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Qui sommes nous ?

"Pour la République sociale" est une association qui regroupe des militants issus de divers horizons de la gauche.

Elle se fixe comme objectif l’élaboration d’un projet politique capable de refonder une alternative de gauche à la domination matérielle et culturelle du capitalisme de notre époque.

Ouverte à celles et ceux qui se reconnaissent dans sa déclaration de présentation elle entend contribuer ainsi à une nouvelle union des gauches.

Ses modes d’action sont l’élaboration collective, la formation, l’action militante et l’éducation populaire.

PRS édite une revue.

PRS a été fondée le 31 mai 2004 à l’initiative de Jean-Luc Mélenchon.

Vendredi 1 août 2008 5 01 /08 /2008 19:15
- Publié dans : prs69

1) Attac prend acte de l’échec - un de plus - du Cycle de Doha et se félicite qu’un très mauvais accord ait été évité.

Ce qui était sur la table aurait eu des conséquences graves pour les pays du Nord, dont la France, notamment dans le domaine agricole et dans celui des services (à cause de l’AGCS), de même que pour les pays du Sud, en particulier dans le domaine de l’agriculture vivrière et des industries encore trop jeunes pour soutenir la concurrence des pays industrialisés. À force de vouloir que tout soit marchandise, que tout profite aux plus fortunés - hommes ou pays - on court forcément à l’échec. L’OMC ne sert plus à rien. Arrêtons de nous acharner sur ce Cycle de Doha. Sept ans, ça suffit !

Attac estime que cet échec doit être saisi immédiatement comme une occasion de proposer d’autres règles du commerce, respectant les besoins de l’ensemble des pays et des travailleurs du monde, ainsi que les équilibres écologiques de la planète. Il faut refuser que certains secteurs soit assimilés à des marchandises : l’eau, l’éducation, la santé, les services sociaux et tous les autres domaines qu’il faut préserver de la cupidité financière. Il faut accepter la leçon de la crise alimentaire et reconnaître que la souveraineté alimentaire est un droit qui doit transcender les règles marchandes. Il faut respecter le travail : les milliers de pages des textes de l’OMC ne contiennent pas un mot sur les droits des travailleurs. Il en va de même pour l’environnement, dont la protection est le plus souvent considérée comme un obstacle au commerce.

Il est grand temps que les États qui veulent aller de l’avant se réunissent pour tracer un autre cadre que celui de l’OMC, afin de fournir des règles justes au commerce. À cet égard, l’esquisse qui était contenue dans la Charte de La Havane de 1947 constitue une bien meilleure base que celle de l’OMC. Le mouvement altermondialiste, qui s’appelle dans ce domaine « Our World is not for Sale » (« Notre monde n’est pas à vendre ») et sa branche européenne, dont Attac-France fait partie, sont prêts à participer à ce travail d’élaboration d’un nouveau cadre qui vise le partage, la justice, le respect des droits humains et de l’environnement.

Attac France,

Montreuil, le 30 juillet 2008

2) OMC : Mieux vaut pas d’accord plutôt qu’une braderie

La Confédération paysanne dénonce les marchandages tout azimut qui se trament à l’OMC. La plupart des pays ne veulent pas de ces négociations. Les principaux points de blocage concernent, à raison, l’agriculture. Vouloir brader l’agriculture au bénéfice des échanges commerciaux, des biens et des services est inacceptable. Tout accord qui aboutirait à une obligation de baisse des droits de douanes sera par essence un mauvais accord.

La Confédération paysanne réaffirme la nécessité pour toute politique agricole de se doter d’outils de protection des frontières. Un bilan sur les conséquences d’une ouverture non régulée des frontières doit être fait. La crise financière et la crise alimentaire subies par l’ensemble des citoyens en témoignent. L’absence de protection et d’outils de régulation des marchés agricoles est inévitablement la porte ouverte à la spéculation, dont les conséquences alimentaires, sociales et écologiques sont dramatiques.

Les gouvernants mondiaux doivent comprendre l’urgence de fixer des règles internationales au service de la production, des producteurs, ainsi que des consommateurs, plutôt que de répondre aux exigences du commerce et des spéculateurs.

Au nom du droit à la souveraineté alimentaire, que de plus en plus de pays réclament, l’OMC doit sortir de l’agriculture !

Communiqué Confédération paysanne

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