminée, qui explique pour lui le chômage en France car il gêne la flexibilité : «Il faut que les entreprises soient libres d'embaucher quand elles ont du travail et de débaucher quand elles n'en ont pas.» Les fonctionnaires ? Ce n'est pas 30000 qu'il faut virer selon lui mais «40000, 50000… [Le Président] n'a qu'à faire ce qu'il faut sans en parler.» D'ailleurs, la privatisation de La Poste lui paraît une excellente idée : «à quoi ça sert d'avoir des activités nationales ?»
Résumons : pour sortir la France de la crise, il faut donc traiter les salariés comme des kleenex, éliminer les fonctionnaires, et privatiser toutes les entreprises publiques. Le tout en catimini pour éviter les grèves, cette plaie. Bref, le salut de la France, pour Dassault, c'est le modèle américain… Un modèle actuellement en pleine santé, n'est-ce pas ?

Sylvain Lapoix

http://www.marianne2.fr/Serge-Dassault-invente-l-hypra-liberalisme_a89093.html
Dimanche 6 juillet 2008

Introduction : les syndicalistes et la crise relative aux droits humains

Depuis quarante ans, la Colombie est le théâtre d’un conflit armé qui oppose les forces militaires et paramilitaires à des mouvements de guérilla, dont les Fuerzas Armadas Revolucionarias de Colombia (FARC, Forces armées révolutionnaires de Colombie) - groupe le plus important - et l’Ejército de Liberación Nacional (ELN, Armée de libération nationale) - beaucoup plus petite. Ce conflit se caractérise par des violations généralisées et systématiques des droits humains et du droit international humanitaire, commises par toutes les parties.

Les forces armées et leurs alliés paramilitaires mènent une stratégie anti-insurrectionnelle destinée à priver les forces de la guérilla de tout soutien réel ou supposé de la population civile. La terreur fait partie intégrante de leur stratégie : disparitions forcées, torture, sévices sexuels et autres violences contre les femmes, menaces de mort et meurtres de civils sont autant de méthodes utilisées pour briser les liens, réels ou imaginaires, entre la population civile et la guérilla.

La tactique de la terreur sert aussi à aider les puissantes élites économiques à protéger, étendre et consolider leurs intérêts. Ainsi, plus de 60 p. cent des plus de trois millions de personnes déplacées en Colombie ont été chassées de terres qui présentaient un intérêt économique important, par exemple pour leur richesse minière ou agricole. Le conflit sert de prétexte à ceux qui veulent étendre et protéger leurs intérêts économiques. C’est dans ce contexte que des atteintes aux droits humains sont commises contre les syndicalistes, régulièrement qualifiés de subversifs par les forces de sécurité et leurs alliés paramilitaires. Ces violences coïncident souvent avec des périodes de conflit social ou de négociations sur les conditions de travail.

L’impunité est un élément essentiel de cette stratégie anti-insurrectionnelle : sachant que les auteurs de violations des droits humains ne seront pas traduits en justice, les personnes et les organisations renoncent à porter plainte. C’est aussi un moyen de dire à ces organisations que leurs membres et leurs dirigeants risquent de subir de nouvelles violences s’ils ne cessent pas leurs activités. Grâce à cette impunité, les auteurs de violations des droits humains restent en liberté et n’aspirent qu’à recommencer.

Diverses techniques sont employées pour empêcher que des enquêtes exhaustives soient menées sur les atteintes aux droits humains et garantir l’impunité aux membres des forces de sécurité. Ceux-ci utilisent notamment des groupes paramilitaires comme couverture pour mener leur « sale guerre », et cherchent à améliorer leur image en termes de droits humains en niant catégoriquement que ces paramilitaires agissent avec leur accord ou leur soutien ou, comme c’est souvent le cas, sous leur coordination.

L’utilisation des forces paramilitaires donne une autre dimension à la terreur dans le conflit colombien. Aux niveaux national et international, les forces armées et le gouvernement colombien nient tout lien entre l’armée et les paramilitaires, admettant tout au plus quelques cas individuels de collusion impliquant une poignée d’éléments « véreux ». Par contre, sur le plan local, ces liens sont souvent reconnus et même parfois délibérément mis en avant pour terrifier encore plus la population en lui faisant comprendre qu’elle ne peut demander de l’aide à personne.

