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Qui sommes nous ?

"Pour la République sociale" est une association qui regroupe des militants issus de divers horizons de la gauche.

Elle se fixe comme objectif l’élaboration d’un projet politique capable de refonder une alternative de gauche à la domination matérielle et culturelle du capitalisme de notre époque.

Ouverte à celles et ceux qui se reconnaissent dans sa déclaration de présentation elle entend contribuer ainsi à une nouvelle union des gauches.

Ses modes d’action sont l’élaboration collective, la formation, l’action militante et l’éducation populaire.

PRS édite une revue.

PRS a été fondée le 31 mai 2004 à l’initiative de Jean-Luc Mélenchon.

Vendredi 11 juillet 2008 5 11 /07 /2008 13:56

Invité sur iTélé, Serge Dassault, industriel et député UMP, s'est emporté contre la France de la grève, des syndicats, des CDI et des fonctionnaires… Autant d'institutions qu'il espère voir disparaître au profit de la glorieuse entreprise. Mieux vaut en rire, non?



«Les Chinois travaillent 45 heures par semaine, ils dorment dans leur usine, ils font de bons produits pas chers», raconte Serge Dassault, les yeux brillants d'envie, sur le plateau de iTélé. Mais en cette matinée du jeudi 10 juillet, l'industriel et député UMP n'a pas le temps de rêver. Une mission importante l'attend : sauver la France, ce pays « qui ne travaille pas assez ».




Serge Dassault invité de la matinale d'iTélé

«Les 35 heures, c'est le cancer de la France», répète le vieux monsieur de 83 ans. Il faut dire qu'il voit également les grèves comme des métastases : «pourquoi on fait la grève ? interroge le patron. Pour des licenciements qui sont nécessaires pour l'entreprise ou parce qu'on veut augmenter les salaires, ce qui nuit à l'entreprise ?» Car Dassault est formel : «c'est le client qui compte, pas le syndicat, pas le salarié, pas l'actionnaire.»

Le rêve de Dassault : pas de fonctionnaires, pas de grèves, pas de syndicats et pas de CDI
Sarkozy lui-même n'est pas apte, selon lui, à résoudre le problème, car il est «paralysé par les négociations syndicales, par les partenaires sociaux, par les 35 heures…», le pôvre!

Dassault, lui, aurait fait tout autrement : s'il avait été Président, les 35 heures, il les aurait abolies «dès le premier jour.» Même régime pour le contrat de travail à durée indéterminée, qui explique pour lui le chômage en France car il gêne la flexibilité : «Il faut que les entreprises soient libres d'embaucher quand elles ont du travail et de débaucher quand elles n'en ont pas.» Les fonctionnaires ? Ce n'est pas 30000 qu'il faut virer selon lui mais «40000, 50000… [Le Président] n'a qu'à faire ce qu'il faut sans en parler.» D'ailleurs, la privatisation de La Poste lui paraît une excellente idée : «à quoi ça sert d'avoir des activités nationales ?»
Résumons : pour sortir la France de la crise, il faut donc traiter les salariés comme des kleenex, éliminer les fonctionnaires, et privatiser toutes les entreprises publiques. Le tout en catimini pour éviter les grèves, cette plaie. Bref, le salut de la France, pour Dassault, c'est le modèle américain… Un modèle actuellement en pleine santé, n'est-ce pas ?

Sylvain Lapoix

http://www.marianne2.fr/Serge-Dassault-invente-l-hypra-liberalisme_a89093.html
Dimanche 6 juillet 2008 7 06 /07 /2008 23:45

Introduction : les syndicalistes et la crise relative aux droits humains

Depuis quarante ans, la Colombie est le théâtre d’un conflit armé qui oppose les forces militaires et paramilitaires à des mouvements de guérilla, dont les Fuerzas Armadas Revolucionarias de Colombia (FARC, Forces armées révolutionnaires de Colombie) - groupe le plus important - et l’Ejército de Liberación Nacional (ELN, Armée de libération nationale) - beaucoup plus petite. Ce conflit se caractérise par des violations généralisées et systématiques des droits humains et du droit international humanitaire, commises par toutes les parties.

Les forces armées et leurs alliés paramilitaires mènent une stratégie anti-insurrectionnelle destinée à priver les forces de la guérilla de tout soutien réel ou supposé de la population civile. La terreur fait partie intégrante de leur stratégie : disparitions forcées, torture, sévices sexuels et autres violences contre les femmes, menaces de mort et meurtres de civils sont autant de méthodes utilisées pour briser les liens, réels ou imaginaires, entre la population civile et la guérilla.

La tactique de la terreur sert aussi à aider les puissantes élites économiques à protéger, étendre et consolider leurs intérêts. Ainsi, plus de 60 p. cent des plus de trois millions de personnes déplacées en Colombie ont été chassées de terres qui présentaient un intérêt économique important, par exemple pour leur richesse minière ou agricole. Le conflit sert de prétexte à ceux qui veulent étendre et protéger leurs intérêts économiques. C’est dans ce contexte que des atteintes aux droits humains sont commises contre les syndicalistes, régulièrement qualifiés de subversifs par les forces de sécurité et leurs alliés paramilitaires. Ces violences coïncident souvent avec des périodes de conflit social ou de négociations sur les conditions de travail.

