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Qui sommes nous ?

"Pour la République sociale" est une association qui regroupe des militants issus de divers horizons de la gauche.

Elle se fixe comme objectif l’élaboration d’un projet politique capable de refonder une alternative de gauche à la domination matérielle et culturelle du capitalisme de notre époque.

Ouverte à celles et ceux qui se reconnaissent dans sa déclaration de présentation elle entend contribuer ainsi à une nouvelle union des gauches.

Ses modes d’action sont l’élaboration collective, la formation, l’action militante et l’éducation populaire.

PRS édite une revue.

PRS a été fondée le 31 mai 2004 à l’initiative de Jean-Luc Mélenchon.

Mercredi 13 août 2008 3 13 /08 /2008 20:46
- Publié dans : prs69

Un abrazo para nuestros camaradas bolivianos !


Depuis son élection, le président Evo Moralès est confronté à une offensive systématique de déstabilisation ( processus d’autonomisation de 5 provinces entamé par le personnel politique opposé au socialisme, coups d’éclat de l’extrême droite, menaces des multinationales, activité inlassable du personnel US pour préparer un renversement de l’expérience de gauche bolivienne) .

Le MAS ( Mouvement Vers le Socialisme), parti de Moralès, se trouvait depuis six mois dans une situation très inconfortable, au plan institutionnel comme dans le rapport de force social province par province.

Le président socialiste Evo Morales, son vice-président Alvaro Garcia Linera, ont alors décidé de remettre en jeu leurs postes respectifs de même que celui de huit gouverneurs de province.

Le premier succès de ce référendum révocatoire du 10 août, c’est évident le score énorme obtenu par Moralès (63% d’après les dernières informations disponibles).

La forte participation représente le deuxième succès de Moralès et de ses partisans. Elle symbolise la politisation des masses que connaît la Bolivie depuis six ans.

Le fort soutien des milieux populaires ouvriers et paysans (par exemple dans la banlieue de La Paz) représente un troisième succès pour Moralès, prouvant l’écho de ses deux principaux objectifs politiques : pour la récupération des richesses naturelles par des nationalisations et pour l’Assemblée Constituante.

Le calme qui a régné durant le vote révocatoire de ce 10 août, malgré quelques incidents isolés, représente un quatrième succès pour le MAS car ses opposants cherchent sans cesse à donner l’image d’une Bolivie à feu et à sang depuis l’élection de Moralès (53,7% en décembre 2005).

Cependant, ce vote ne résout pas toutes les questions, en particulier quatre gouverneurs de province farouchement opposés au MAS ont été réélus par 58% à 70% dont le puissant gouverneur de Santa Cruz Ruben Costas.

Dans sa première déclaration depuis dimanche, le président bolivien a souligné que la négociation devrait se réaliser "pour le peuple" et "non pour des groupes de familles", terme désignant les chefs d’entreprises et les gros propriétaires.

Le principal objectif avancé par Moralès pour l’avenir, c’est la tenue d’un dialogue national pour l’unité de la Bolivie. Or, la Bolivie est marquée depuis plusieurs années par une polarisation sociale croissante. Si l’objectif de dialogue et d’unité nationale amène le gouvernement dirigé par le MAS à transiger démesurément avec l’oligarchie et les multinationales, à s’opposer durement aux avant-gardes politisées indiennes, ouvrières et paysannes, à refuser la prise en compte de revendications ouvrières comme sur les retraites, un doute ravageur peut s’installer sur le fait que Moralès représente les milieux populaires contre les intérêts capitalistes locaux et impérialistes. A ce moment-là, l’offensive des milieux privilégiés reprendrait et serait difficile à stopper vu le soutien dont elle bénéficierait de la part des Etats Unis.

Pour le moment, nous n’en sommes pas là.

Aussi :

* Trinquons à la défaite des larbins politiciens boliviens au service du grand capital

* Trinquons à la défaite des Cent familles privilégiées boliviennes.

* Trinquons à la défaite du mur de l’argent.

* Trinquons à une défaite des USA et de la CIA qui conforte le glissement à gauche de l’Amérique latine.

* Trinquons à cette victoire du socialisme dans le pays où le Che a été assassiné.

Hasta la victoria siempre !!!

Jacques Serieys


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