Lire la suite en cliquant sur l’adresse portée en source ci dessous :

Site d'Amnesty

Dimanche 6 juillet 2008
Je vais évoquer la libération d’Ingrid Betancourt.  Je crois que pour une fois il y a quelque chose d’authentique dans le soulagement que tout un chacun éprouve en sachant cette femme bouleversante désormais libre. Les tonnes de pathos qui se déversent  sur le sujet n’y sont pour rien.  On devine que la scène de bondieuseries, sur le tarmac à son arrivée, organisée par les récupérateurs religieux ne me suggérait aussi que de l’exaspération. Bien sur je comprends parfaitement l’intensité du sentiment religieux chez  les croyants et la part que la foi prend dans leur capacité de résistance et de cicatrisation. Mais cette mise en scène m’a choqué. Cela ne change rien pourtant au fond de ce que nous  ressentons tous. La libération d’Ingrid Betancourt soulève en nous quelque chose de fondamental qui déchaine notre empathie. Il s’agit du gout quasi physique de la liberté. Car la détention d’otage comme stratégie de combat est une barbarie qui poursuit comme un cauchemar personnel quiconque y a réfléchi un instant.

LA BARBARIE ORDINAIRE

Cette barbarie nous l’avons mesurée après avoir lu ce qu’a été la détention du journaliste Jean-Paul Kaufman ou de Florence Aubenas. Et les témoignages des premiers otages libérés en Colombie étaient si effrayants ! La pire des images qui nous a fait sentir si violemment de quoi il s’agissait est celle où on la voyait assise, décharnée et comme vaincue par le désespoir de la séquestration, sur ce banc dans la jungle. Les seules images à quoi je puisse comparer l’angoisse que celles-ci dégageaient sont  celles que l’on voit parfois montrant des détenus de Guantanamo, yeux bandés pieds et poings enchainés, déplacés, parfois sur un brancard roulant, par les bourreaux américains qui les torturent à longueur de journée. Bien sur les deux scènes ne sont pas comparables. Celles qui impliquent les Etats-Unis sont bien plus effrayantes puisqu’il s’agit d’une violence d’état appuyée sur une loi qui autorise la torture et la détention arbitraire dans des prisons secrètes ou hors sol réparties dans le monde entier. 40 000 personnes sont ainsi détenues selon la tribune du journaliste Edwy Plenel publiée par l’hebdomadaire « Marianne ». Cette barbarie banalisée par son usage sous toutes les banières ne se banalise pourtant pas dans nos sentiments. Au contraire notre vigilance s’accroit en dépit du nombre des images qui semble la rendre ordinaire.

LA FIN NE JUSTIFIE PAS LES MOYENS

Donc cela ne minimise pas pour autant la condamnation absolue qu’il faut prononcer contre les méthodes des FARC non seulement à propos de la prise d’otage mais d’une façon plus générale à propos de sa stratégie de lutte armée à cet instant de l’histoire de l’Amérique du sud. Si, par improbable une telle stratégie venait à vaincre, quel genre de pouvoir pourrait-elle engendrer sinon une extension et une institutionnalisation des méthodes qui l’aurait fait naitre. La fin ne justifie pas les moyens. En politique et dans la lutte socialiste, la leçon du siècle précédent est que toute la fin est dans le moyen. Léon Trotski écrit dans ses mémoires qu’il ne voulut pas du pouvoir qu’il aurait pu prendre avec l’armée rouge dont il était le chef parce que le pouvoir ainsi conquis n’aurait pas été différent de celui qu’il combattait.. En leur temps, les jeunes gens de ma sorte tiquaient et pour une fois notre maitre à penser nous semblait bien angélique. Mais nous avons été contemporains de faits qui démontrèrent mille fois le sens concret indépassable de ce qui paraissait d’abord être une simple abstraction morale.