L’impunité est un élément essentiel de cette stratégie anti-insurrectionnelle : sachant que les auteurs de violations des droits humains ne seront pas traduits en justice, les personnes et les organisations renoncent à porter plainte. C’est aussi un moyen de dire à ces organisations que leurs membres et leurs dirigeants risquent de subir de nouvelles violences s’ils ne cessent pas leurs activités. Grâce à cette impunité, les auteurs de violations des droits humains restent en liberté et n’aspirent qu’à recommencer.

Diverses techniques sont employées pour empêcher que des enquêtes exhaustives soient menées sur les atteintes aux droits humains et garantir l’impunité aux membres des forces de sécurité. Ceux-ci utilisent notamment des groupes paramilitaires comme couverture pour mener leur « sale guerre », et cherchent à améliorer leur image en termes de droits humains en niant catégoriquement que ces paramilitaires agissent avec leur accord ou leur soutien ou, comme c’est souvent le cas, sous leur coordination.

L’utilisation des forces paramilitaires donne une autre dimension à la terreur dans le conflit colombien. Aux niveaux national et international, les forces armées et le gouvernement colombien nient tout lien entre l’armée et les paramilitaires, admettant tout au plus quelques cas individuels de collusion impliquant une poignée d’éléments « véreux ». Par contre, sur le plan local, ces liens sont souvent reconnus et même parfois délibérément mis en avant pour terrifier encore plus la population en lui faisant comprendre qu’elle ne peut demander de l’aide à personne.

Lire la suite en cliquant sur l’adresse portée en source ci dessous :

Site d'Amnesty

Dimanche 6 juillet 2008 7 06 /07 /2008 23:34
Je vais évoquer la libération d’Ingrid Betancourt.  Je crois que pour une fois il y a quelque chose d’authentique dans le soulagement que tout un chacun éprouve en sachant cette femme bouleversante désormais libre. Les tonnes de pathos qui se déversent  sur le sujet n’y sont pour rien.  On devine que la scène de bondieuseries, sur le tarmac à son arrivée, organisée par les récupérateurs religieux ne me suggérait aussi que de l’exaspération. Bien sur je comprends parfaitement l’intensité du sentiment religieux chez  les croyants et la part que la foi prend dans leur capacité de résistance et de cicatrisation. Mais cette mise en scène m’a choqué. Cela ne change rien pourtant au fond de ce que nous  ressentons tous. La libération d’Ingrid Betancourt soulève en nous quelque chose de fondamental qui déchaine notre empathie. Il s’agit du gout quasi physique de la liberté. Car la détention d’otage comme stratégie de combat est une barbarie qui poursuit comme un cauchemar personnel quiconque y a réfléchi un instant.

LA BARBARIE ORDINAIRE

Cette barbarie nous l’avons mesurée après avoir lu ce qu’a été la détention du journaliste Jean-Paul Kaufman ou de Florence Aubenas. Et les témoignages des premiers otages libérés en Colombie étaient si effrayants ! La pire des images qui nous a fait sentir si violemment de quoi il s’agissait est celle où on la voyait assise, décharnée et comme vaincue par le désespoir de la séquestration, sur ce banc dans la jungle. Les seules images à quoi je puisse comparer l’angoisse que celles-ci dégageaient sont  celles que l’on voit parfois montrant des détenus de Guantanamo, yeux bandés pieds et poings enchainés, déplacés, parfois sur un brancard roulant, par les bourreaux américains qui les torturent à longueur de journée. Bien sur les deux scènes ne sont pas comparables. Celles qui impliquent les Etats-Unis sont bien plus effrayantes puisqu’il s’agit d’une violence d’état appuyée sur une loi qui autorise la torture et la détention arbitraire dans des prisons secrètes ou hors sol réparties dans le monde entier. 40 000 personnes sont ainsi détenues selon la tribune du journaliste Edwy Plenel publiée par l’hebdomadaire « Marianne ». Cette barbarie banalisée par son usage sous toutes les banières ne se banalise pourtant pas dans nos sentiments. Au contraire notre vigilance s’accroit en dépit du nombre des images qui semble la rendre ordinaire.

