Die Linke

Publié le par Pour la République Sociale

une nouvelle gauche pour une nouvelle Allemagne

La naissance du parti Die Linke est aussi celle d'une gauche qui dépasse véritablement les clivages de la guerre froide. Pour mieux comprendre comment s'est construite cette force politique nouvelle, A Gauche s'est replongé dans le passé récent de l'Allemagne, des conditions politiques de la réunification de 1990 au bilan de l'ère Schröder et de la grande coalition CDU/SPD.

La mutation libérale imposée au SPD par Schröder
Elue sur un programme de redistribution sociale et de rupture écologique, la coalition SPD-Verts arriva au pouvoir en 1998 en faisant cohabiter la ligne d'accompagnement de Schröder (" améliorer sans tout changer, ce qui peut l'être ") et la ligne de transformation de Lafontaine qui insistait sur " l'opposition entre deux projets de société fondamentalement différents " en rupture avec l'ère Kohl. Mais à la première difficulté de son ministre des finances, notamment face à la banque centrale qui refusait de baisser ses taux, Schröder lâcha Lafontaine qui démissionna du gouvernement et de la présidence du SPD dès 1999. Schröder eut ensuite les mains libres pour opérer la mutation néolibérale du SPD qui se traduisit par une politique d'austérité et de cadeaux fiscaux aux plus riches (le taux le plus élevé de l'impôt sur le revenu passa de 51% à 42% et l'impôt sur les bénéfices de 40% à 25%). Les coupes sombres dans les budgets sociaux aboutirent à une aggravation du chômage qui dépassa le record des 5 millions en 2004. Schröder profita ensuite de son opposition à la guerre d'Irak pour remporter de justesse les élections de 2002 (avec 6 000 voix d'avance au niveau national !). Avant d'annoncer dans son Agenda 2010 un véritable programme de casse sociale dont les chômeurs et les travailleurs pauvres (3,4 millions) furent les premières victimes. Au nom de " la fin du droit à la paresse ", le plan Harz IV, voté avec l'appoint de voix de droite (une partie du SPD refusant de le voter), réduisit à un an toute indemnisation du chômage en obligeant les chômeurs à accepter n'importe quel emploi, y compris payé 1 euro de l'heure, pour conserver leur allocation.

La faillite de la social-démocratie dans la grande coalition
Le SPD a perdu le tiers de ses adhérents depuis 1990, dont 175 000 sous l'ère Schröder ...

la suite de cet article de Laurent Maffeis sur :

http://www.pourlarepubliquesociale.org/article/articleview/766/1/43/
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Publié dans prs69

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