Les syndicats bloquent le conseil d'administration des HCL

Publié le par Pour la République Sociale

L'Ordre du jour du Conseil d'Administration des HCL du 5 juin, prévoyait la présentation et l'acceptation du budget prévisionnel 2008. Ce budget actait un déficit au 31/12/07 de 132 Millions d'Euros mais également l'esquisse d'un plan de retour à l'équilibre financier de 24 Millions d'Euros par an imposé par l'Etat. Ce plan de retour à l'équilibre s'appuie, en autre, sur la suppression de 350 emplois non médicaux pour la seule année 2008. Après les avoir informés, nous avions invité les salariés à venir s'exprimer sur la question en raison de leur vécu quotidien auprès des malades. Vers 17h15, faisant face à des conditions météo peu engageantes les salariés ont décidé de profiter de leur avance pour se réunir dans la salle du Conseil d'Administration. A 18h00, les Administrateurs, les Directeurs et le Maire de Lyon n'ont eu d'autre choix que d'entamer un débat avec celles et ceux qui demain auront à subir concrètement les conséquences de ce choix. Le Maire de Lyon (Président du Conseil d'Administration) nous a fait part de ses démarches auprès de la Ministre de la Santé. Cette dernière accorderait un aide exceptionnelle de 20 Millions aux HCL si nous faisons l'effort de réaliser 20 Millions d'Euros d'économie en 2008. Elle impose aux HCL un traitement par perfusion pour le maintenir en vie sans guérir le malade. En 2007, nous avions déjà eu une aide du même montant aboutissant à la situation actuelle. Pour rappel, face au déficit, en 2004, ce sont 312 emplois qui avaient été supprimés. A cela on peut ajouter pour les années suivantes la non embauche des emplois 35h, emplois qui étaient prévus. Ces efforts devaient garantir un retour à un équilibre financier pérenne. Quatre ans plus tard les HCL sont au bord du gouffre et les salariés sont encore invités à faire de nouveaux efforts. La Commission Médicale d'Etablissement (CME) a quant à elle validé ce budget. Certains disent que l'ambiance était morose ce soir là, et que le corps médical était comme accablé. Mais pourquoi le corps médical dirigeant n'a pas eu notre courage : celui de refuser de siéger dans cette instance ; celui de refuser la fatalité ; celui d'empêcher la tenue d'un Conseil d'Administration. Le Président de la CME, le Directeur Général et le Maire de Lyon nous ont expliqué que si nous refusions ce budget, nous risquions une mise sous tutelle de l'Agence Régionale d'Hospitalisation. Trois choix s'offrent donc à nous :  Mettre en oeuvre la politique de retour à l'équilibre financier voulue par l'Etat  Attendre que l'Etat nous place sous tutelle pour qu'il assume lui-même sa politique Commentaire : Ces deux solutions conduisent à la même conclusion : moins 350 emplois en 2008, puis 24 Millions d'économies les années suivantes.  le dernier choix n'est pas prévu dans les dispositions de gouvernance des hôpitaux : Nous, salariés médicaux et non médicaux, disons stop et imposons à nos dirigeants politiques une refonte complète du système de financement des Hôpitaux. NOTRE AVENIR NOUS APPARTIENT, PRENONS-LE EN MAIN Le Conseil d'Administration n'a pas eu lieu. Les agents ont occupé la salle du Conseil jusqu'à 20h, des administrateurs n'ont pas attendu, le quorum n'était pas atteint, la séance n'a pu se tenir... Statutairement un nouveau Conseil d'Administration doit se réunir sous 8 jours, les Organisations Syndicales des HCL vous appelleront probablement à vous mobiliser à cette occasion.

Annie Neel, Gérard Brissot, Geoffroy Bertholle Administrateurs CGT
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Publié dans prs69

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