LA FIN NE JUSTIFIE PAS LES MOYENS

Donc cela ne minimise pas pour autant la condamnation absolue qu’il faut prononcer contre les méthodes des FARC non seulement à propos de la prise d’otage mais d’une façon plus générale à propos de sa stratégie de lutte armée à cet instant de l’histoire de l’Amérique du sud. Si, par improbable une telle stratégie venait à vaincre, quel genre de pouvoir pourrait-elle engendrer sinon une extension et une institutionnalisation des méthodes qui l’aurait fait naitre. La fin ne justifie pas les moyens. En politique et dans la lutte socialiste, la leçon du siècle précédent est que toute la fin est dans le moyen. Léon Trotski écrit dans ses mémoires qu’il ne voulut pas du pouvoir qu’il aurait pu prendre avec l’armée rouge dont il était le chef parce que le pouvoir ainsi conquis n’aurait pas été différent de celui qu’il combattait.. En leur temps, les jeunes gens de ma sorte tiquaient et pour une fois notre maitre à penser nous semblait bien angélique. Mais nous avons été contemporains de faits qui démontrèrent mille fois le sens concret indépassable de ce qui paraissait d’abord être une simple abstraction morale.

 URIBE RESTE UN PION DANS UN JEU QUI LE DEPASSE

Ce que j’écris à cet instant à propos des FARC ne me fait pas du tout perdre de vue la nature du pouvoir d’Alvaro Uribe, le président voyou de la Colombie, ni ses propres liens avec les narco trafiquants et  les assassins des milices para militaires d’extrême droite. Je sais aussi que l’épisode actuel doit se lire dans l’ensemble des faits qui impliquent toute la géostratégie régionale des Etats-Unis, dont Alvaro Uribe est le pion numéro un et  dont les cibles essentielles ne sont pas dans la jungle colombienne mais au Venezuela et dans les pays de la vague démocratique comme Paraguay, Equateur et ainsi de suite. De ce point de vue il est mille fois détestable de lire les commentaires qui constatent, avec une feinte résignation, qu’il semblerait bien que la stratégie de la force soit préférable à celle de la négociation en pareil cas. Ces commentaires font comme s’il s’agissait d’une affaire criminelle de droit commun opposant un gang de méchants à une police de gentils. Car il est totalement absurde de perdre de vue que, quoique l’on pense des méthodes des FARC, et on vient de lire ma condamnation argumentée à leur sujet, que le conflit colombien demeure de nature politique.  Et donc on doit s’interroger sur ce que peut être la sortie politique de la crise en Colombie, d’un point de vue progressiste. Cela ne consiste certainement pas à tresser des lauriers aux  militaires colombiens qui n’ont pas hésité il y a quelques mois à bombarder l’Equateur voisin pour continuer leur combat contre les Farc, inaugurant ainsi un « droit de suite » dont tout le monde sait dans la région quel prétexte il peut être pour tous les débordements d’ingérences. C’est, depuis l’origine du lancement du plan cocaïne impulsé par les Etats-Unis à partir de la Colombie, la hantise de toutes les gauches latinos américaines de ce secteur.

LA SOLUTION C’EST LA DEMOCRATIE

En Colombie, la solution ce n’est certainement pas plus qu’ailleurs la social démocratie déchue qui s’y trouve. Le « Parti Libéral » colombien, membre de l’internationale socialiste, a déjà montré qu’il méritait assez bien son nom pour n’être rien d’autre qu’un lamentable leurre confortant le pouvoir conservateur à poigne. Dans le genre du parti Démocrate italien qui a permis l’écrasante victoire de Berlusconi. Suivez mon regard en France. Mais en Colombie, sur ce plan, il y a du neuf. L’autre gauche a su, en se rassemblant, marquer un point décisif. Aux dernières élections législatives, elle a formé un front, le « pole démocratique ». Et ce front a réuni le double des voix du parti libéral social démocrate, atteignant les 25%. Il existe donc en Colombie une alternative de gauche en plein essor.  A terme, d’une façon ou d’une autre, en continuité avec ce qui se passe partout ailleurs en Amérique latine, elle menace le pion américain qu’est le gouvernement colombien. La propagande mondiale va donc très vite poser ses pions en ordre. Valoriser Uribe, pointe essentielle du dispositif nord américain, valoriser le rôle politique positif de l’armée colombienne, « modernisée et démocratisée » selon certains observateurs évidemment tout a fait neutre. Au cas où… On sait que Uribe veut un  référendum pour pouvoir se présenter une troisième fois aux élections présidentielles ce qu’interdit aujourd’hui la constitution colombienne. C’est ce qu’avait voulu faire Chavez. On se souvient que cela déclencha une vague de propagande obscène contre la prétendue tentative de Chavez de briguer la « présidence à vie ». On note le silence assourdissant des mêmes quand c’est Uribe qui le tente… C’est dire ce que valent certaines indignations et certains journalistes qui les portent en bandoulière comme l’ancien  guérillero meurtrier  repenti, Paolo Paranagua du journal « Le Monde », qui en a fait son gagne pain entre Miami et cocktails d’ambassade. Ceux là on déjà titré que le gouvernement vénézuélien «  se dit satisfait » par le dénouement pour Ingrid Betancourt. Ca devait être encore trop de mansuétude. Le lendemain le correspondant du journal « sur place », écrivant depuis Rio de Janeiro ( !) comme le précise sa dépêche publiée dans « Le Monde »  de samedi (comme si qualqu’un commentait la politique française depuis Stokolm) , ajoute donc le fiel au fiel pour noter que Chavez "a mis vingt heures avant de se réjouir", contrairement à ce qu’écrivait son propre journal la veille… Et "d’analyser" comme un "coup dur pour Caracas" la libération d’Ingrid Betancourt.  Ce genre de manipulations nous enseigne que la joie pure qui étreint certains organe de presse inclut des aspects qui ne peuvent échapper qu’aux naïfs. Dés lors notre devoir, à gauche, est d’être vigilant et d’ouvrir les douches froides qui s’imposent à propos du triomphe d’Alvaro Uribe. Nous ne gagnerons rien à justifier ses méthodes au motif que nous condamnons celles des FARC. Là non plus, certaines fin louable ne valent pas quitus pour tous moyens. Notre choix est celui de la lutte démocratique et du règne du suffrage universel. Il nous faut protéger politiquement les chances de la solution que représente le « pôle démocratique ». C’est pourquoi il faut rappeler que sans la mobilisation des français, gauche et droite d’ailleurs réunies sur ce sujet, Ingrid Betancourt ne serait pas libre. Ce qu’elle dit elle-même. Alvaro Uribe n’est pas notre héros du seul fait que la libération d’Ingrid Betancourt était notre combat.