 URIBE RESTE UN PION DANS UN JEU QUI LE DEPASSE

Ce que j’écris à cet instant à propos des FARC ne me fait pas du tout perdre de vue la nature du pouvoir d’Alvaro Uribe, le président voyou de la Colombie, ni ses propres liens avec les narco trafiquants et  les assassins des milices para militaires d’extrême droite. Je sais aussi que l’épisode actuel doit se lire dans l’ensemble des faits qui impliquent toute la géostratégie régionale des Etats-Unis, dont Alvaro Uribe est le pion numéro un et  dont les cibles essentielles ne sont pas dans la jungle colombienne mais au Venezuela et dans les pays de la vague démocratique comme Paraguay, Equateur et ainsi de suite. De ce point de vue il est mille fois détestable de lire les commentaires qui constatent, avec une feinte résignation, qu’il semblerait bien que la stratégie de la force soit préférable à celle de la négociation en pareil cas. Ces commentaires font comme s’il s’agissait d’une affaire criminelle de droit commun opposant un gang de méchants à une police de gentils. Car il est totalement absurde de perdre de vue que, quoique l’on pense des méthodes des FARC, et on vient de lire ma condamnation argumentée à leur sujet, que le conflit colombien demeure de nature politique.  Et donc on doit s’interroger sur ce que peut être la sortie politique de la crise en Colombie, d’un point de vue progressiste. Cela ne consiste certainement pas à tresser des lauriers aux  militaires colombiens qui n’ont pas hésité il y a quelques mois à bombarder l’Equateur voisin pour continuer leur combat contre les Farc, inaugurant ainsi un « droit de suite » dont tout le monde sait dans la région quel prétexte il peut être pour tous les débordements d’ingérences. C’est, depuis l’origine du lancement du plan cocaïne impulsé par les Etats-Unis à partir de la Colombie, la hantise de toutes les gauches latinos américaines de ce secteur.

LA SOLUTION C’EST LA DEMOCRATIE

En Colombie, la solution ce n’est certainement pas plus qu’ailleurs la social démocratie déchue qui s’y trouve. Le « Parti Libéral » colombien, membre de l’internationale socialiste, a déjà montré qu’il méritait assez bien son nom pour n’être rien d’autre qu’un lamentable leurre confortant le pouvoir conservateur à poigne. Dans le genre du parti Démocrate italien qui a permis l’écrasante victoire de Berlusconi. Suivez mon regard en France. Mais en Colombie, sur ce plan, il y a du neuf. L’autre gauche a su, en se rassemblant, marquer un point décisif. Aux dernières élections législatives, elle a formé un front, le « pole démocratique ». Et ce front a réuni le double des voix du parti libéral social démocrate, atteignant les 25%. Il existe donc en Colombie une alternative de gauche en plein essor.  A terme, d’une façon ou d’une autre, en continuité avec ce qui se passe partout ailleurs en Amérique latine, elle menace le pion américain qu’est le gouvernement colombien. La propagande mondiale va donc très vite poser ses pions en ordre. Valoriser Uribe, pointe essentielle du dispositif nord américain, valoriser le rôle politique positif de l’armée colombienne, « modernisée et démocratisée » selon certains observateurs évidemment tout a fait neutre. Au cas où… On sait que Uribe veut un  référendum pour pouvoir se présenter une troisième fois aux élections présidentielles ce qu’interdit aujourd’hui la constitution colombienne. C’est ce qu’avait voulu faire Chavez. On se souvient que cela déclencha une vague de propagande obscène contre la prétendue tentative de Chavez de briguer la « présidence à vie ». On note le silence assourdissant des mêmes quand c’est Uribe qui le tente… C’est dire ce que valent certaines indignations et certains journalistes qui les portent en bandoulière comme l’ancien  guérillero meurtrier  repenti, Paolo Paranagua du journal « Le Monde », qui en a fait son gagne pain entre Miami et cocktails d’ambassade. Ceux là on déjà titré que le gouvernement vénézuélien «  se dit satisfait » par le dénouement pour Ingrid Betancourt. Ca devait être encore trop de mansuétude. Le lendemain le correspondant du journal « sur place », écrivant depuis Rio de Janeiro ( !) comme le précise sa dépêche publiée dans « Le Monde »  de samedi (comme si qualqu’un commentait la politique française depuis Stokolm) , ajoute donc le fiel au fiel pour noter que Chavez "a mis vingt heures avant de se réjouir", contrairement à ce qu’écrivait son propre journal la veille… Et "d’analyser" comme un "coup dur pour Caracas" la libération d’Ingrid Betancourt.  Ce genre de manipulations nous enseigne que la joie pure qui étreint certains organe de presse inclut des aspects qui ne peuvent échapper qu’aux naïfs. Dés lors notre devoir, à gauche, est d’être vigilant et d’ouvrir les douches froides qui s’imposent à propos du triomphe d’Alvaro Uribe. Nous ne gagnerons rien à justifier ses méthodes au motif que nous condamnons celles des FARC. Là non plus, certaines fin louable ne valent pas quitus pour tous moyens. Notre choix est celui de la lutte démocratique et du règne du suffrage universel. Il nous faut protéger politiquement les chances de la solution que représente le « pôle démocratique ». C’est pourquoi il faut rappeler que sans la mobilisation des français, gauche et droite d’ailleurs réunies sur ce sujet, Ingrid Betancourt ne serait pas libre. Ce qu’elle dit elle-même. Alvaro Uribe n’est pas notre héros du seul fait que la libération d’Ingrid Betancourt était notre combat.

