Le Forum Social Local de Lyon

Publié le par Pour la République Sociale

PRS Rhône était co-organisteur du Forum social local de Lyon.



Nous avions un superbe stand.
La preuve par la photographie :














Nous avons mis en évidence notre expo sur la laïcité, agrémentée de quelques affiches :















Plusieurs conférences étaient prévues, mais il est à noter que notre camarade Eduardo a pu mettre ses talents de traducteur au service de l'intervenant sur la Colombie.
Notre camarade Gabriel co-animait, avec Armand d'Audaces, l'atelier sur l'eau, plus précisemment le retour en régie publique de la fourniture d'eau.













Les contacts se nouent, le stand se visite ...
















Et tout cela sans oublier le spectacle, du théatre de rue au groupes sur la scène




















Pour mémoire le texte d'appel à cette journée.

F O R U M   S O C I A L     L O C A L

Le temps de l’euphorie de la croissance, de la croyance aveugle au progrès technologique qui résoudrait tous les problèmes de l’humanité, est aujourd’hui révolu. Depuis le 1er choc pétrolier de 1973, le monde connaît une récession économique et une mutation planétaire majeure.

Pour répondre à la crise économique initiée par l’augmentation du prix du baril de pétrole en 1973, les grands pays industrialisés à l’époque du G7 ont choisi la course en avant du capitalisme avec la mondialisation. Ils ont choisi d’élargir les marchés à toute la planète, la course à l’énergie nucléaire, la course à la croissance, afin de permettre une augmentation phénoménale des profits des grands actionnaires des grandes multinationales mondiales. Cela a provoqué une multiplication des échanges et des transports.

Mais ces choix ont des conséquences douloureuses pour les hommes et pour la planète. Car cette mondialisation a fait naître une croissance économique sauvage dans de nouveaux pays de la planète en Asie, au Brésil ou au Mexique, dans les pays appelés communistes, des pays émergents qui, les yeux rivés sur le modèle capitaliste occidental, consomment davantage d’énergie pour aboutir eux aussi à la société de consommation.

Cette mondialisation capitaliste porte en elle une quadruple crise :

Une crise de l’énergie qui se traduit aujourd’hui par l’explosion du prix du pétrole (dont le prix a presque doublé en deux ans) avec l’épuisement des ressources fossiles de la planète. Cette crise de l’énergie amènera forcément à modifier l’ensemble du système économique et social fondé sur la multiplication des transports de produits peu chers issus des délocalisations en Asie ou en Amérique Latine.

Une grave crise alimentaire : cette crise a atteint un sommet en 2007 et début 2008 avec une flambée des prix des produits de base interdisant à de très nombreux habitants des pays du Sud d’accéder à la nourriture. Cette crise amplifie les graves difficultés de la moitié de l’humanité : 1 milliard de sous-alimentés et près de 2 milliards souffrant de carences. Elle est provoquée par des choix politiques catastrophiques : utilisation massive d’agro carburants (maïs aux USA, huile de palme en Malaisie et Indonésie), absence de stocks publics favorisant la spéculation, le tout sur un fond défavorable aux agricultures familiales et aux productions vivrières… Faute de politiques radicalement nouvelles cette crise va s’amplifier en lien avec la crise écologique.

Une crise financière à rebondissements. Les investissements spéculatifs dominent le monde et provoquent des paniques financières (crise des subprimes, bulle internet, déstabilisation de grandes entreprises comme EADS, affolement des places boursières) au profit de richissimes actionnaires qui, ensuite échappent à l’impôt en plaçant leurs profits dans des paradis fiscaux. Mais ces coups financiers ont des coûts humains dramatiques pour une majorité : chômage, pauvreté, augmentation des écarts Nord-Sud et accroissement des écarts entre les plus riches et les plus pauvres et des inégalités sociales.

Une crise politique, et une crise de la politique : le sentiment dominant inculqué par des idéologues au service du libéralisme est que l’on ne peut rien faire devant ces inégalités et ces crises passagères et qu’il faut laisser faire les soi-disant « lois de l’Économie », et que l’État doit moins contraindre et, au contraire favoriser

les entreprises en allégeant les taxes, la fiscalité des entreprises. Cela provoque le dégoût, parfois la violence des exclus de ce système mondialiste de promotion des plus riches, et l’abstention, fautes de perspectives de changement radical de société, puisqu’une grande partie de la gauche réformiste a adopté les mécanismes économiques de la mondialisation capitaliste.

Nous pensons qu’un autre monde est possible et qu’il y a des alternatives partielles sectorielles isolées, ignorées, voire déformées par des médias au service de cette idéologie dominante. Cà et là, se développent des processus de révolution anti-impérialistes en Amérique Latine, des expériences syndicales d’autogestion, des coopératives, des expériences d’agriculture paysanne respectueuse de l’environnement et du travail humain et de relations directes entre producteurs consommateurs dans les pays riches comme dans les pays pauvres. C’est ainsi que s’élaborent d’autres modes de développement fondés sur la solidarité,la coopération, et la solidarité avec les générations futures avec le respect des écosystèmes planétaires.

C’est dans ce cadre que nous vous invitons à participer à ce forum social local,

en lien avec d’autres initiatives en Europe et dans le monde :

- qui sera une journée de réflexion et d’action collective ;

- qui mêlera tables rondes, ateliers, projections vidéos, interventions artistiques ;

- qui permettra une restauration de qualité avec des agriculteurs bio.


Publié dans prs69

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