http://www.jean-luc-melenchon.fr/?p=604#more-604

Dimanche 6 juillet 2008 7 06 /07 /2008 23:12
Le secrétaire général de la FSU Gérard Aschieri, le Parti socialiste et le Parti communiste ont critiqué dimanche les propos de Nicolas Sarkozy, qui a estimé ironiquement que personne ne s'apercevait plus des grèves depuis son arrivée au pouvoir.

Le chef de l'Etat s'exprimait samedi devant les militants de son parti. "Désormais, quand il y a une grève en France personne ne s'en aperçoit", s'était-il exclamé, souriant et déclenchant les rires au Conseil national de l'IMP.

"Je trouve que ça relève de la fanfaronnade de tribune mais moi, je n'attends pas du président de la République qu'il joue les matamores", a dit sur France Info le dirigeant du principal syndicat d'enseignants.

"Il y a peut-être une volonté de fuite en avant et de jouer la provocation. Je ne suis pas sûr que ce soit nécessairement un signe de force. Je vais pas répondre à une fanfaronnade par une autre fanfaronnade, en disant 'on va voir ce qu'on va voir'. Je pense qu'on a pas fini de lutter", a-t-il ajouté.

Le secrétaire général de FO, Jean-Claude Mailly, a parlé de "provocation" et a conseillé au président d'être "plus prudent". La CGT et la CFTC ont également protesté, estimant que le président cherchait à faire diversion.

Nicolas Sarkozy disait voir dans ce qu'il perçoit comme l'innocuité des grèves une preuve que sa politique fonctionne: "la France est en train de changer. Elle change beaucoup plus vite et beaucoup plus profondément qu'on ne le croit".

CLAUDE GUÉANT INTERVIENT

En l'absence du président, parti  au japon pour le sommet du G8, Claude Guéant a tenté de justifier sur Europe 1 la déclaration litigieuse. "Cette phrase a surtout pour objet de constater que les relations sociales prennent un autre tour", a-t-il avancé.

Pour lui, le président voulait dire qu'avec la loi sur le service minimum dans les transports et ce qui est présenté comme une relance du dialogue social, l'approche de la grève avait changé.

Ironisant à son tour sur des "déclarations infantiles" du président et de ses amis, le porte-parole du Parti socialiste Julien Dray a estimé dans un communiqué que la réunion de l'UMP avait tourné "à la réunion de joyeux drilles".

"On notera surtout que le président de la République n'est pas le dernier à participer à ce petit jeu, ses déclarations triomphantes à propos de l'inefficacité des grèves donnant toute la mesure de la manière dont il conçoit le dialogue social", écrit-il.

"Qu'ils (le chef de l'Etat et les cadres de l'UMP) prennent garde, car, comme on dit dans les cours de récréation: rira bien qui rira le dernier", ajoute-t-il.

Le Parti communiste s'étonne dans un communiqué que le président "tourne en dérision avec des formules de matamore l'ensemble du mouvement social".

"C'est désormais officiel, le président de la République est bien le président d'un camp contre l'autre, celui du patronat contre les salariés", dit le PC.

La France a connu ces derniers mois une série de mouvements sociaux dans le secteur public, dans l'enseignement pour protester contre la suppression de 11.200 postes en 2008, mais aussi dans les transports et d'autres secteurs, sur les thèmes de la défense du pouvoir d'achat, des retraites et des 35h.

Ces mouvements d'une ampleur variable n'ont en général pas fait reculer le gouvernement sur les grandes lignes de ses plans d'économies, mais il a toutefois été amené l'an dernier à faire adopter d'importantes mesures compensatoires à la suppression des régimes spéciaux de retraites.