http://www.jean-luc-melenchon.fr/?p=604#more-604

Dimanche 6 juillet 2008
Le secrétaire général de la FSU Gérard Aschieri, le Parti socialiste et le Parti communiste ont critiqué dimanche les propos de Nicolas Sarkozy, qui a estimé ironiquement que personne ne s'apercevait plus des grèves depuis son arrivée au pouvoir.

Le chef de l'Etat s'exprimait samedi devant les militants de son parti. "Désormais, quand il y a une grève en France personne ne s'en aperçoit", s'était-il exclamé, souriant et déclenchant les rires au Conseil national de l'IMP.

"Je trouve que ça relève de la fanfaronnade de tribune mais moi, je n'attends pas du président de la République qu'il joue les matamores", a dit sur France Info le dirigeant du principal syndicat d'enseignants.

"Il y a peut-être une volonté de fuite en avant et de jouer la provocation. Je ne suis pas sûr que ce soit nécessairement un signe de force. Je vais pas répondre à une fanfaronnade par une autre fanfaronnade, en disant 'on va voir ce qu'on va voir'. Je pense qu'on a pas fini de lutter", a-t-il ajouté.

Le secrétaire général de FO, Jean-Claude Mailly, a parlé de "provocation" et a conseillé au président d'être "plus prudent". La CGT et la CFTC ont également protesté, estimant que le président cherchait à faire diversion.

Nicolas Sarkozy disait voir dans ce qu'il perçoit comme l'innocuité des grèves une preuve que sa politique fonctionne: "la France est en train de changer. Elle change beaucoup plus vite et beaucoup plus profondément qu'on ne le croit".

CLAUDE GUÉANT INTERVIENT

En l'absence du président, parti  au japon pour le sommet du G8, Claude Guéant a tenté de justifier sur Europe 1 la déclaration litigieuse. "Cette phrase a surtout pour objet de constater que les relations sociales prennent un autre tour", a-t-il avancé.

Pour lui, le président voulait dire qu'avec la loi sur le service minimum dans les transports et ce qui est présenté comme une relance du dialogue social, l'approche de la grève avait changé.

Ironisant à son tour sur des "déclarations infantiles" du président et de ses amis, le porte-parole du Parti socialiste Julien Dray a estimé dans un communiqué que la réunion de l'UMP avait tourné "à la réunion de joyeux drilles".

"On notera surtout que le président de la République n'est pas le dernier à participer à ce petit jeu, ses déclarations triomphantes à propos de l'inefficacité des grèves donnant toute la mesure de la manière dont il conçoit le dialogue social", écrit-il.

"Qu'ils (le chef de l'Etat et les cadres de l'UMP) prennent garde, car, comme on dit dans les cours de récréation: rira bien qui rira le dernier", ajoute-t-il.

Le Parti communiste s'étonne dans un communiqué que le président "tourne en dérision avec des formules de matamore l'ensemble du mouvement social".

"C'est désormais officiel, le président de la République est bien le président d'un camp contre l'autre, celui du patronat contre les salariés", dit le PC.

La France a connu ces derniers mois une série de mouvements sociaux dans le secteur public, dans l'enseignement pour protester contre la suppression de 11.200 postes en 2008, mais aussi dans les transports et d'autres secteurs, sur les thèmes de la défense du pouvoir d'achat, des retraites et des 35h.

