La retraite des cheminots (Partie 2)

Publié le par Pour la République Sociale

Pourquoi tant de haine contre les régimes spéciaux ?

C’est sous prétexte d’équité et d’égalité que les menaces sur les régimes spéciaux se font.

De la part de ceux quoi ont attaqué cette égalité (37.5 annuités de cotisations pour tous) via les réformes de 1993 (40 ans pour le privé) puis 2003 (40 ans pour le public et évolution du nombre de trimestres nécessaires pour un taux plein), cela prêterait à sourire si cela n’était pas aussi grave.train6.jpg

Une question se pose : Pourquoi seuls les régimes spéciaux visés sont ceux des entreprises comme EDF, la RATP ou la SNCF ? Pourquoi ne sont pas évoqués l’armée, les députés, les sénateurs, les policiers, les ecclésiastiques, etc.

Un tel acharnement doit avoir de bonnes raisons et celles-ci relèvent certainement moins du souci d’équité que de la volonté d’infliger une défaite à ceux qui ont osé, dans le passé, tenir tête aux différents gouvernements.

Le but est d’affaiblir les derniers secteurs combatifs dotés d’organisations syndicales puissantes afin, une fois les poches de résistance vaincues, d’imposer le contrat unique de travail, la casse du code du travail, la réforme de la sécurité sociale etc.

Le principe d’égalité a, pour nous, une toute autre valeur : l’égalité par le haut. • 37.5 annuités pour tous • Maintien et extension des régimes spéciaux (pompiers, infirmières ...)

Permettre aux salariés de partir plus tôt avec une retraite décente, c’est aussi permettre à nos enfants des possibilités d’embauches.

Impossible ? Irréaliste ?

Quelles solutions à apporter ?train7.jpg

Le dernier rapport du COR (Créé en 2000, le Conseil d’Orientation des Retraites placé auprès du premier ministre a pour mission d’assurer le suivi et l’expertise concertée permanente de notre système d’assurance vieillesse et de faire des propositions) de janvier 2007 relance le débat sur la réforme des retraites et donne plusieurs pistes de réflexions :

« La question des retraites ne se pose plus en termes de financement » :

Le besoin de financement ne représente plus que 0.7 % du PIB vers 2020 et entre 2 et 5 % vers 2050. Ces évaluations sont considérablement réduites par rapport aux données de 2003 car la projection de la population active a été révisée depuis (natalité plus élevée, mortalité en baisse, recours accru à l’immigration, etc.) On peut rajouter, qu’avec un rythme de croissance pourtant faible, le PIB a doublé ces 40 dernières années, alors que pendant les 20 dernières années la part du PIB consacré aux salaires a chuté de 11 %.

• « Le recul de l’âge de la retraite ne permet pas de sauvegarder le niveau des pensions » :

train8.jpgLe COR observe que, compte tenu de la situation sur le marché du travail et des incertitudes sur les retraites, les salariés ne pourront travailler qu’un peu plus longtemps et partiront à la retraite à peu près au même âge. Pour le COR l’objectif de la réforme de 2003 n’est pas que les salariés travaillent plus longtemps, mais qu’ils partent à la retraite avec une pension réduite (*).

Notons au passage, que l’âge moyen du départ en retraite est quasi identique dans le secteur public (57.4 ans) et dans le secteur privé (57.7 ans). L’Observatoire Français des Conjectures Economiques (OFCE) préconise une diminution des exigences de profits pour financer les retraites. En 1970, 72.8 % des richesses crées dans l’entreprise servaient à financer les dépenses salariales. En 2000, seulement 66.2 % y était consacré.

• En 2003 l’UFCM-CGT le disait déjà, quand le discours officiel disait le contraire

Sources : INSEE, COR, OFCE

De : ufcm CGT Cheminots Bordeaux Gironde

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Publié dans Opinion

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