L'Elysée a par ailleurs abandonné certains projets plus spécifiques sous la pression de grèves ou de manifestations, comme celui de la réforme des taxis.

Dans tous les cas, les grèves dans les secteurs publics et les transports, malgré le développement de procédures d'alerte et de pré-négociation, ont affecté le fonctionnement des écoles et la circulation, notamment en région parisienne.

Thierry Lévêque


Jeudi 3 juillet 2008 4 03 /07 /2008 19:39
Jeudi 3 juillet 2008 4 03 /07 /2008 19:00

Une vidéo visionnée 550.000 fois sur l’internet mardi soir montre Nicolas Sarkozy s’étonnant, hors antenne, de ce qu’un technicien de France 3 semble ne pas lui rendre son salut lundi soir avant son interview par des journalistes de la chaîne.

La direction générale de France 3 a lancé une enquête interne mardi et elle a "condamné avec la plus grande fermeté le piratage des images tournées pendant la mise en place de l’édition spéciale du 19/20 qui recevait hier le Président de la République".

"La direction générale de France 3 a lancé une enquête interne pour déterminer comment les images ont pu sortir de France Télévisions", indique le communiqué.

Les images montrent un président de la République piqué au vif par l’attitude d’un technicien qui lui accroche un micro à sa cravate, et qui ne paraît pas lui rendre son salut.

"C’est une question d’éducation. Enfin, quand on est invité, on a le droit que les gens vous disent bonjour quand même... Ou alors on n’est pas dans le service public, on est chez les manifestants... Incroyable... Et grave !", dit le président sur ces images filmées par les caméras de la chaîne quelques minutes avant que l’interview ne commence.

Ces images hors antenne ont d’abord été montrées sur le site d’informations Rue89, avant d’être transférées notamment sur .

Dans la vidéo diffusée sur l’internet, le chef de l’Etat demande ensuite au journaliste Gérard Leclerc combien de temps il était resté "au placard". "J’avais protesté quand tu avais été mis au placard", lui dit-il.

Il suggère ensuite à ses intervieweurs de lui poser une question sur le drame de Carcassonne, où il s’était rendu lundi dans la matinée pour rendre visite aux personnes blessées à la suite d’une fusillade accidentelle dans une caserne. "Vous voulez pas poser une question sur Carcassonne ?", demande-t-il.

Dans un communiqué, le syndicat SNJ-CGT s’est ému de ce que le président se soit "permis de remonter les bretelles à un technicien qui ne répondait pas à son salut", y voyant une illustration parmi d’autres d’une "dérive autoritaire de ce pouvoir".

L’UMP a pour sa part condamné mardi la diffusion de cette vidéo, estimant que "Internet ne doit pas être le réceptacle de telles dérives déontologiques", selon Thierry Solère, secrétaire national chargé de l’Internet à l’UMP.

"Les citoyens français sont en droit d’attendre plus de sérieux et de rigueur de la part d’un service public, qu’ils contribuent à financer par la redevance, et qu’ils soutiennent par un attachement fort aux chaînes du groupe France Télévisions", a indiqué M. Solère dans un communiqué.

Lors de l’entretien, et cette fois-ci à l’antenne, Nicolas Sarkozy était revenu sur la réforme de l’audiovisuel public qu’il a initiée et qui est très critiquée au sein des personnels de France Télévisions. "Je ne vous laisserai pas tomber, je vous donnerai les moyens de vous développer, mais je ne regarderai pas le service public comme une petite secte qui appartient à quelques micro-organisations, qui descendent de temps en temps dans la rue", avait-il dit.

L’interview de Nicolas Sarkozy par des journalistes des rédactions nationale et régionale de France 3 a été regardée par 3,84 millions de personnes, soit près d’un téléspectateur sur quatre, selon les chiffres de Médiamétrie communiqués par la chaîne.


la vidéo avant qu'elle disparaisse


Sarkozy en off sur France 3
envoyé par rue89
Mercredi 2 juillet 2008 3 02 /07 /2008 23:11
L’Assemblée nationale adopte une loi sur la généralisation des partenariats public-privé, qui témoigne de la volonté du gouvernement de livrer rapidement au secteur privé la quasi-intégralité des marchés publics.

L’adoption en première lecture d’une loi sur les « contrats de partenariats », prévue ce 26 juin à l’Assemblée nationale, ne fera pas grand bruit. Pourtant, la généralisation de ces contrats, nommés aussi partenariats public-privé (PPP), en dit long sur la volonté gouvernementale de livrer rapidement au secteur privé la quasi-intégralité des marchés publics. Les dates des 25 et 26 juin ont été fixées au dernier moment et ont pris de court l’opposition, les députés de gauche ayant, de plus, à préparer le débat sur le projet de loi déréglementant le temps de travail.

