Samedi 1 mars 2008
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Publié dans : Communiqué
Pour la troisième fois en quelques semaines, une élection d’un land allemand, celui de la Ville-land de
Hambourg, a vu l’irruption de Die Linke. Après la Hesse et la Basse-Saxe voici un mois, ses représentants accèdent ainsi à un nouveau parlement
régional de l’ouest. Dans les trois cas la CDU, le parti de la droite allemande, recule.
Loin de l’image réductrice qui commence à en être donnée par les medias, y
compris français, qui se plaisent parfois à lui accoler l’épithète de « gauchiste », Die Linke s’est appuyé à l’origine sur toutes les familles de la gauche allemande :
socio-démocrates, anciens communistes, militants syndicaux… En s’unifiant, ils sont en train de montrer en peu de temps leur impact dans la vie politique allemande. Véritable parti de la
transformation, Die Linke commence non seulement à modifier les rapports de force électoraux mais il bouge également le centre de gravité de toute la gauche… vers la gauche forçant le SPD, englué
dans le gouvernement d’union nationale d’Angela Merkel, à modifier progressivement sa ligne. Des répercussions concrètes se font déjà jour puisque des projets de dérégulation libérale
programmés par le gouvernement SPD/CDU ont du être mis en attente suite au dernier congrès du SPD qui a effectivement été obligés de faire machine arrière.
Certes l’exemple allemand n’est pas transposable mécaniquement en France… Reste qu’il montre que les temps sont
propices à l’émergence d’une gauche qui soit tout simplement capables de rester fidèles à ses valeurs transformatrices. Il prouve également que l’unité et l’audace sont les atouts de ceux qui ne
se résolvent pas au libéralisme. Loin des alliances avec le Modem ou d’appel des républicains au-delà du clivage droite/gauche, le Mars-Gauche Républicaine se félicite de cette démonstration
venue d’outre-Rhin et continuera à œuvrer pour que dans les mois à venir ceux qui, très nombreux, restent fidèles aux valeurs de la gauche de transformation s’engagent dans une voie
comparable. Car ne nous y trompons pas la défaite probable, et évidemment souhaitable, de la droite aux élections de mars ne sera annonciatrice d’un changement de donne au niveau
national que si la gauche renoue avec un projet véritablement alternatif au libéralisme.
Communiqué du MARS-Gauche Républicaine 25 février 2008