Ces mouvements d'une ampleur variable n'ont en général pas fait reculer le gouvernement sur les grandes lignes de ses plans d'économies, mais il a toutefois été amené l'an dernier à faire adopter d'importantes mesures compensatoires à la suppression des régimes spéciaux de retraites.

L'Elysée a par ailleurs abandonné certains projets plus spécifiques sous la pression de grèves ou de manifestations, comme celui de la réforme des taxis.

Dans tous les cas, les grèves dans les secteurs publics et les transports, malgré le développement de procédures d'alerte et de pré-négociation, ont affecté le fonctionnement des écoles et la circulation, notamment en région parisienne.

Thierry Lévêque


Jeudi 3 juillet 2008
Jeudi 3 juillet 2008

Une vidéo visionnée 550.000 fois sur l’internet mardi soir montre Nicolas Sarkozy s’étonnant, hors antenne, de ce qu’un technicien de France 3 semble ne pas lui rendre son salut lundi soir avant son interview par des journalistes de la chaîne.

La direction générale de France 3 a lancé une enquête interne mardi et elle a "condamné avec la plus grande fermeté le piratage des images tournées pendant la mise en place de l’édition spéciale du 19/20 qui recevait hier le Président de la République".

"La direction générale de France 3 a lancé une enquête interne pour déterminer comment les images ont pu sortir de France Télévisions", indique le communiqué.

Les images montrent un président de la République piqué au vif par l’attitude d’un technicien qui lui accroche un micro à sa cravate, et qui ne paraît pas lui rendre son salut.

"C’est une question d’éducation. Enfin, quand on est invité, on a le droit que les gens vous disent bonjour quand même... Ou alors on n’est pas dans le service public, on est chez les manifestants... Incroyable... Et grave !", dit le président sur ces images filmées par les caméras de la chaîne quelques minutes avant que l’interview ne commence.

Ces images hors antenne ont d’abord été montrées sur le site d’informations Rue89, avant d’être transférées notamment sur .

Dans la vidéo diffusée sur l’internet, le chef de l’Etat demande ensuite au journaliste Gérard Leclerc combien de temps il était resté "au placard". "J’avais protesté quand tu avais été mis au placard", lui dit-il.

Il suggère ensuite à ses intervieweurs de lui poser une question sur le drame de Carcassonne, où il s’était rendu lundi dans la matinée pour rendre visite aux personnes blessées à la suite d’une fusillade accidentelle dans une caserne. "Vous voulez pas poser une question sur Carcassonne ?", demande-t-il.

Dans un communiqué, le syndicat SNJ-CGT s’est ému de ce que le président se soit "permis de remonter les bretelles à un technicien qui ne répondait pas à son salut", y voyant une illustration parmi d’autres d’une "dérive autoritaire de ce pouvoir".

L’UMP a pour sa part condamné mardi la diffusion de cette vidéo, estimant que "Internet ne doit pas être le réceptacle de telles dérives déontologiques", selon Thierry Solère, secrétaire national chargé de l’Internet à l’UMP.

"Les citoyens français sont en droit d’attendre plus de sérieux et de rigueur de la part d’un service public, qu’ils contribuent à financer par la redevance, et qu’ils soutiennent par un attachement fort aux chaînes du groupe France Télévisions", a indiqué M. Solère dans un communiqué.

Lors de l’entretien, et cette fois-ci à l’antenne, Nicolas Sarkozy était revenu sur la réforme de l’audiovisuel public qu’il a initiée et qui est très critiquée au sein des personnels de France Télévisions. "Je ne vous laisserai pas tomber, je vous donnerai les moyens de vous développer, mais je ne regarderai pas le service public comme une petite secte qui appartient à quelques micro-organisations, qui descendent de temps en temps dans la rue", avait-il dit.

L’interview de Nicolas Sarkozy par des journalistes des rédactions nationale et régionale de France 3 a été regardée par 3,84 millions de personnes, soit près d’un téléspectateur sur quatre, selon les chiffres de Médiamétrie communiqués par la chaîne.


la vidéo avant qu'elle disparaisse


Sarkozy en off sur France 3
envoyé par rue89
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