À l’origine, cette loi, déjà adoptée au Sénat en avril, a été écrite sur mesure pour satisfaire la demande pressante de lobbies d’accéder à la commande publique [1]. « Les majors du BTP et de la finance, très proches du pouvoir politique, voient s’ouvrir un marché énorme, débarrassé des principes des marchés publics », constate Denis Dessus, vice-président du Conseil national de l’Ordre des architectes. « Il n’y aura plus de concours d’architecture. C’est l’opérateur privé qui choisira le professionnel. Il n’y aura plus d’appels d’offres permettant aux entreprises de proposer leurs meilleures prestations. C’est l’opérateur qui, sans entrave ni besoin de justification, retiendra celles avec qui il veut travailler », explique le député socialiste Jean-Jacques Urvoas, membre de la commission des lois à l’Assemblée nationale, qui a examiné le texte.

En février, Rachida Dati présente le partenariat avec Bouygues pour les prisons. Demarthon/AFP

Le texte « a, en fait, pour objet de généraliser la procédure des PPP à tout marché public, bien au-delà des limites posées par le Conseil constitutionnel. Cette procédure aboutit à confier à un “grand groupe” non seulement la conception [l’architecture] et la totalité de la construction d’un équipement public, mais aussi son financement, son exploitation, sa maintenance et son entretien », explique le socialiste Jean-Pierre Sueur, qui a bataillé contre le projet de loi au Sénat. Tous les marchés sont concernés : des partenariats pourront être réalisés dans les hôpitaux, les prisons, les écoles, les musées, la police, la recherche et bien d’autres secteurs. Si l’on en croit l’Observatoire économique de l’achat public, en 2006, le montant total des marchés recensés, État et service public local confondus, représentent plus de 59 milliards d’euros, dont 20 milliards relèvent de travaux.

Pourtant, les PPP promus par l’Élysée sont considérés comme des « bombes fiscales à retardement », prévient Denis Dessus. Celui-ci rappelle que, dans son rapport 2007, la Cour des comptes avait déjà dénoncé la mauvaise utilisation des fonds publics dans ces procédures. « Une forme de cavalerie financière est en train de se mettre en place, qu’on a déjà connue avec l’opération des lycées d’Île-de-France, dont chacun se souvient. Les PPP sont une forme d’investissement qui cache une réalité de surcoûts, insiste le député communiste Roland Muzeau. Passer d’une dépense d’investissement à une dépense de fonctionnement est un procédé qui va grever durablement le budget des collectivités. On sait tous que ces surcoûts sont importants. Ils ont été évalués dans certains cas à 20 %, voire plus. » « Comment accepter, en ces temps de développement durable, une loi qui ferait payer plus cher aux générations futures nos besoins d’aujourd’hui ? », s’interrogent architectes, ingénieurs-conseils, géomètres experts et économistes de la construction dans une lettre ouverte au président de la République.

À ces critiques, il faut ajouter que la loi sur les PPP introduit une nouveauté idéologique. Elle organise en effet le contraire de la concurrence libre et non faussée promise par les libéraux de l’UMP en chassant des milliers d’entreprises de la procédure traditionnelle de passation des marchés publics. « Moi qui croyais que l’UMP était favorable au libéralisme et donc à la concurrence… Voilà en tout cas un texte qui construit des oligopoles et qui renforce les concentrations ! », s’est exclamé il y a quelques jours le député socialiste Jean-Jacques Urveoas, à l’issue des réunions en commission des lois.

On doit pourtant l’initiative d’un projet de loi aux néolibéraux. L’Élysée n’a eu qu’à reprendre les travaux de l’Institut de la gestion déléguée (IGD), auteur de la « seconde initiative en faveur des PPP », publiée en octobre 2007. Nicolas Sarkozy en personne a invité le gouvernement à plancher sur les travaux de la mission d’appui aux PPP, animée par Noël de Saint-Pulgent, et à ceux de Claude Martinant, actuel président de l’IGD… Le très libéral Hervé Novelli, actuel secrétaire d’État chargé du Commerce, de l’Artisanat, des Petites et Moyennes Entreprises, ex-député qui a exercé la présidence du Groupe d’études parlementaires sur les PPP, a largement contribué à la rédaction du projet de loi. Et ce n’est pas un hasard si Claude Goasguen, vice-président du Groupe d’études parlementaires sur les PPP, a été nommé rapporteur UMP du projet de loi.

La loi « Bouygues » sur les PPP pourra être un des principaux leviers pour réduire de façon drastique le champ des services publics. Elle a été surnommée ainsi depuis l’attribution en PPP de trois projets de construction de prisons à la multinationale Bouygues et à ses filiales. C’était en février, quelques jours après la présentation en Conseil des ministres du projet de loi.

