En direct du Congrès de Die Linke (2)

Publié le par Pour la République Sociale

"Résister. Dire ce qui est. Changer la politique."
"Résister. Dire ce qui est. Changer la politique."

 


Une délégation de PRS participe au Congrès de Die Linke à Cottbus. Suivez le compte-rendu pendant deux jours sur notre site.

 

 



 

 


Samedi, après-midi et soirée

L’essentiel de l’après-midi et la totalité de la soirée sont consacrés à l’élection des dirigeants du Parti : les deux co-présidents, les quatre vice-présidents, le secrétaire général, le trésorier, puis tous les membres du bureau du parti. Chaque candidat se présente devant les délégués, qui peuvent l’interroger pendant plusieurs minutes depuis la salle. Puis chaque délégué vote nom par nom. Même avec le concours du vote électronique, cet exercice requiert donc un temps considérable.

François Delapierre et Oskar Lafontaine en pleine discussion
François Delapierre et Oskar Lafontaine en pleine discussion
Je m’en étonne auprès d'Oskar Lafontaine. « N’avez-vous pas besoin de temps aussi pour discuter de la stratégie du parti en vue des élections générales de 2009 ? Quand avez-vous prévu de débattre de votre stratégie d’alliance ? ». Il m’explique alors que ces questions seront au centre d’un Congrès qui se tiendra en juin 2009 pour lancera la campagne pour le Bundestag. Un deuxième Congrès aura lieu la même année, en février, consacré cette fois aux élections européennes. Un à deux Congrès par an ! C’est une charge énorme pour une organisation mais c’est sans doute nécessaire pour maintenir et renforcer à chaque étape l’homogénéité du nouveau parti en prenant le temps de la discussion collective.Ceci est rendu nécessaire pour achever la fusion entre les deux composantes originelles. Mais aussi pour accueillir les nouveaux adhérents qui se pressent dans le parti. Die Linke est en effet le seul parti dont les effectifs progressent dans le pays. Parmi eux il y a bien sûr des « déçus » issus des Verts et du SPD (de 1990 à aujourd’hui, le SPD a perdu 37% de ses adhérents). Mais ce que l’on remarque surtout, c’est le nombre particulièrement élevé de jeunes. Ils sont ici beaucoup plus nombreux que lors du Congrès de fondation l’année dernière. Beaucoup de ces jeunes sont mobilisés contre la résurgence, pour la première fois depuis la chute du nazisme, des partis d’extrême-droite, dont ils demandent d’ailleurs l’interdiction. Je comprends ce que signifiait Bissky ce matin même lorsqu’il disait que Die Linke devait être « pont entre générations », et accueillir pour cela de nombreux nouveaux adhérents. Die Linke se construit comme un creuset des histoires, des cultures, des générations de la gauche. D’où l’enjeu que revêt la constitution patiente, brique après brique, de sa direction.

François Delapierre

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Publié dans prs69

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