Peut-on traiter les malades comme des voitures ?

Publié le par Pour la République Sociale

Franchise médicale :



Les malades ne sont pas responsables de leurs maladies !

La franchise est un système inspiré des contrats d’assurance privés.

Pour les assureurs automobiles, c’est un moyen d’obliger les automobilistes à plus de prudence.

En cas d’accident, ils devront payer une somme incompressible.franchises-medicales.jpg

Ainsi, il peut y avoir un effet de responsabilisation du conducteur lié à l’existence d’une franchise auto.

La droite prétend que la franchise médicale est aussi un « élément indispensable de responsabilisation des patients » (Bachelot).

C’est parfaitement aberrant.

Car le malade subit par définition son état de santé et n’est donc pas responsable des traitements dont il a besoin comme un conducteur imprudent peut être responsable d’un accident.

Comme le dit le Professeur André Grimaldi, qui dirige le service de diabétologie à la Pitié Salpêtrière à Paris, l’argument selon lequel «dès que c’est gratuit, on abuse» est «irrecevable» car «je ne connais pas de diabétique qui se pique le bout du doigt par plaisir».

 

On ne marchande pas avec la santé !

 

Prenons un exemple : un conducteur soumis à la franchise auto peut, après un léger accrochage, choisir de ne pas solliciter l’assurance.

accident.gifS’il déclare le sinistre, il devra s’acquitter de la franchise.

Or il peut préférer reporter momentanément cette réparation pour privilégier une autre dépense, comme la rentrée des classes de ses enfants, par exemple.

Ce type d’arbitrage n’a rien de dramatique dès lors qu’il s’agit d’un véhicule mais lorsqu’il s’agit de la santé, l’enjeu est tout autre.

La franchise médicale, en instituant une barrière (à la fois réelle et psychologique) à l’accès aux soins, obligerait certains assurés à faire ce type d’arbitrage budgétaire personnel en matière de santé.

Ainsi, un père de famille aura à choisir entre partir en vacances et les soins dentaires de sa fille ou encore entre un examen spécialisé pour lui et les soins optiques de son fils.

Le système de franchise place peu à peu la santé dans le champ des choix économiques et non plus dans celui des droits garantis par la solidarité nationale.



Signez et faites signer l’appel national contre les franchises :

plus de 63900 signatures

image-PRS.png
Publicité

Publié dans prs69

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article