Thierry Brun

Mercredi 2 juillet 2008 3 02 /07 /2008 22:46

« Être des facilitateurs du rassemblement de l’aile gauche du parti mais pas à n’importe quel prix » : Trait d’union, la sensibilité animée par Jean-Luc Mélenchon, a, à son tour, sacrifié, à la présentation à la presse de sa contribution en vue du congrès de Reims. Ce courant « de gauche décomplexée » entend « se battre à visage découvert ». La perspective ? « réinventer la gauche ». Sans illusion quant à la possibilité de devenir majoritaire dans le parti, mais attentif à faire vivre « les ressorts de gauche » qui existent historiquement au sein du PS, le congrès s’annonce « tristounet, mic-mac-ratatouille », selon le sénateur de l’Essonne. Lequel lance un appel aux militants qui n’approuvent pas la « mutation définitive » du PS en un Parti démocrate à l’italienne : « Aidez-moi, n’acceptez pas le potage. »

Vers une motion commune avec qui ? Jean-Luc Mélenchon n’écarte rien mais fixe des limites de contenu. C’est sa revue de détail des questions « clivantes » pour « politiser » le congrès et inciter à un vrai débat sur « l’orientation générale de la gauche face à la droite de notre temps ». Trait d’union discerne six points qui font la différence : le rapport à l’ordre du monde dominé par les USA ; la politique européenne ; le choix de l’implication populaire pour le changement ; le nouveau partage des richesses ; la place de l’État et du collectif dans l’économie ; la stratégie d’alliance ancrée à gauche. L’un des acteurs les plus résolus du « non » au traité constitutionnel européen veut bien dépasser les querelles internes. À condition toutefois de ne pas dépasser le verdict des Français : le « non » a gagné. Reste à proposer « un plan D ». Une solution existe, souligne Jean-Luc Mélenchon : c’est la démocratie. Et de proposer « de donner un mandat constituant au prochain Parlement européen ». De quoi vivifier le débat l’an prochain lors de la campagne des européennes.

À propos du « combat central » qui est celui des partages des richesses, pas question pour Trait d’union d’être à équidistance du capital et du travail : « Il faut choisir. » Et il choisit : « Les dix points de part de la richesse nationale qui sont passés depuis vingt-cinq ans de la rémunération du travail à celle du capital constituent notre marge de manoeuvre pour une politique socialiste de réformes radicales bien financée. » Choisir : c’est le cas encore en matière d’institutions. Le sénateur reprend au passage le flambeau « d’une VIe République parlementaire de démocratie continue » dont le chantier avait été lancé puis abandonné par Arnaud Montebourg. Le but de la réforme étant « d’associer la population à la définition du bien commun » et de trancher entre la forme parlementaire et la forme présidentialiste. « C’est l’angle mort de la réflexion sur l’échec des gouvernements de gauche, dont la pratique a été coupée de l’implication populaire. » Autre clivage : la place de l’État. Il s’agit de le « réhabiliter ». Il propose un travail pédagogique sur l’intérêt général. Notamment à partir de ce qu’il considère comme une nécessité : une planification écologique. Choisir, c’est enfin le choix de la gauche, dont il s’agit de « reprendre de zéro le chantier de l’unité ». Avec une initiative : des Assises de la gauche du XXIe siècle ».

Dominique Bègle

Source : http://www.humanite.fr

Lundi 30 juin 2008 1 30 /06 /2008 23:26

Attention l’effet d’optique peut être dangereux. Certes il ne se passe pas de semaine sans que le pouvoir en place ne donne des signes stupéfiants de fragilité politique. Les sondages, qui créent le climat politique plus qu’ils ne le mesurent, sont désastreux pour Sarkozy. Le groupe UMP du Sénat taille chaque jour en pièces le travail du groupe UMP de l’Assemblée nationale sur le projet de réforme des institutions qu’ils sont censés adopter dans les mêmes termes d’ici un mois seulement. Les relations entre le président de la République et le Premier Ministre s’installent dans une franche hostilité tandis que le bruit des couteaux que l’on aiguise emplit les couloirs de l’UMP. A l’évidence les institutions du pays ne fonctionnent pas normalement. La crise politique campe fermement au cœur du régime. Mais dans le même temps, la droite avance et marque sans cesse des points sur ses objectifs essentiels.


Ainsi, alors que l’actualité médiatique foisonne (polémique sur l’INSEE, centre de rétention en flammes, Sarkozy devant la Knesset…) et détourne l’attention, le gouvernement est en passe de réussir un nouveau hold-up dans les poches des salariés. La droite n’a pas oublié d’être de droite. Son combat central, celui autour duquel s’organisent tous les autres, est d’assurer au capital une part toujours plus grosse du gâteau, un partage des richesses toujours plus favorable aux actionnaires et toujours plus défavorable aux salariés. Comme le dit Jean-Pierre Raffarin, « victoire politique ne veut pas dire forcément victoire sociale » (émission Le Franc Parler). La victoire sociale est la raison d’être de la victoire politique. C’est elle que visent les deux décisions récentes du gouvernement sur le SMIC et sur les 35 heures.

Le choix du gouvernement de ne pas donner de coup de pouce au SMIC est tellement choquante que ce dernier a du lancer un contrefeu, à l’instant même où il l’a rendu publique, sous la forme d’une campagne publicitaire vantant ses efforts de promotion du pouvoir d’achat. Car cela fait maintenant deux années de suite que le soi-disant « président du pouvoir d’achat » refuse tout coup de pouce au SMIC. Même Chirac consentait à faire en la matière un geste modeste. Sarkozy, lui, ne lâche rien. La hausse du 1er juillet ne dépassera pas l’obligation légale de 0,9%, soit seulement 8 centimes de plus de l’heure. Alors même que l’INSEE révèle que le pouvoir d’achat des ménages a baissé depuis un an et prévoit qu’il continuera à diminuer cette année dans le contexte de hausse de l’inflation. Et le gouvernement ne s’arrête pas là. Il souhaite pour l’avenir réformer la gestion du SMIC. Il entend en effet se priver du dernier levier qui lui reste pour augmenter les salaires en confiant la revalorisation obligatoire du SMIC à une commission « indépendante » et caresse l’idée de rétablir le mode de calcul du salaire minimum qui existait avant 1968, basé uniquement sur l’inflation sans tenir aucun compte de l’évolution du salaire ouvrier moyen.

Quant à la réforme du temps de travail qui donne la possibilité à des accords d’entreprises de déroger à la loi sur les 35 heures, elle permet une baisse considérable des salaires par la suppression des heures supplémentaires. Fondu dans l’annualisation du temps de travail, le dépassement des contingents d’heures, des limites journalières et hebdomadaires, ce qui était jusqu’ici payé en heures supplémentaires le sera désormais en heures normales. Le tout selon Sarkozy pour prendre « en compte la réalité quotidienne de l’économie ». Oui vous avez bien lu, quotidienne ! Faut-il maintenant s’attendre au rétablissement du travail à la journée ?

La droite sait qu’elle conservera la confiance des siens malgré toutes ses difficultés si elle leur procure les avantages sonnants et trébuchants qui sont sa raison d’être. Elle sait aussi que la gauche est désormais singulièrement désarmée dès qu’il est question du partage des richesses. La thèse démocrate en vigueur dans la social-démocratie européenne, qui considère cette problématique comme secondaire voire dépassée, a fait des émules dans notre pays. Ségolène Royal n’a-t-elle pas déclaré qu’elle n’avait jamais cru à son propre engagement de campagne de hausse du SMIC ? Il est difficile après cela d’être crédible pour dénoncer les choix du gouvernement en la matière. Quant à la loi sur la durée du travail, elle rappelle fortement les clauses « d’opt-out » inventées par les travaillistes britanniques pour « permettre aux salariés qui le souhaitent » de déroger à la norme européenne de durée hebdomadaire maximale de travail. Non, décidément la droite n’oublie pas de faire de la politique. A chaque fois que la gauche recule d’un pas pour montrer sa « bonne volonté » et protester de sa modernité devant le cercle des éditorialistes bien-pensants, elle avance d’un pas de plus vers la mise en œuvre d’un modèle social digne du 19e siècle.

François Delapierre

Lundi 30 juin 2008 1 30 /06 /2008 23:23
Voici un article très intéressant, daté du vendredi 27 juin 2008. Cet article montre qu’il y aura peut-être un référendum sur le traité de Lisbonne en Autriche. Le chancelier, actuellement au pouvoir, Alfred Gusenbauer ( SPO = Parti Social-Démocrate ) et le président du SPO Werner Faymann sont tous les deux pour le référendum sur le traité de Lisbonne.

Alors que seuls 28 % des Autrichiens ont encore une opinion positive de l’Union Européenne, plus mauvais score parmi les 27 selon le dernier sondage Eurobaromètre, le chancelier Alfred Gusenbauer a souligné que l’Union Européenne devait oeuvrer en faveur d’une Europe " plus sociale " et chercher un dialogue ouvert avec ses populations. " Beaucoup de gens ont l’impression que l’UE ne s’occupe pas de leurs vrais problèmes, mais qu’elle s’occupe surtout d’elle-même ", a constaté le chancelier dans une lettre ouverte à l’éditeur du tabloïd " Kronen Zeitung ". Ce journal mène depuis de longues années une campagne anti-européenne et a ouvertement fait campagne pour un référendum sur le Traité de Lisbonne.

" Nous pensons que les modifications à venir du Traité de Lisbonne, qui touchent les intérêts des Autrichiens, doivent être décidées en Autriche par le biais d’un référendum ", écrivent le chancelier Alfred Gusenbauer et le nouveau président du SPÖ Werner Faymann dans cette missive publiée sur le site internet du Kronen Zeitung. Cet engagement vaut aussi, soulignent les deux dirigeants, pour un Traité de Lisbonne modifié si cela devait être décidé par les 27 après le rejet de la dernière version du texte par les électeurs irlandais. Et les deux hommes se sont également dits prêts à " persuader leurs partenaires (conservateurs ÖVP) de la coalition au pouvoir " de soumettre l’éventuel nouveau texte au verdict des électeurs.

http://oe1.orf.at/inforadio/92686.html ?filter=1

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